ALGÉRIE ET MAGHREB
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- L'Algérie qui fut française .....de A. Martinez (31/05/02).........cliquer ici
- Le plus grand exode du siècle en Europe (article de G.M. Benhamou dans VAR MATIN) ( 9/07/02).........cliquer ici
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- Pleure, ô Pays bien aimé...article de Bernard Lefèvre, paru dans les "Ecrits de Paris" en octobre 1996.....cliquer
Chronique du 18 mai 2012.... cliquer
- Le FLN recueille aux élections les voix de moins de 18 % des électeurs
Chronique du 16 mai 2012.... cliquer
- La victoire de Bouteflika ?
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- l'Algérie ne doit plus importer de sportifs
- Tunisie : des milliers de manifestants pour la charia dans la Constitution
- En Algérie les islamistes se regroupent dans une alliance verte
- Elections législatives le 10 mai en Algérie
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Le FLN recueille aux élections les voix de moins de 18 % des électeurs
“Je ne suis pas étonné de ces résultats”
déclare M. Antonio Panzeri, de la mission d’observation des législatives en Algérie
Par : Arezki Mokrane du journal LIBERTÉ
De retour à Bruxelles, M. Antonio Panzeri, membre de la mission de l’Union européenne d’observation des élections législatives algériennes du 10 mai dernier, accepte de faire le point sur ce qu’il a constaté et ce qu’il pense de ce scrutin. ( 44% de votants et 18 % de bulletins nuls, le FLN recueille 54,3 % des suffrages exprimés soit moins de 20 % des électeurs )
Liberté : M. Panzeri, vous revenez d’Algérie après avoir participé à la mission d’observation des récentes élections législatives. En quoi consistait exactement cette mission des parlementaires européens ?
Antonio Panzeri : La mission des parlementaires européens entrait dans le cadre général de la mission d’observation entreprise par l’Union européenne. C’est une mission très importante qui avait pour but principal de contrôler le déroulement du scrutin, les procédures, les modalités de vote et les résultats des élections.
Mais l’un des éléments essentiels de cette mission d’observation se fondait sur le fichier électoral. Or, vous n’avez pas eu accès à ce fichier…
C’est une question que nous avons soulevée et le chef de la mission européenne a même écrit une lettre à ce sujet mais, franchement, je pense que même les forces politiques algériennes n’ont pas eu la possibilité d’accéder à ce fichier. Néanmoins, il s’agit là, objectivement, d’un problème.
Vous avez, toutefois, eu connaissance du fait qu’en tenant compte des bulletins nuls, 70% des citoyens algériens ont rejeté les partis et 11 millions ont boudé les urnes…
Nous avons pris acte de la déclaration officielle du ministre de l’Intérieur annonçant des chiffres de participation mais il faut maintenant attendre que ces résultats soient entérinés par le Conseil constitutionnel. Il appartiendra ensuite aux forces politiques algériennes et au gouvernement de réfléchir sur la portée des chiffres qui seront avancés par le Conseil constitutionnel.
Mais la Commission nationale de suivi a fait des remarques indiquant que le ministre de l’Intérieur avait divulgué des chiffres alors que l’ensemble du dépouillement était encore en cours dans plusieurs wilayas…
Le ministère de l’Intérieur a fourni des données concernant ce scrutin et il a précisé la distribution des différents sièges. Les chiffres définitifs seront fournis par le Conseil constitutionnel. Nous n’avons pas soulevé de questions particulières à ce propos et nous attendons les précisions du Conseil constitutionnel qui serviront de base pour la composition de la future Assemblée...//...
J’ajoute deux éléments qui me paraissent importants : le premier a trait à la procédure électorale. Nous avons relevé que ces élections avaient eu lieu dans la tranquillité et la transparence mais si nous prenons, par exemple, la quantité énorme des bulletins de vote, appartenant aux différentes formations politiques, exposés sur les tables, il me semble qu’un travail méthodologique s’impose.
NDLR: "Pas de fichiers électoraux", 56 % d'abstentions, 18 % de bulletins nuls, plus de 30 partis et une masse énorme de bulletins de vote, en un mot une Assemblée élue par moins de 30 % de votants, voila un bilan positif .
"Il est vrai aussi que l’électorat FLN draine une majorité de personnes issues de couches populaires (dans notre sondage, 38% de ceux qui avaient l’intention de voter FLN étaient analphabètes) pour laquelle ce parti signifie « stabilité ». Le FLN est surtout une véritable machine qui arrive à mobiliser des troupes importantes.
Beaucoup continuent aussi à assimiler le FLN à l’administration. Ils se croient obligés de voter pour ce parti afin de ne pas avoir de problèmes administratifs. "
N'est-elle pas belle la démocratie algérienne puisque les électeurs ne se sont pas entretués ?...
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Victoire de Bouteflika ?
Tous les commentateurs algériens indiquent que les récentes élections législatives qui ont marqué une victoire étonnante du FLN (220 sièges), alors que son patron Belkahden était très contesté, sont en réalité un plébiciste de Bouteflika, qui s'est investi personnellement dans cette victoire. Ce serait une victoire à la Pyrhhus. A Bouira, 10% des voix ont permis 6 sièges au FLN sur 9. "Il y a donc quelque chose de pourri dans le Royaume du Danemark qu'est l'Algérie" .Encore que chez nous, 18% d'électeurs FN ne sont pas représentés au Parlement alors que le Parti Communiste réduit à quia ou pire les Verts ont leurs députés. C'est ce qu'on appelle la démocratie issue du Gaullisme.
Tout repose donc sur les épaules de Bouteflika, dont la santé n'est pas florissante. Certes, "les cimetières sont pleins de gens indispensables", et le monde arabo musulman est plus que jamais "une histoire pleine de bruit et de fureur écrit par un idiot".
L'ennui, c'est que l'Europe ne vaut guère mieux.
Hollande, convoqué par Angela, dans la journée même de son investiture, pour s'entendre siffler la fin de la récré, quelle image ! Fréderic II, Bismarck, le kayser Guillaume, Adolf doivent se marrer dans leur bunker de l'au-delà...
Pierre Barisain-Monrose
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Les élections législatives du 10 mai 2012
Pour résumer brièvement, voire lapidairement : grande abstention (autour de 80% ?) - victoire contestée des deux partis gouvernementaux (FLN et RND ) - écrasement des partis islamistes unifiés et des partis démocratiques - l'armée a fait voter pour les deux partis du pouvoir en place - et semble-t-il beaucoup de bourrage d'urnes....
L’ex député Ali Brahimi appelle à l’avènement
d’une alternative au régime actuel
Dans une déclaration rendue publique, ce vendredi 11 mai, à peine quelques heures après l’annonce des résultats finaux du scrutin du 10 mai, l’ex député Ali Brahimi évoque « un divorce entre citoyens et institutions », un divorce qui vient de se confirmer à l’issue des élections législatives « qui a enregistré un fort taux d’abstention».
Ali Brahimi explique que « partout, à Bouira comme dans les autres wilayas, la fraude a été massive, favorisée par la forte abstention populaire.Le bulletin multiple en a été le principal instrument. L’usage massif du vote des corps constitués a bénéficié principalement au duo FLN-RND et accessoirement à leurs alliés islamistes ».
« La rupture entre les citoyens et les institutions est insuffisante pour instaurer le changement », estime l'ex député. Alarmiste sur l’avenir de l’Algérie, l’ex député considère que, l’épisode qui coïncide avec les élections législatives « trouve les patriotes et les partisans du changement démocratique laminés par un long verrouillage du champ politique et un fonctionnement interne qui a clairsemé leurs rangs ».
Ali Brahimi dresse un tableau noir sur les élections dominées selon lui par «l’achat des consciences ainsi que le bourrage des urnes pour les listes du pouvoir et autres lobbys tribaux et maffieux relais ».
Le militant déclare en conclusion de sa déclaration que la « reconstruction de l’opposition démocratique sur la base d’une unité d’action autour des libertés et droits fondamentaux du citoyen et des exigences de développement devient un impératif urgent ».
Hamida Mechaï
Le taux de participation est de 18% selon le RCD
Lors d’une conférence de presse qu’il a organisé ce vendredi 11 mai au siège de son parti à Alger, M.Mohcine Belabbas, président du Rassemblement pour la Culture et le Démocratie (RCD) a estimé que les élections législative ont été caractérisées par plusieurs pratiques « exécutées plus grossièrement que par le passé » et avec « une confusion aussi pathétique que ridicule ».
Le RCD dénonce « les bourrages des urnes, les bus de faux électeurs, le dopage du taux de participation qui s’emballe en fin de journée, c’est-à-dire au moment où il n’y a plus grand monde dans les centres de vote, les dépouillements à la sauvette ».
Dans la déclaration qu’il a rendu public au cours de cette conférence, le RCD estime que « l’abstention a été si massive et si manifeste que certains observateurs croyaient que, pour une fois, il serait impossible de recourir aux vieilles méthodes de bourrage des urnes et de traficotage des chiffres ». « Le taux de participation, tel que noté par les commissions communales, pourtant soigneusement filtrées par l’administration, n’a pas dépassé les 18% », précise ce parti qui a appelé, faut-il le rappeler, au boycott des urnes.
Le RCD a relevé que « l’évolution des taux de participation officiellement annoncée entre 10 h et 12h passant de 4 % à près de 15% est un indicateur trahissant l’inanité de ce spectaculaire écart et la décision des officines d’imposer sa fraude insensée dans une cité algérienne qui a connu une vacuité digne d’une grève générale ».
Mina Adel
Le réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme très critique envers les autorités algériennes
le 11.05.12 | 20h49
A l’issue des élections législatives, « présentées comme une preuve du processus d’ouverture démocratique, les libertés d’association, de rassemblement et d’expression n’ont pas été au rendez-vous» relève le réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH), dans un communiqué rendu public, ce vendredi 11 mai. « Les élections législatives qui se sont déroulées hier, 10 mai 2012, ont été présentées comme la preuve d’un processus d’ouverture démocratique ». Le rapport fait référence dans son communiqué "à la période précédant les élections marquée par des atteintes graves et systématiques à la liberté de rassemblement, d’association et d’expression en Algérie."
Kamel Jendoubi, président du REMDH note que : « ces atteintes répétées aux libertés des Algériens ne font que contredire les annonces des autorités faisant état de ‘réformes politiques’ et d’‘ouverture démocratique’ ».
Le réseau déplore les arrestations des jeunes travailleurs recrutés dans le cadre du pré emploi lors de leur rassemblement le 7 mai dernier , le cambriolage de la maison de syndicats autonomes au lendemain de l’annonce de la création d’une confédération syndicale - la Confédération nationale autonome des travailleurs algériens (CNATA)- …»
En faisant référence aux dernières élections législatives, le REMDH rappelle que « l’exercice des libertés d'association, de rassemblement et d'expression est un élément fondamental à la tenue d’élections libres et transparentes dans un contexte pacifique ».
L’organisation appelle les autorités algériennes à : Garantir les libertés des citoyens algériens de se rassembler et manifester pacifiquement à Alger et dans les autres régions du pays, se conformer aux dispositions du Pacte International pour les droits civils et politiques (PIDCP), en particulier promouvoir la liberté d’expression et d’association , garantir les libertés syndicales, en permettant entre autres l’enregistrement légal de nouveaux syndicats.
« En dépit des ‘réformes politiques’ annoncées par les autorités algériennes, les nouvelles lois adoptées en janvier 2012 marquent une régression notable en matière des libertés fondamentales et ce en violation flagrante des engagements internationaux pris par l’Algérie, notamment des dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations unies (PIDCP » fait-on remarquer dans le communiqué.
En outre , le REMDH demande à l’UE par le biais de sa mission d’observation électorale en Algérie de « réagir publiquement et fermement à la dégradation de la situation des droits humains en Algérie et d’appeler les autorités à cesser les entraves à l’exercice des libertés de rassemblement, d'association et d’expression, qui constituent une violation des engagements internationaux pris par l’Algérie ».
Hamida Mechaï
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A Marseille François Hollande pose un lapin à l'ex 1er ministre algérien Belkhadem
dès l'ouverture du Colloque : lire l'article du MATIN DZ
25 mars
8 à 10 000 Tunisiens manifestent pour réclamer l'instauration de la charia
NDLR: Regardez les videos à Tunis, aujourd'hui, dimanche 25 Mars. Les Salafistes ont remis ça: ils réclament la Charia.
Et dire que l'aviation et la marine françaises sont allées sauver Benghazi des griffes implacables de Khadafi pour qu'en remerciement la majorité des Tunisiens de France puissent voter en faveur de l'avènement des islamistes ! Comme nous l'avons souligné à diverses reprises, les soi disant modérés musulmans qui prétendent, la main sur le cœur, n'avoir rien à voir avec le terrorisme salafiste ne sont que des hypocrites ou des lâches.... L'anéantissement des juifs et des chrétiens par la violence est inscrit en toutes lettres dans le Coran, et que l'on sache, les gentils musulmans modérés - le Recteur de la Mosquée de Paris en tête - ne nous ont pas fait savoir officiellement qu'ils avaient définitivement expurgé le Coran de tous ses "versets sataniques"
24 mars
La politique pro islamiste de Mitterrand et de la gauche caviar
Lisez cet éditorial algérien de Liberté: il allume F. Mitterrand et la gauche -caviar.
"...//...Que faut-il penser de Mohamed Merah et de ses motivations ? Que faut-il penser d’une société capable de produire un tel monstre, lorsque tous ceux qui l’ont connu affirment que rien ne l’y prédestinait ? ...//...
Or, l’intégrisme islamiste n’est pas né en France. La France l’a importé. Volontairement. La France de François Mitterrand tout particulièrement.
Qu’on se rappelle simplement que lorsqu’au début des années 1990, le Mouvement islamique armé (MIA) et les Groupes islamiques armés (GIA) tuaient, incendiaient, violaient et égorgeaient en Algérie, au nom de leur interprétation spécifique de l’islam, la France accueillait les dirigeants du Front islamique du salut (FIS), la couverture politique de ces deux organisations, au nom du droit à l’exil politique, qu’elle refusait à leurs victimes. Elle en a accueilli des centaines. Aujourd’hui ils ont proliféré. Ils ont fait des petits dans tous les sens du terme, et ils ont trouvé dans les banlieues, c'est-à-dire des ghettos où s’entassent et dépérissent des citoyens de seconde zone, un terreau propice à leur idéologie meurtrière. Il y a vingt ans, les Maghrébins, quand bien même ils pratiquaient leur religion pour une partie d’entre eux, ils le faisaient dans une discrétion qui les honore et honore les fondements de la république laïque qu’est censée être la France.
Une question se pose alors : est-il possible de tolérer, d’encourager, voire de soutenir l’intégrisme islamiste au sud de la Méditerranée et dans le monde dit arabe, et de le vilipender dès qu’il accoste sur la rive nord de la même mer ? Cette question, la classe politique et les intellectuels français devront se la poser, dorénavant, chaque jour que Dieu fait. ..//...
21 mars
« L’Algérie se doit de ne plus importer de sportifs »
Par Amine Taha Algérie Plus
Le ministre de la Jeunesse et des sports, Hachemi Djiar, a estimé aujourd’hui à Sétif que l’Algérie se doit de ne " plus avoir à importer de sportifs de l’étranger ". S’exprimant à l’ouverture de la conférence sur " Le sport et l’enfant dans le monde arabe ", le ministre a considéré " inadmissible qu’un pays constitué majoritairement de jeunes, recourt à l’importation des sportifs, comme pour les autres produits de première nécessité, pour être compétitif sur la scène internationale ".
La solution à ce problème réside, selon M. Djiar, dans " la formation, à l’échelle nationale et de tous les pays arabes, d’une élite sportive compétitive à travers une prise en charge des jeunes pousses par le biais, notamment, du sport scolaire ". Après avoir présidé l’ouverture de cette conférence, le ministre a inspecté, au lieu-dit El Bez, à la sortie ouest de Sétif, le chantier de réalisation de l’Ecole nationale des sports olympiques.
NDLR: Imaginez un candidat aux Présidentielles françaises, tenant un propos similaire, et on aurait droit à un défilé Bastille Nation et à un discours de Mélenchon.
"Vérité en deçà de la Méditerranée, erreur au delà !"
16 mars
Tunisie: des milliers de manifestants pour la charia dans la constitution
Plusieurs milliers de manifestants ont manifesté aujourd’hui devant le siège de l’Assemblée nationale constituante à Tunis pour réclamer l’application de la charia dans la future constitution du pays, a constaté une journaliste de l’AFP. " Le peuple veut l’application de la charia de Dieu! " " Notre Coran est notre constitution! ", " Pas de constitution sans la charia ", criaient les manifestants, appartenant en majorité à la mouvance salafiste. " Ni laïque ni scientifique, la Tunisie est un Etat islamique ", chantaient-ils aussi. Femmes d’un côté, hommes de l’autre, ils brandissaient des drapeaux noirs de l’islam mais aussi quelques drapeaux tunisiens. La foule grossissait peu à peu après la fin du prêche du vendredi. L’appel à la " manifestation du vendredi pour soutenir la charia ", la loi islamique, a été lancé par plusieurs groupes islamistes et de la mouvance salafiste.
Elle se déroule alors que les constituants ont commencé à travailler à la rédaction de la constitution de la Tunisie. La référence à la charia comme " source principale de la législation ", réclamée par les islamistes, suscite d’âpres débats au sein de l’Assemblée, élue fin octobre et dominée par le parti islamiste Ennahda. " Nous sommes ici pour réclamer pacifiquement l’application de la charia dans la nouvelle constitution. Nous n’imposons rien avec la force au peuple tunisien, on veut que le peuple lui même soit convaincu de ces principes ", a déclaré à l’AFP Marouan, un commerçant de 24 ans. " Les médias véhiculent de fausses idées sur le salafisme qui aurait recours à la violence et nous disons clairement que nous sommes contre toute forme de violence et n’imposerons rien avec la force ", a-t-il ajouté. AFP
7 mars
Les islamistes se regroupent dans l’Alliance de l’Algérie verte
Par Abbès Zineb | Algérie-Plus Share on faceboo
Un nouveau pôle politique dénommé "Alliance de l’Algérie verte " regroupant trois partis d’obédience islamique : les Mouvements de la société pour la paix (MSP), El Islah et Ennahda, a été officiellement constitué aujourd’hui.
La naissance de cette alliance a été annoncée lors d’une cérémonie en présence des trois chefs de partis respectivement MM. Bouguerra Soltani, Fateh Rebiai et Hamlaoui Akouchi. Dans son intervention à cette occasion, le coordinateur de l’Alliance, Azeddine Djerafa a indiqué que ce pôle " se veut une alliance purement politique algérienne qui s’ajoute à l’expérience démocratique en Algérie ".
Il a relevé que ce pôle politique " laisse ses portes ouvertes aux autres partis eu égard aux exigences et défis de la conjoncture et qui nous dépassent " estimant que les préoccupations du peuple algérien " sont d’une importance telle qu’un ou quelques partis à eux seuls ne pourront les prendre en charge ".
Il a ajouté que les trois formations politiques comptaient, dans le cadre de cette alliance, participer aux législatives du 10 mai prochain avec un programme unique et des listes communes. De son côté, le représentant de l’association des ouléma musulmans algériens, M. Almi Essaihi a indiqué que son Association se félicitait de cette alliance rappelant que les Ouléma algériens n’ont eu de cesse de militer en faveur du resserrement des rangs et l’unification des positions.
Cette alliance constitue " un pas sur la bonne voie " pour la classe politique, a-t-il ajouté estimant qu’il était grand temps pour les acteurs politiques de mettre fin à la discorde, d’unifier leurs positions et conjuguer leurs efforts en faveur de l’Algérie qui reste visée pour plusieurs raisons ". " Ce qui nous importe pour nous c’est la conjugaison des efforts de tous en faveur de l’Algérie ", a-t-il dit. " Ce pôle se propose de consolider et protéger les fondements de l’unité nationale ainsi que les bases de l’Etat de droit ", stipule la charte de l’Alliance.
Alliance vise également à poursuivre les réformes, notamment la révision de la Constitution "conformément aux exigences de la conjoncture actuelle et aux attentes du peuple algérien en terme de liberté, de justice et de dignité humaine "
NDLR: Si le 10 mai, les Islamistes prennent le pouvoir en Algérie, le processus enclenché en 1962 aboutira à une AFN sous contrôle islamiste de Rabat au Caire et le porte avions Charles de Gaulle aura fort à faire pour barrer la route au retour du Mahdi, le 12ème Imam, l'Imam caché.
5 mars
Élections législatives du 10 mai en Algérie
Pour Alain Juppé, les islamistes sont « des gens avec qui on peut parler »
Par : Salim KOUDIL Liberté
Dans une longue interview publiée ce lundi après midi sur le site de la revue Jeune Afrique, le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, s'est étalé sur la "vision" de son pays concernant les prochains "rendez vous" de l’Algérie. Ainsi, à propos des élections législatives de mai prochain, il affirme que « s'il y a des élections libres » il n y a aucune raison pour que la France critique les résultats même si les islamistes gagnent. Pour cela il donne l’exemple des autres pays du Maghreb «Quand le président du Conseil national de transition [CNT] libyen, Mustapha Abdeljalil, se qualifie lui-même d'islamiste modéré, quand je lis dans le programme d'Ennahdha en Tunisie des principes qui nous conviennent en matière de respect des droits et d'alternance, quand je vois comment se comporte le Parti de la justice et du développement (PJD) au Maroc, je me dis que nous avons affaire là à des gens avec qui on peut parler ». Il ajoutera également que « notre ligne de conduite est claire : confiance et vigilance. Confiance, car les élections qui ont porté ces forces au pouvoir ont été démocratiques ; vigilance, car il existe des lignes rouges à ne pas franchir ». Une ligne rouge qu’il définira par « le refus de la démocratie et de la règle de l'alternance, c'est la non-renonciation à la violence, c'est l'atteinte aux droits de l'homme et de la femme, aux droits des minorités ».
Il n’omettra pas néanmoins, à propos des salafistes, de préciser que « nous avons les plus grands doutes les concernant ».
La commémoration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie a également été abordée par le ministre français. L’auteur du « souhait » quelles se déroulent dans « un esprit de modération » affirme qu’il n’a pas à rectifier son message. Mieux encore, il s’appuie sur une discussion qu'il aurait eu avec Abdelazziz Bouteflika. Le président lui aurait confié que « je suis d'accord avec vous (...) pour que nous abordions vous et nous cette commémoration dans un esprit de modération.».
NDLR: A. Juppé n'a pas lu Jeannette Bougrab... Dommage !... Ou alors, lui aussi a appris la Taqîya à Normale Sup .
Dans une interview au «Parisien» - «Aujourd'hui en France» à paraître ce samedi, Jeannette Bougrab, secrétaire d'Etat à la Jeunesse, s'inquiète du succès des partis islamistes au Maroc, en Tunisie et en Egypte. Fille de harki, elle pousse un coup de gueule contre la montée de l'islamisme après le Printemps arabe. Une voix isolée au sein du gouvernement. En Tunisie, au Maroc et en Egypte, on assiste à une poussée des islamistes.
Cela vous inquiète-t-il?
JEANNETTE BOUGRAB. Oui. C'est très inquiétant. Je ne connais pas d'islamisme modéré.
Il ne faut pas croire ceux qui se présentent - ou que l'on qualifie - de « modérés »??
Non. L'égalité ne peut pas être à géométrie variable. L'Etat de droit se mesure notamment en fonction du degré ou du respect des droits des femmes et je n'accepte pas l'idée qu'on puisse fonder une Constitution sur la charia, système religieux fondamentalement inégalitaire. La démocratie n'est pas un supermarché où l'on pourrait prendre uniquement ce qui nous fait plaisir. Ces « modérés » disent que la charia peut n'être qu'une source d'inspiration... Il n'y a pas de charia light. Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentalistes que l'on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des droits et libertés, notamment de la liberté de conscience, car l'apostasie est interdite. Il n'est pas possible de se convertir. Les mariages mixtes ne sont pas reconnus. Une femme musulmane ne peut pas se marier avec un non-musulman. Aux yeux de certains, ce n'est peut-être pas grave si des femmes doivent désormais être voilées ou si demain elles n'ont plus les mêmes droits. Pas pour moi. Je ne transige pas sur cette question de l'égalité juridique. Et il faut être attentif au double langage. Le discours de la diplomatie française, plutôt mesuré envers ces régimes, devrait être plus ferme?? Je ne suis pas ministre des Affaires étrangères. Je réagis en tant que citoyenne, en tant que femme française d'origine arabe.
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Les Islamistes sur le chemin de la conquête du Maghreb et du Moyen Orient
Ils ont bonne mine aujourd’hui les socialistes qui ont reproché au Gouvernement français de n’avoir pas aidé le début du Printemps arabe en Tunisie !
25/01/2012
Persécutions antichrétiennes en Algérie : une réalité travestie par l’Etat
ALGER (NOVOPress) Bouabdellah Ghlamallah, le ministre des affaires religieuses algériennes, souhaiterait que sept églises chrétiennes, qui célèbrent leur culte clandestinement, puissent « régulariser leur situation ». Le dirigeant musulman a ajouté que « les chrétiens en Algérie exercent librement leur culte ». Une réalité sérieusement travestie par la propagande de l’Etat algérien.
Mgr Ghaleb Moussa Bader, archevêque d’Alger, note que l’administration algérienne refuse de plus en plus souvent de délivrer des visas à des prêtres ou des religieux. Lors d’un récent colloque, le prélat s’est inquiété du « risque d’asphyxier à petit feu la communauté catholique ». Tandis que les évêques d’Algérie exprimaient début 2010 leur « grande peine » suite au saccage d’un temple protestant à Tizi Ouzou (Est d’Alger) et se déclaraient « très inquiets des entraves mises à la pratique du culte chrétien dans le pays ». Fin septembre 2010, France Soir soulignait aussi que « depuis plusieurs années, procès, persécutions et discriminations en tout genre se multiplient contre les chrétiens en Algérie, où l’islam est religion d’Etat ».
Crédit photo : Maya-Anaïs Yataghène via Flickr, licence CC.
[cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://fr.novopress.info/]
Jeudi, 26 Janvier 2012
La chasse aux voix des abstentionnistes a commencé
Quand les islamistes recrutent des électeurs
Rédaction de Liberte Algérie
Alors que des partis dits démocrates sont toujours réservés, quant à leur participation aux prochaines législatives, tandis que d’autres se débattent dans des conflits internes, les partis islamistes assiègent déjà les mairies pour l’inscription de leurs supporters sur les listes électorales.
Comme en Égypte et en Tunisie, les partis islamistes sont allés à l’essentiel. Les listes électorales qu’il y a lieu de remplir par ces électeurs qui n’ont jamais connu un bureau de vote. La mobilisation autour de la mise à jour des listes électorales a été entamée au niveau de ces partis bien avant que le ministre de l’Intérieur ne donne le ton pour demander aux citoyens d’aller massivement aux urnes.
C’est le cas du MSP et d’Ennahda dont les militants font déjà la chasse aux “absentéistes” et aux jeunes désintéressés qu’ils accompagnent à la mairie pour les faire inscrire.
Hier à Boumerdès, une famille entière composée de cinq personnes s’est présentée à l’état civil de cette commune pour inscrire deux jeunes qui n’ont jamais connu un bureau de vote. Cette famille était accompagnée d’un responsable d’un parti islamiste.“Mon fils n’a jamais voulu voter, mais cette fois, il s’est inscrit sur la liste électorale pour dire lui aussi son mot”, affirme ce père de famille, en fixant des yeux son accompagnateur.
À Khemis El-Khechna, un employé de l’état civil nous a fait savoir qu’un engouement particulier est enregistré à l’état civil, notamment dans le bureau des listes électorales. “Mais ce sont El-Ikhoua qui viennent le plus pour faire inscrire des gens de leur localité”, nous dira un fonctionnaire de la mairie qui parle de plus de 45 inscriptions en une journée. “La plupart, ce sont des femmes au foyer qui ont rarement voté mais dont les chefs de famille avaient des penchants pour l’ex-FIS”, avouera notre interlocuteur.
À Thénia, alors qu’un grand parti animait une assemblée générale de ses militants pour cueillir les fiches de candidatures des députés, l’état civil de cette localité est assiégé par des militants d’un parti islamiste pour faire inscrire les “éternels absents” sur les listes électorales. Les partis islamistes ont compris que les élections ne se gagnent pas dans les meetings mais sur les listes électorales. Ils veulent “creuser” chez les absentéistes qu’ils s’efforcent de convaincre pour aller s’inscrire sur le fichier électoral contre des promesses. Comme au bon vieux temps à l’époque du FIS.
La chasse aux voix a commencé. Et les meilleures proies se trouvent chez les absentéistes, nous dira un élu de la commune de Tidjellabine. Le hic est que de nombreux responsables de partis démocrates interrogés hier reconnaissent n’avoir pas pensé à ce type de mobilisation. Pis encore, un élu du RND et un autre du FLN nous ont avoué que leurs enfants ne figurent pas encore sur les listes électorales. Un autre élu du PT admet avoir oublié d’inscrire sa fille qui a atteint l’âge de voter.
Mais chez les partis islamistes, c’est déjà la mobilisation. Leurs militants semblent mieux organisés et plus disciplinés pour gagner la bataille des listes électorales, notamment celles des absentéistes, nous affirmera un responsable de la wilaya. Le ministre de l’Intérieur a beau rappeler les citoyens à “aller voter en masse”.
Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, mais dans celle des partis islamistes, plus déterminés à récolter le maximum de voix. Pour rappel, les pouvoirs publics, craignant sérieusement un fort taux d’abstention lors des prochaines législatives de mai, ont lancé des appels pour demander aux citoyens d’aller aux urnes. Mais encore faut-il que ces derniers soient d’abord présents sur les listes électorales. Car l’enjeu est sur ces listes.
NDLR: En Algérie, un scénario à l'Egyptienne et à la Tunisienne s'annonce, en attendant demain les banlieues françaises. Et les Socialistes de Hollande sont en train de jouer aux "apprentis-sorciers en faisant inscrire massivement les jeunes sur les listes électorales et en promettant le droit de vote aux étrangers... demain ils voteront peut-être pour eux mais après demain ils voteront pour les islamistes...
1er février 2012
Jean-Pierre Raffarin à Alger le 1er février pour trois gros dossiers
Par Lila Ghali |
L’envoyé spécial du président français Nicolas Sarkozy Jean-Pierre Raffarin est attendu le 1er février prochain à Alger pour une nouvelle visite destinée à faire avancer le partenariat entre les deux pays, a appris l’AFP de sources diplomatiques.
Cette nouvelle mission fait suite à un échange de courrier entre les Premiers ministres français François Fillon et algérien Ahmed Ouyahia, selon l’entourage de M. Raffarin, dont le dernier séjour à Alger remonte à mai dernier lors d’un Forum réussi de quelque 600 chefs d’entreprises français et algériens.
Les deux parties veulent mettre en place des projets structurels, notamment sur les trois dossiers de Renault (voitures particulières), Lafarge (cimenterie) et Total (construction d’un vapocraqueur d’éthane).
Ces trois " gros dossiers " considérés comme " stratégiques " dans le partenariat franco-algérien n’ont toujours pas été conclus et avancent lentement, dit-on dans l’entourage de l’ancien premier ministre français.
Renault restait avant l’été en négociation sur les aspects commerciaux pour produire 150.000 voitures en Algérie. Il y a un projet avec Lafarge, qui a élargi le champ de son partenariat avec le groupe public GICA, notamment dans le béton prêt à l’emploi.
Enfin Total Pétrochimie, qui s’était mis d’accord avec le groupe public des hydrocarbures Sonatrach notamment pour un projet de vapocraqueur d’éthane à Arzew, dans la préfecture d’Oran, à environ 400 km à l’ouest d’Alger.
Les deux parties veulent également investir dans la formation professionnelle en Algérie et mettre en place une filière industrielle en direction de la jeunesse touchée de plein fouet par le chômage au taux de plus de 21% selon le FMI. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint en 2010 quelque 10,5 milliards de dollars.
NDLR: 66.000 "super" diplomés algériens font "le bonheur" de la France, et nous allons investir encore la-bas pour en former encore plus , alors que la sécurité sociale algérienne doit 600 millions d'euros à la France. Il n'y a que notre jobardise que nous n'arrivons pas à délocaliser.
01 Février 2012
Un chercheur algérien venu de Montréal agressé à l'arme blanche
à la sortie du stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou
Rubrique Radar
Un citoyen algérien résidant au Canada, de surcroît professeur de marketing et chercheur en entrepreneuriat à l'université UQTR de Montréal, est actuellement en tournée en Algérie pour animer plusieurs conférences dans des universités algériennes, mais il sera marqué à jamais par un véritable cauchemar qu'il a vécu samedi dernier à Tizi Ouzou.
Et pour cause, après le match de football JSK-CRB, cet universitaire qui n'a rien à voir avec le football attendait calmement en compagnie de son neveu un bus à la sortie est de la ville, lorsqu'il fut agressé sauvagement par des supporters du CR Belouizdad à coups de couteau et de sabre pour se retrouver finalement au CHU de Tizi Ouzou, où les deux rescapés ont reçu les soins nécessaires avec plusieurs points de suture. Visiblement traumatisées par ce drame, les deux victimes se sont présentées hier au bureau de Liberté de Tizi Ouzou, en présentant des certificats médicaux et en exhibant leurs corps terriblement marqués par les séquelles de graves blessures. Comme quoi la violence dans les stades revient en force depuis quelques semaines, et ce, à travers plusieurs arènes d'Algérie.
NDLR: Ce chercheur Canadien venu se ressourcer en Kabylie, devrait lire " La maison du retour écoeurant" de P. Mac Orlan (1912)
2 février 2012
Des universitaires écartent la perspective d’une majorité islamiste aux législatives
http://www.algerie-plus.com/actualite/des-universitaires-ecartent-la-perspective-d%E2%80%99une-majorite-islamiste-aux-legislatives/
Khidr Omar | 01/02/2012
Trois universitaires algériens ont écarté aujourd’hui la perspective de voir les partis islamistes s’emparer de la majorité des sièges de la future Assemblée, à l’occasion des élections législatives du mois de mai. (ndlr : les innocents !)
"Le peuple algérien a, avec cette mouvance, une expérience douloureuse, encore présente dans les esprits et les corps ", explique le professeur M’hand Berkouk, directeur du Centre de recherche des études stratégiques et sécuritaires (CRSS), ajoutant que "le peuple algérien rejette toute tentative d’instrumentaliser la religion à des fins politiques".
Outre l’argument du traumatisme collectif qu’il impute aux islamistes, tenus pour responsables de "la tragédie nationale", qui s’est soldée par plus de 200.000 morts, le Pr Berkouk met en valeur aussi, dans une déclaration à l’APS, "le rôle prépondérant" que joue la femme en politique en Algérie pour affirmer que "cette mouvance n’est pas en mesure d’obtenir la majorité lors des prochaines législatives ".
Le Pr Berkouk, à l’appui de sa thèse, souligne aussi "les divisions et scissions" qui marquent profondément cette mouvance qu’il crédite à peine de 25% des suffrages. De mettre également en évidence "l’ancrage des partis nationalistes dans les milieux populaires et qui prennent aussi la dimension religieuse dans leurs programmes politiques".
Le professeur Abdelaâli Rezagui, enseignant à l’Ecole supérieure du journalisme, relève pour sa part que les partis islamistes "sont des petits partis qui manquent d’influence sur la scène politique", en particuliers chez " les 4 millions de nouveaux électeurs attendus lors des prochaines législatives ".
Concernant l’éventuelle participation des islamistes avec une liste unifiée aux législatives, le Pr Rezzagui est formelle : "une telle initiative ne peut pas réussir en Algérie. C’est juste un slogan des chefs des partis islamistes pour des objectifs politiciens ".
Le Pr Mourad Chermat de l’université de Skikda (400Km à l’est d’Alger) écarte lui aussi l’éventualité de voir ce courant "convaincre la majorité des Algériens", à l’instar des scénarios survenus en Tunisie, au Maroc et en Egypte. "Ces derniers feignent-ils d’oublier la dure épreuve qu’a traversée le peuple algérien avec les partis islamistes", s’est-il interrogé, soulignant que le peuple algérien " s’oppose à tous ceux qui tentent d’exploiter la religion à des fins politiques et personnelles".
Le Pr Mourad Chermat dénonce, par ailleurs, la tentative de certains chefs de partis islamistes de " chercher à impliquer des Ulémas dans la scène politique pour influer sur le choix des citoyens". "Cette tentative est inappropriée et inacceptable", recuse t-il en estimant que " les hommes de religion sont des personnalités consensuelles qui doivent rester loin des conflits politiques et des enjeux électoralistes ".
A ce propos, il y a lieu de relever la position de l’Association des Ulémas présidée par le professeur Talbi , laquelle s’est dite opposée à son implication dans les futures joutes électorales, considérant que ses membres doivent rester à équidistance des partis politiques qu’elles que soient leurs obédiences.
NDLR: les 3 "têtes d'oeuf " algériens se fourrent le doigt dans l'oeil, comme Juppé sur la Place Tahrir du Caire. (ou peut-être sont-ils complices des islamistes et veulent-ils endormir la vigilance des citoyens ?) Le balancier islamiste ne s'arrêtera pas dans sa course. Et croire que l'intrusion de quelques femmes intellectuelles occidentalisées, dans la politique arabo musulmane va modifier les comportements de la majorité des Algériennes qui voient dans la religion musulmane une protection, est encore une illusion. Pour elles sortir de la cocotte minute islamique, ce serait se retrouver nues dans une foule de mâles en manque.
L'Armée réagira-t-elle encore lorsque les islamistes auront gagné les prochaines élections du mois de mai ??
http://www.youtube.com/watch?v=HARJ-T6X3DY
3 février 2012
l’Eglise de Ouargla saccagée par des individus non identifiés
Ameziane Athali ( Algérie.plus)
L’église située au centre de la ville de Ouargla a fait l’objet d’actes de vandalisme durant la nuit du mercredi à jeudi a appris AlgeriePlus auprès d’un membre de l’église protestante d’Algérie (EPA). Selon les indications fournies par la même source des individus en nombre indéterminé ont fait irruption à l’intérieur du lieu du culte par effraction dont le portail d’entrée a été complètement saccagé.
Comme ils s’en sont pris au crucifix situé au niveau de la toiture de la terrasse de l’église pour le saccager. Même les arbres n’ont pas été épargnés. Le pasteur et sa famille se trouvaient à l’intérieur de la bâtisse quand il a été réveillé par le bruit de ces actes de vandalisme mais n’a pas pris le risque d’ouvrir la porte de peur d’être agressé par les assaillants.
Mais il a porté plainte dans la matinée de ce jeudi auprès des services de police de Ouargla. La même église qui active dans la légalité a été déjà ciblée par des individus hostiles à son existence il y a quelque mois en lançant des menaces de mort durant la nuit à l’adresse du pasteur.
3 février 2012
Elections législatives au Koweït : les islamistes seraient en tête
par Mediarabe.info - Rome
Plus de 60% de participation. Les libéraux seraient victimes de la tension entre la majorité sunnite et la minorité chiite
Les élections législatives au Koweït, du 2 février, ont fortement mobilisé les électeurs, notamment dans l’après-midi. A une heure de la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation était de 59,5%. Selon les projections, les islamistes devraient conforter leur domination sur le parlement.
La campagne électorale s’est caractérisée par l’agressivité des candidats, leurs programmes ayant réservé une part importante à la lutte contre la corruption et aux réformes. Les observateurs craignaient une lassitude des électeurs, appelés à élire leur quatrième parlement en moins de six ans. Mais l’intensité de la campagne semble avoir mobilisé les Koweïtiens. A une heure de la fermeture des bureaux, 238.308 électeurs sur les 400.296 inscrits (dont 54% de femmes) s’étaient déplacés, selon l’agence de presse KUNA. Le facteur tribal a également joué un rôle dans cet engouement, surtout après les violences des derniers jours survenues après les propos d’un candidat contre une tribu adverse (propos considérés comme humiliants et ont poussé ses adversaires à attaquer son QG de campagne et à incendier une tente).
04/02/2012
Deux gendarmes tués à Khémis Miliana
Par Khidr Omar
Deux gendarmes ont été tués dans la soirée de vendredi dans une embuscade qui leur a été tendue par des terroristes dans la localité de Oued Zeboudj à Khémis Miliana, dans la wilaya de Ain Defla, a-t-on appris samedi de sources sécuritaires.
Les gendarmes venaient de quitter leur postes d’observation pour chercher du bois de chauffage quand ils ont été la cible de tirs nourris de la part des terroristes.
Après avoir accompli leur forfait, les terroristes se sont emparés des armes des deux victimes, tirant plusieurs coup de feu en l’air avant de disparaître dans la forêt.
NDLR: Silence de la LDH...
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Ces 66.000 «super» Algériens qui font le bonheur de la France !
06/01/2012
Par Hakim Merabet
Les chiffres suscitent sans doute une fierté mais ils font également peur : 66.000 Algériens "très diplômés" font le bonheur des entreprises et institutions françaises, selon une étude entreprise par le Secrétariat général de l’immigration pour le compte du ministère français de l’Intérieur.
Cette enquête effectuée par Samuel Ménard et Sylvain Papon, chargé de mission au département de Claude Guéant, place les Algériens et les Marocains en tête des immigrés de "très haut niveau".
Sur un total de 710.000 immigrés "géniaux" issus du monde entier, ils sont 66.000 Algériens et autant de Marocains à présenter des diplômes supérieurs à savoir master, grandes écoles et doctorat.
Des statistiques officielles qui battent en brèche cette image détestable de l’immigré maghrébin et algérien, assez souvent présenté comme un fardeau pour la république française.
On sait désormais que sur les 6,24 millions de "très hauts diplômés", 132.000 sont maghrébins et 66.000 sont algériens, soit prés de 10% de toute la population immigrée en France.
L’Algérie et le Maroc traînent ainsi largement en tête avec une égalité parfaite de 66.000 de "très diplômés", loin de la Tunisie (26.000) mais aussi et surtout des pays européens pourvoyeurs de matière grise comme le Royaume uni, l‘Italie ou encore l’Allemagne.
Le Royaume-Uni et l’Allemagne s’intercalent avec respectivement avec 40.000 et 30.000 diplômés. Résultat : les maghrébins, souvent désignés du doigt par les officiels en matière de délinquance, déjouent tous les pronostics en s’imposant aussi dans ce hit parade des "génies" des universités Française.
Même les pays de l’Afrique (hors Maghreb) qui sont pourtant pourvoyeurs d’immigrés sont assez faiblement représentés dans ce classement d’excellence. Aussi d’autres pays nettement plus "représentés" en France dans la population immigrée, le sont moins parmi les diplômés de très haut niveau.
L’étude cite ainsi le cas de l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou encore la Pologne qui sont les plus grandes communautés immigrées de France mais dont seulement 78.000 "très diplômés" y ont été recensés.
Pour le département de Guéant et plus généralement pour la droite anti immigrés, ces chiffres constitue un terrible boomerang. En effet dans un contexte marqué par une lutte sans pitié contre cette catégorie à coups de lois, arrêtés et autres circulaires, une enquête sérieuse vient de prouver par les chiffres que les immigrés ne sont pas tous des voyous. Bien au contraire.
Voyous et génies de la république
Le ministre de l’Intérieur qui voulait, via la circulaire du 31 mai, empêcher les diplômés immigrés d’obtenir un statut de résident "salarié", devrait désormais réfléchir à deux fois.
Les officiels et certains médias français qui distillent la haine de l’immigré, devraient aussi réviser leurs jugements en prenant connaissance de ces milliers de maghrébins qui mettent leurs grandes compétences au service de la France. Pour cause, la même étude, prouve que 41,3% des doctorants sont étrangers. De quoi refroidir les ardeurs même de Marine Le Pen !
Il faut signaler, en outre, que l’étude ne prend pas en compte les personnes nées françaises mais de parents étrangers en raison de l’interdiction des statistiques ethniques. C’est dire qu’en plus de ces 66.000 Algériens recensés, il y aurait d’autres milliers de français d’origine algérienne qui font le bonheur du pays de Sarkozy et de Marine le Pen…
La publication des résultats de cette enquête, intervient curieusement au moment même où la circulaire du 31 mai de Guéant visant à opérer un tour de vis sur l’octroi des cartes séjours "salarié" au étudiants immigrés, soulève une grosse polémique.
Mais il semblerait que Claude Guéant aurait rangé sa circulaire dans un tiroir. Le gouvernement français va publier "la semaine prochaine", croit savoir l’AFP, une circulaire "assouplissant" la délivrance du permis de travail à certains étudiants étrangers "hautement qualifiés".
Eh oui, les 66000 Algériens "très diplômés" ne sont pas des " bougnoules " de la république". Quand aux autres, la chasse est toujours ouverte !
NDLR; Cet éditorial algérien qui cite une statistique française gouvernementale, est bourré d'enseignements.
Et d'abord , elle va dans le sens des partisans de l'Algérie française.
Elle prouve que conserver l'Algérie dans la France aurait évité cette migration à sens unique, aurait augmenté le potentiel intellectuel des 2 parties du territoire, en un mot bénéficié aux deux, alors que l'Algérie se vide de son intelligence.
Elle montre aussi que, malgré un chômage de masse qui touche aussi les très hauts diplômés de souche française, 710.000 immigrés de parents étrangers occupent des places , soit un sur 9 .
Nous ne nions pas la valeur intrinsèque de leur apport, mais prend-on en compte la désespérance du Français à part-entiére hautement diplômé qui galère en bas de l'échelle.
6.000 Médecins diplômés d'Algérie en France, c'est 6.000 jeunes Français exclus de cette filière et éliminés par numerus clausus, alors que l'Algérie importe des médecins cubains en masse dans le sud.
Faudra-t-il que les jeunes médecins français s'installent à Cuba pour boucler ce système aberrant ?
8 à 12.000 vétérinaires algériens au chômage n'attendent que le visa salutaire, alors que les nôtres sont soumis à un concours draconien.
Enfin, en quoi cette statistique de matière grise maghrébine invalide-t-elle celle de la délinquance maghrébine ? Elle montre au contraire, l'absence de discrimination tant invoquée par les délinquants eux-mêmes.. En France on sait faire la différence entre un voyou des banlieues sans foi ni loi (noir ou maghrébin) et un musulman intégré qui a accepté la laîcité....Mais il faut remarquer que par ailleurs que la grosse majorité des délinquants de nos prisons sont d'origine étrangère.
Pour la sémantique, rappelons que "Bougnoule" n'était pas un terme utilisé par les Français d'Algérie, mais importé par les militaires, dont De Gaulle lui-même.
Culture : Des tableaux de grande valeur disparaissent dans la nature
06/01/2012
Par Mohamed Ibn Khaldoun
Selon le site Oran news, 174 tableaux qui peignent l’Algérie des années 1930 ont disparu. Les tableaux en question devaient arriver à Alger et être exposés dans les différents musées du pays, en commençant par le musée Etienne Dinet en 2004. Sonatrach, représentée par MM. Mohamed Senhadji et Chekib Khelil, l’ancien ministre de l’Energie et des mines, a été chargé de les transférer de Washington DC à Alger. Mais sept ans après, personne ne sait où ont été détournés ces tableaux.
L’auteure des tableaux n’est autre que la grande artiste américaine Juanita Guccione (1904-1999), qui est considérée comme l’une des artistes américaines les plus fécondes. Amie de Pablo Picasso et proche de l’écrivaine Anaïs Nin, Juanita Guccione a, entre 1930 et 1934, séjourné en Algérie, à Bou-Saada précisément. Là, elle s’est convertie à l’islam et s’est mariée avec le Caïd Mabrouk avec lequel elle a eu un fils unique, Djaloul Mabrouk.
Ce dernier nous a contacté, il y a quelques jours. Il nous a exposé les détails de cette affaire.
Il accuse ouvertement Sonatrach d’avoir volé les 174 tableaux qu’il a cédé, de son plein gré, à l’Algérie pour rendre hommage à son pays natal et au pays auquel sa mère fut toujours, jusqu’au dernier jour de sa vie, restée attachée.
Personne n’a pris attache avec Interpol
Djaloul Mabrouk, le seul héritier de Juanita Guccione a, vainement, essayé de contacter l’ambassade d’Algérie à Washington. Ses lettres sont toutefois restées sans réponse.
De son coté, le ministère de la Culture algérien se dit non responsable de la disparation des tableaux, estimés à plus de 700.000 dollars et qui font partis de la mémoire culturelle du pays.
Djelloul Mabrouk qui reste attaché fièrement à son identité algérienne se dit aujourd’hui piégé et regrette d’avoir fait confiance à des officiels algériens qui ont violé la mémoire de sa mère.
Cette affaire nous rappelle la disparition de plusieurs tableaux du musée d’Oran en 1986, des tableaux de Von Gogh et d’autres peintres de renommée mondiale.
A cette époque nous avons enquêté sur plusieurs pistes, malheureusement l’affaire a été " volontairement " étouffée ou classée, puisque au niveau d’Interpol, nous avons appris qu’aucun mandat international n’avait été délivré par l’Algérie.
Selon Marzouki si l'armée algérienne avait accepté l'installation des islamistes en Algérie en 1992
bien des malheurs eussent été évités
06/01/2012
Marzouki : «Si les Algériens avaient accepté les résultats du vote (s-e le 2ème tour des législatives interrompues en Janvier 1992 par l'Armée pour barrer la route au FIS), le pays n’aurait pas sombré dans la violence et les bains de sang »
Par Khidr Omar
Moncef Marzouki, le président provisoire de la république tunisienne, n’en finit pas de commettre des bévues à l’endroit de l’Algérie, d’abord en consacrant sa première visite officielle à la Libye, rompant ainsi une tradition de la diplomatie tunisienne qui veut que " la première destination du chef de l’État s’effectue en Algérie " et ignorant par la même son grand voisin de l’Ouest, ensuite en proposant de fusionner avec la Libye djihadiste, réitérant par la même, le projet de fusion avorté de 1974.
Au cours de son périple libyen, Moncef Marzouki, certainement pour plaire à ses hôtes, en se montrant plus islamiste que les islamistes, a affirmé que " les citoyens des pays du Printemps arabe, conscients que l’Islam est la solution, ont favorisé l’ascension des islamistes au pouvoir et c’est pour cette raison que les islamistes ont remporté les élections en Tunisie, au Maroc et en Egypte ".
M. Marzouki pensant que le burnous qu’il porte pour la première fois de sa vie, faisait l’imam, en remet une couche, en soulignant que les partis islamistes au pouvoir, en Tunisie, en Egypte ou au Maroc, sauvegardent les libertés et les acquis dont jouissent les peuples arabes, notamment, en ce qui concerne, les droits de la femme et son importance dans la société.
Puis s’immisçant, sans retenue, ni prudence dans les affaires intérieures algériennes, le président provisoire de la Tunisie a souligné " l’importance du respect de la victoire des islamistes, sous peine de voir se répéter un incident à l’Algérienne dans les années 90" et d’ajouter : "si les Algériens avaient accepté les résultats des votes, le pays n’aurait pas sombré dans la violence et les bains de sang ".
Cette déclaration, à n’en pas douter, fait fi des convenances diplomatiques que le président " désigné " semble du reste ignorer et démontre son inexpérience et son amateurisme et fait craindre à la Tunisie soeur et voisine des lendemains qui déchantent.
Pour rappel, le projet de fusion avorté de 1974 entre la Tunisie et la Libye a été rejeté par le Roi Hassan II et surtout par le président Houari Boumedienne, qui avait fait parvenir un message au président Habib Bourguiba, spécifiant que l’Algérie y est hostile, et n’est pas favorable à ce que la Tunisie aille sur cette voie tout en dénonçant les précipitations caractérisant cette démarche qui risquaient de créer un déséquilibre régional.
C’est pourquoi, dans les 24 heures suivant l’annonce de la fusion, l’Algérie menace la Tunisie d’une intervention militaire si elle va plus loin dans le processus; selon le ministre tunisien des affaires étrangères de l’époque, Mohamed Masmoudi. " les mises en garde algériennes vers l’unité ont été accompagnées de menaces d’invasion de la Tunisie " écrit, dans son livre de mémoires, l’ancien ministre des affaires étrangères et néanmoins le principal architecte de cette union morte-née qu’il a imposé à Bourguiba malade et âgé (cf, Masmoudi, les arabes, op, cit, pp 38, 41, 48).
NDLR: Le Docteur Marzouki, boursier, protégé et formé par la France à Strasbourg, sitôt devenu président de la république Tunisienne, retrouve ses racines arabo-musulmanes.
Durant la campagne, il affirme l'identité arabo-musulmane du pays, accusant ses adversaires d'être « la vieille gauche laïcarde et francophone, totalement déconnectée des vrais problèmes de la société tunisienne »11,6.
A présent, il se rapproche de la Lybie et du président du conseil national de transition Mustapha Abdeljali qui annonce l'instauration de la charia, la fin du divorce et le retour de la polygamie et qui intervient avant même la mise en place du processus d'élection d'une Assemblée constituante
Combien la droite avait raison d'être réticente lors du début du printemps arabe...
03/01/2012
Le gazo duc la Calle Sardaigne-Corse-Italie tombe à l'eau ?
Avec la canalisation gazière russe North et South Stream, le projet algérien Galsi remis fortement en cause ?
Par Contribution: http://www.algerie-plus.com/passerelle/avec-la-canalisation-gaziere-russe-north-et-south-stream-le-projet-algerien-galsi-remis-fortement-en-cause/
Il s'agit du gazoduc en projet: la Calle,-Sardaigne-Corse-Italie
...//...
En résumé, la demande extérieure des hydrocarbures pour l’Algérie d’une manière générale sera fonction d’une reprise ou pas de l’économie mondiale, de l’évolution du cours du dollar, des investissements dans les énergies substituables qui détermineront l’évolution du prix international.Rappelons la chute des cours en 1986 avec toutes les ondes de chocs politiques, économiques et sociales entre 1988/1994 (rééchelonnement) et de près de 45% des recettes en devises de Sonatrach après la crise de 2008/2009.
Comme se pose cette question stratégique: quelles sont les réserves prouvées du pétrole et du gaz, sachant que l’Algérie habitera 50 millions d’habitants dans 25 ans , les coûts d’exploitation, le bilan devises des investissements de Sonatrach réalisés à l’étranger et la rentabilité du projet Galsi ? Et ce d’autant plus que le coût de Galsi ramené au volume desservi est de loin moins compétitif tant pour le projet South Stream que le projet North Stream évalué à 8,8 milliard d’euros pour 55 milliards de mètres cubes gazeux, South Steam , 15 milliards d’euros pour 63 de mètres cubes gazeux et pour Galsi 3 milliards d’euros (tracé initial ) pour 8 milliards de mètres cubes gazeux donnant par rapport au premier projet russe un surcout de 16% et de 11% par rapport au second projet, le taux réel étant en réalité plus important. Cela n’implique t-il pas face aux nouvelles mutations énergétiques mondiales, un nouveaux management stratégique de Sonatrach (1)
(1) " Face aux mutations énergétiques mondiales, pour un nouveau management stratégique de Sonatrach " contribution d’ Abderahmane Mebtoul revue HEC Montréal Canada novembre 2010
Professeur des Universités Dr Abderrahmane Mebtoul, expert international, directeur d’Etudes du ministère de l’Energie/Sonatrach 1974/1979- 1990/1995- 2000/2006
NDLR: La concurrence forcenée du gaz russe remet en cause la rentabilité du gaz saharien , et on parle encore peu de l'arrivée du gaz de schiste US et polonais ( non conventionnel) qui représentera 25 % de la consommation mondiale en 2020 et de son cout: 4/5 dollars le MBTU aux USA et légèrement supérieur en Europe et en Asie (7/8 dollars) en Europe et Asie depuis la catastrophe nucléaire au Japon. Pour l’Algérie le prix rentable du gaz conventionnel par canalisation devant se situer à 9/10 dollars et 13/14 dollars pour le GNL.
02/01/2012
Moncef Marzouki appelle à la fusion entre la Tunisie et la Libye
Par Lila Ghali | 02/01/2012
Moncef Marzouki, président provisoire de la République de Tunisie, a appelé, lors de sa visite en Libye, à passer de la phase de coopération à celle de la fusion entre la Tunisie et la Libye, selon l’Agence de presse officielle libyenne (JANA). Il a, également, appelé à œuvrer pour la création d’une " Union des peuples arabes indépendants ".
M. Marzouki a demandé, aussi, de redynamiser le projet de l’Union du Maghreb arabe (UMA).
Cela étant dit, le président provisoire Tunisien, en consacrant sa première visite à l’étranger à la Libye, rompt ainsi une tradition de la diplomatie tunisienne qui veut que "la première destination du chef de l’État s’effectue en Algérie".
NDLR: Marzouchi, le Tunisien, est saisi du vieux rêve d'Union du Monde Arabe qui agitait depuis 1969, Kadhafi, admirateur de Nasser.
Rappelons:
L'Union Egypte -Syrie en 1958, sous le nom de RAU, dissoute en 1962.
Puis L'Union Egypte-Lybie en 1972 enterrée en 1973.
Et enfin, le cirque du Palmarium de Tunis en 1972, où Kadahafi annonce l'union Lybie-Tunis, interrompu par Bourghiba qui arrive en trombe, et déclare qu'il n'y a jamais eu d'unité arabe.
Puis en janvier 1974, le 11 à Djerba, une nouvelle offensive de Kadahafi qui force la main de Bourghiba et Masmoudi, sous le nom de RAI ( islamique) désavoué par son premier ministre Nouira, ce qui signe la fin politique du "combattant suprême"..
A noter que l'Algérie voyait cette union d'un mauvais oeil.
L'Union arabe, qu'elle soit du Machrek ou du Maghreb, n'est pas pour demain.
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An I du printemps de Tunis
Le président Marzouki met en garde la France
Par : Djamel Bouatta
Il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, le premier président de la Tunisie post-Ben Ali. À l’occasion des cérémonies commémoration de la mort de Bouazizi dont l’immolation a déclenché la Révolution du jasmin, Moncef Marzouki n’a pas ménagé ses critiques envers les Français qui sont, selon lui, ceux qui comprennent le moins le monde arabe.
“L'esprit colonial, c'est terminé”, a-t-il asséné à plusieurs reprises. “J'ai très peu apprécié des considérations culturalistes, pour ne pas dire racistes, formulées à Paris par certains, dont l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine qui se demande si l'Occident doit exporter sa démocratie. Comme si la démocratie était propre aux pays occidentaux”, a-t-il répondu sans ménagement aucun dans les colonnes du Journal du Dimanche français. Le nouveau président tunisien, contrairement à son prédécesseur Ben Ali et de bien d’autres homologues arabes et africains habitués à ne pas dévoiler publiquement les sujets qui fâchent et à éviter le courroux des Occidentaux, de la France en particulier, Moncef Marzouki, fustige ouvertement la position française et les déclarations de divers responsables politiques qui ont suivi la victoire des islamistes modérés en Tunisie, d’autant que la Tunisie post-dictature a emprunté une voie démocratique pour installer son équipe de transition selon des standards irréprochables. Et quand Marzouki martèle : “La révolution de janvier 2011 nous a donné la démocratie, la République et finalement l'indépendance”, ce ne sont pas des paroles en l’air ni de la propagande.
Une leçon qui s'accompagne de piques sévères à l'égard des pays occidentaux, et pas seulement de la la France
NDLR: Retour d'exil et formé en France (Lauréat en 1963 du prix du concours général, il obtient son baccalauréat au Lycée Regnault de Tanger en 19644, il reçoit une bourse universitaire pour poursuivre ses études en France5, où il devient docteur en médecine de l'Université de Strasbourg en 19732. Ancien interne des hôpitaux et assistant à la faculté de médecine de Strasbourg, il se spécialise en médecine interne, neurologie et santé publique), ce brillant médecin nous donne en remerciement, le coup de pied de l'âne. Il n'épargne pas les socialistes qui, nous le savons bien, de repentance en repentance, ont conservé "l'esprit colonial".
A bon entendeur, salut !
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Crise Maroc-UE : Rabat somme les bateaux de pêche européens de quitter ses eaux territoriales
Par Kaci Haider 14 décembre 2011
La crise entre l’UE et le Maroc concernant le dossier de la pêche dans les eaux territoriales sahraouies a tout l’air de s’aggraver. Rabat vient de demander aux bateaux de pêche opérant dans le cadre de l’accord le liant à l’Union européenne de quitter immédiatement les eaux marocaines. Une mesure prise en réaction au vote des députés européens, lesquels ont bloqué aujourd’hui la prorogation du texte.
"Aucune activité de pêche de la flotte européenne ne sera tolérée et tous les bateaux opérant dans le cadre de cet accord de pêche sont invités à quitter les eaux territoriales nationales ce mercredi (14 décembre) avant minuit", a ainsi indiqué le ministère marocain des Affaires étrangères, dans un communiqué.
Le texte actuel qui permet à la flotte européenne de pêcher dans les eaux du Sahara, prend donc fin immédiatement, la Commission européenne étant désormais contrainte de renégocier.
Une position qui fait suite au blocage des députés européens exhortant le Maroc à mieux prendre en compte les intérêts de la population sahraouie, pointant du doigt le " manque de retombées économiques " sur les habitants de la région. La population sahraouie oubliée
Le Parlement a rejeté l’accord par 326 voix, 296 voix pour sa prorogation et 58 abstentions, s’opposant ainsi aux gouvernements européens, lesquels s’étaient montrés favorables à son maintien en l’état.
Le rapporteur du texte, l’élu libéral finlandais Carl Haglund, cité par l’agence française de presse, a dénoncé un " faible rapport coût-bénéfice pour l’Union européenne, une exploitation excessive des réserves de pêche du Maroc, une contribution très limitée des fonds européens au développement de la politique de pêche locale et le peu d’avantages probants apportés par l’accord à la population locale du Sahara ".
Le 12 juillet dernier, les 27 Etats de l’UE avaient en effet donné leur feu vert à une prolongation d’un an de l’accord permettant à quelque 120 bateaux de pêche européens d’opérer dans les eaux du Maroc en échange d’une contrepartie financière de 36,1 millions d’euros annuels.
Certains pays avaient toutefois émis quelques réserves, doutant quelque peu que les populations des provinces du sud aient bénéficié des 144 millions d’euros déjà versés au Maroc en contrepartie de droits de pêche.
NDLR: 100 ans après le coup d'Agadir ( 1911), dû à la rivalité entre la France et l'Allemagne en Afrique ( et au Proche Orient), voila que c'est l'Union Européenne sous domination allemande qui réactive la question marocaine. Encore un clin d'oeil de l'Histoire.
Des Visas pour les Algériens
Visa Schengen : facilitation de la procédure pour les Algériens
Par : Djilali BENYOUB - Jeudi, 08 Décembre 2011 - Liberté Algérie
Le consul général de france à alger, Michel Dejaegher, l’a annoncé hier
Sur les 73 000 visas délivrés jusqu’au 31 octobre 2011, 38,56% sont des visas de circulation avec des sorties multiples. Le consul a assuré qu’il n’y avait pas de quota de visas pour les Algériens et que ces chiffres avaient une explication technique.
Le consul général de France à Alger a détaillé, hier, dans une conférence de presse, les modifications et les simplifications apportées aux procédures de demande et d’octroi de visas pour les Algériens. “L’objectif principal de ces mesures est la facilitation de la circulation des Algériens vers la France”, a indiqué M. Michel Dejaegher. Cela va également permettre de “lutter contre l’immigration clandestine et toute sorte de fraude”.
En plus de la notification des refus, le consulat a introduit la biométrie.
Le nombre de refus pour les dix premiers mois de l’année 2011 est de 21,77% des demandes, sachant que le consulat traite une moyenne de 500 demandes/jour en basse saison et 1 000 demandes en haute saison. Si le consul insiste sur une majorité de refus “technique”, il n’en demeure pas moins que “le risque de maintien illégal” dicte cette décision.
Les simplifications introduites concernent particulièrement certaines catégories à travers la réduction de la liste des justificatifs.
Elles concernent le conjoint de Français, les commerçants et chefs d’entreprise, les professions libérales, à commencer par les dentistes, conjoint et enfants le consul justifie cette catégorie par le fait qu’ils soient là au moment de la prise de la décision , les professions organisées en ordres dont la seule attestation d’appartenance à un ordre suffit, les journalistes en attendant les étudiants.
“Maintenant, nous travaillons pour l’extension de ces simplifications aux autres catégories”, a-t-il dit.
Sur les 73 000 visas délivrés jusqu’au 31 octobre 2011, 38,56% sont des visas de circulation avec des sorties multiples. Le consul a assuré qu’il n’y avait pas de quota de visas pour les Algériens et que ces chiffres avaient une explication technique.
Il a déploré, cependant, l’absence de réciprocité de la part des consuls algériens pour les Français qui désirent se rendre en Algérie. “Je ne pense pas qu’il y ait réciprocité”, a-t-il conclu. Il a insisté sur les raisons des refus, notamment l’évaluation des risques.
L’Algérie va revoir la loi sur les hydrocarbures
LE MINISTRE DE L’ÉNERGIE ET DES MINES L’A ANNONCÉ HIER À DOHA
Par : Azzeddine Bensouiah - Mercredi, 07 Décembre 2011
C’est devenu une fâcheuse habitude chez nos décideurs d’annoncer les décisions les plus importantes à partir de l’étranger.
Le ministre de l’Énergie et des Mines ne déroge pas à cette règle en lançant un véritable pavé dans la mare depuis Doha : il compte revoir la loi sur les hydrocarbures “en introduisant de nouvelles incitations pour notamment relancer l’investissement étranger dans l’exploration”.
Ce que son prédécesseur, Chakib Khelil, malgré tous les appuis dont il disposait, n’a pu réaliser, Youcef Yousfi, devrait l’entériner. Le verrou Cherouati ayant sauté, le ministre et le clan qui en est derrière peuvent aller de l’avant ! Pourtant, le ministre explique sa décision par le besoin d’attirer des partenaires solides et expérimentés en mesure d’aider l’Algérie à accroître ses réserves d’hydrocarbures.
Selon le ministre, les nouvelles technologies introduites dans l'exploration ces dernières années permettent à l’Algérie d’entrevoir de nouvelles possibilités d’augmenter d’une manière très significative ses réserves d’hydrocarbures. Les résultats obtenus par Sonatrach, en appliquant ces technologies sur des surfaces réduites, “sont très satisfaisants et encourageants”, note à ce propos le ministre.
Mais, l’Algérie a besoin de ces sociétés pour les appliquer à grande échelle afin d'intensifier la prospection même dans l’offshore et les zones peu connues, précise le ministre. Pour ce faire, “elle doit adapter un certain nombre de mesures incitatives de la loi 05-07 qui a été adoptée dans un environnement où ces technologies n’existaient pas et où les prix de pétrole évoluaient entre 20 et 30 dollars”, relève M. Yousfi.
Concernant les aspects de la loi sur les hydrocarbures qui seront amendés pour inciter l’investissement étranger dans l’exploration, le ministre s’est limité à dire que la révision va concerner certaines mesures fiscales et aussi des dispositions contractuelles entre Sonatrach et ses partenaires. “Nous sommes en train d’étudier tous ces aspects”, a-t-il dit. “Nous devons nous adapter à la réalité internationale, nous avons des réserves d’hydrocarbures largement confortables, mais il faut assurer localement la sécurité de l’approvisionnement à très long terme et renforcer le rôle de l’Algérie comme acteur principal du commerce international de l’énergie”, a encore affirmé M. Yousfi.
Depuis la promulgation de la loi 05-07 sur les hydrocarbures, amendée par ordonnance présidentielle en 2006, l’Algérie a lancé trois appels d’offres pour l’exploration des hydrocarbures.
Le premier appel d’offres lancé en 2008 a débouché sur l’octroi de quatre blocs, le second organisé en 2009 s’est soldé par l’attribution de trois blocs et seulement deux blocs pour le dernier, lancé en 2011.
Pour rappel, en 2006, une ordonnance est venue imposer une taxe de super profit aux compagnies pétrolières étrangères. L’ordonnance modifiant et complétant la loi 05-07 du 28 avril 2005 a introduit notamment un amendement prévoyant l’imposition d’“une taxe sur les profits” sur tous les contrats d’association (une trentaine) qui étaient négociés. Anadarko, notamment mais aussi toutes les autres compagnies étrangères comme BP, Total installées en Algérie sont touchées. Le problème n’était pas seulement d’ordre financier, mais c’est de changer la règle du jeu pour des contrats déjà signés...//...
NDLR: Dans la grande tradition du souk aux tapis, l'Algérie découvre qu'elle n'a ni les moyens financiers énormes, ni la technologie de pointe pour prospecter et exploiter ses ressources énergétiques et minières. Elle s'apprête donc à attirer les mouches avec du miel, quitte à taxer les soi-disant super profits de ses partenaires comme le fait Chavez au Vénézuela. Depuis les fameux accords d'Evian, chiffon de papier n'engageant pas le FLN mis au pouvoir par De Gaulle, les contribuables français ( entre autres) sont les dindons de cette farce, cocus, battus et contents ! Bientôt 50 ans que cela dure.
Alger ! Niet à Bigeard aux Invalides
Pas de transfert des cendres de Bigeard et pas de défilé de l’ANP à Paris
Par Khidr Omar - 4 décembre 2011
Le ministre français de l’intérieur, arrivé dimanche pour une visite de quelques heures à Alger, était accompagné du directeur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini et de son conseiller diplomatique Michel Duclos, a eu des entretiens avec son homologue Algérien, Dahou Ould Kablia, le ministre de l’intérieur. Au cours de cette réunion, à laquelle ont assisté coté Français, l’ambassadeur de France à Alger et le conseiller diplomatique de M.Guéant, alors que du coté Algérien on notait la présence du secrétaire général du ministère de l’intérieur Abdelkader Ouali et du chef de cabinet Brahim Djeffal.
Selon les informations recueillies par AlgériePlus, cette réunion s’est déroulée dans un bel état d’esprit. Plusieurs sujets d’intérêt commun ont été abordés sans complaisance par les deux parties. La partie Française s’est montrée disponible et volontaire pour déblayer tous les obstacles entravant une coopération sincère et mutuellement bénéfique pour les deux pays...//....
Au cours de cette entrevue avec le ministre de l’intérieur, Claude Guéant a tenu à démentir officiellement les informations faisant état de la participation de troupes de l’armée nationale populaire (ANP) au défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées à Paris et réfuter également les informations faisant état de la volonté du gouvernement Français de transférer les cendres du général Marcel Bigeard, décédé le 17 juin 2010, à l’hôtel des Invalides à Paris.
http://www.algerie-plus.com/actualite/exclusif-pas-de-transfert-des-cendres-de-bigeard-et-pas-de-defile-de-lanp-a-paris/
NDLR: En somme, c'est Alger qui filtre nos soldats inhumés aux Invalides, et qui désigne ceux qui peuvent être soignés au Val de Grâce entre un chef fellouze et une porteuse de bombes.
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Les chrétiens d'Algérie craignent un regain d'intolérance
Le récent procès d'un converti accusé d'« injures envers le Prophète» illustre le retour en force des islamistes.
À ORAN - paru dans le Figaro en novembre 2011 par AREZKI AIT-LARBI
MAGHREB La cour d'appel d'Oran a abrité, jeudi dernier, un nouveau procès pour délit religieux. Siaghi Krimo, un maçon de 29 ans converti au christianisme en 2007, est cité à comparaître pour «injures envers le Prophète ». En mai dernier, il a été condamné, en première instance, à cinq années de prison ferme. Dénoncé par un voisin à qui il avait remis un DVD sur la vie du Christ, il a été brutalement arrêté par une escouade de policiers comme un dangereux criminel.
Au commissariat, plusieurs officiers se sont relayés pour interroger le «renégat». « Tu es habité par le démon », hurle l'un d'eux. « Si tu étais mon frère, je te tuerais », menace un autre. Pour le juge du tribunal correctionnel qui a prononcé la sentence, la cause est entendue avant tout débat: quitter l'islam pour une autre religion est un crime. « Tu le regretteras! », dit-il à l'inculpé, qui a revendiqué sa foi chrétienne mais nié toute atteinte à l'islam. En l'absence du témoin délateur et malgré un dossier vide, le tribunal écrit dans son jugement: « Il a nié les faits, mais son apostasie est une présomption de culpabilité. »
Dans un climat d'intolérance exacerbé par des manipulations occultes, la liberté religieuse est devenue un terrain d'affrontements idéologiques. Pour donner des gages de bonne foi aux islamistes, les autorités ont multiplié les agressions contre les chrétiens. Depuis la loi de février 2006 réglementant « les cultes autres que musulman », plusieurs convertis au protestantisme ont été jugés pour « prosélytisme ». Le procès de Habiba K., arrêtée en mai 2008! en possession d'une bible, avait ému l'opinion et suscité un large mouvement de solidarité, en Algérie et à l'étranger.
En septembre 2010, deux ouvriers chrétiens étaient jugés pour « atteinte aux préceptes de l'islam» pour avoir mange durant le jeûne rituel du ramadan. Grâce à la mobilisation des militants des droits de l'homme, dont des musulmans pratiquants, ils ont été relaxés.
Libertés religieuses
Face à «l'inquisition », les modernistes laïcs se mobilisent pour le respect de la liberté de conscience garantie par la Constitution. Au nom de la même Constitution qui proclame « l'islam, religion d'État», les islamo-conservateurs veulent limiter les « libertés occidentales» au profit d'une application plus large de la charia. Entre les deux camps, le pouvoir vogue au gré des rapports de forces et des pressions internationales.
Après une trêve de plusieurs mois, le procès d'Oran inquiète les partisans d'une société plurielle. S'agit-il du zèle de magistrats isolés? Ou d'un nouveau virage liberticide? Dopés par le printemps arabe, qui a propulsé les islamistes aux devants de la scène, les chantres de la charia intégrale ont le vent en poupe. Le pouvoir, hanté par sa propre survie, cède à leurs caprices lorsqu'il ne les devance pas. A Alger, des dizaines de bars ont été fermés par l'administration; de grands restaurants réputés pour la finesse de leurs vins se sont résignés aux breuvages halal.
Jeudi à Oran, en présence de la presse privée qui a dénoncé « l'inquisition », les magistrats de la cour d'appel ont adopté un profil bas. En moins de dix minutes, le procès est ficelé et lu, le verdict mis en délibéré pour le 1er décembre. Sur les bancs du public, une altercation éclate entre des policiers et de jeunes contestataires : dans cette ville réputée pour une ouverture d'esprit peu commune, les agents de l'ordre ont tenté de séparer les filles des garçons au nom « des traditions qui interdisent la mixité»...
Aicha Kadhafi appelle le peuple libyen à se soulever contre le nouveau régime de Tripoli
Par Kaci Haider | 29/11/2011 | 20:22
Aicha Kadhafi, la fille de l’ex homme fort de Tripoli, qui vit actuellement en Algérie avec sa mère et ses deux frères Mohamed et Hannibal a lancé mardi un appel au peuple libyen pour se révolter contre le nouveau pouvoir de Tripoli " arrivé, selon elle, sur les avions de l’OTAN ". " Mon père ne nous a pas quitté, il est toujours parmi nous " dit Aicha Kadhafi, dans un message audio diffusé mardi par la chaine de télévision syrienne Al Rai TV, à l’occasion du 40ème jour de la mort de son père, un anniversaire célébré par les musulmans sunnites.
"Ô Moudjahidines (combattants), ô Moudjahidates (combattantes) n’oubliez pas les commandements de votre père (Kadhafi) vous enjoignant de continuer le combat, même si vous n’entendez plus sa voix " exhorte encore Aicha Kadhafi, dont c’est la première sortie médiatique après la mort de son père.
Avec cette appel, Aicha Kadhafi passe outre les l’obligation, faite à elle et aux autres membres de sa famille, par les autorités algériennes, de ne pas s’exprimer publiquement sous peine de perdre leurs statuts de refugiés " pour des raisons humanitaires ". Le 27 septembre dernier, Aicha Kadhafi avait appelé les libyens à résister aux combattant du CNT ; ce qui avait alors suscité la colère du ministre algérien des affaires étrangères Mourad Medelci qui l’avait rappelé à l’ordre, " Je tiens à dire que cette sortie est inacceptable pour nous et que des décisions seront prises pour qu’à l’avenir des comportements de ce type ne puissent plus avoir lieu ", avait-Il alors réagi.
Quelle sera la nouvelle réaction des autorités algériennes, sachant que les relations avec le nouveau pouvoir libyen, exécrables tout au long des évènements dans ce pays, sont toujours à la recherche de leur stabilité. A l’occasion de la réunion des pays exportateurs de gaz, l’émir du Qatar avait tenté une médiation entre le président Bouteflika et Mustapha Abdeldjalil, le président du CNT libyen.
L’ambassade de Libye à Alger confirme l’obligation de visa pour les algériens
Par Mourad Arbani | 29/11/2011
Les nouvelles autorités libyennes auraient instauré un visa d’entrée dans leur pays pour les ressortissants algériens. L’information a été rapportée récemment par plusieurs journaux. Mardi l’ambassade de Libye à Alger a bien confirmé l’information, ajoutant néanmoins le fait que le visa d’entrée concerne aussi les citoyens des pays voisins et les pays arabes.
Le système en vigueur actuellement fait suite à celui qui prévalait depuis le 30 mars 2011 et qui " n’exempte du visa que les citoyens tunisiens et dernièrement les turcs ", a précisé la même source dans un communiqué. Pour cette source diplomatique, la situation des ressortissants algériens résidant en Libye, a souligné, est " normale à l’instar des autres communautés arabes depuis la chute de l’ancien régime ".
L’ambassade de Libye à Alger a également démenti l’information, selon laquelle des " instructions secrètes " seraient données au niveau des accès frontaliers pour empêcher les algériens d’entrer en Libye. Pour aussi donner à peine 24 heures aux Algériens non détenteurs de certificat de résidence de quitter la Libye. Ces informations sont infondées et dénaturent la vérité sur le vécu des étrangers dans un contexte caractérisé par une situation sécuritaire non maîtrisée constatée ici et là mais toujours sans effet " tente de convaincre cette source.
L’ambassade a tenu à rassurer les ressortissants algériens établis dans les circonscriptions consulaires relevant de Tripoli et de Sebha ainsi que leurs familles en Algérie qu’ils " ne sont exposés à aucune mesure ou décision sélective ou discriminatoire de même qu’il n’existe pas d’indicateurs de risque ou de menace contre eux depuis la chute de l’ancien régime ".
L’ambassade libyenne dit déplorer, " profondément les rumeurs et les allégations irresponsables dépourvues de toute objectivité qui ont semé la peur et la panique parmi les ressortissants et leurs familles et qui pourraient influer négativement sur les relations fraternelles qui étaient de tout temps l’un des traits de coexistence sereine entre les ressortissants algériens et libyens établis dans l’un ou l’autre pays ".
S’il est de bon ton pour les représentants de la Libye à Alger de démentir ces informations, il reste que la tension entre Tripoli et Alger est loin de s’estomper, malgré la récente médiation Qatarie entre le président Bouteflika et Mustapha Abdeljalil , le président du CNT.
NDLR: Le beau printemps (arabe) s'en est allé...et donc aussi l'Union pour la Méditerranée......
Des milliers de retraités marchent à Tizi Ouzou
Par Ameziane Athali | 28/11/2011 |
Plus de cinq mille personnes selon les organisateurs et un peu plus de 2000 personnes selon la police ont pris part aujourd’hui à la marche des retraités à Tizi Ouzou initiée par la fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) affiliée à l’UGTA pour réclamer une revalorisation de leurs pensions.
La manifestation a démarré depuis le siège de l’union de wilaya de l’UGTA sis au quartier le Mondial de la ville des genêts vers la cité administrative en empruntant le boulevard Houari Boumediene. Sur les banderoles déployées par des retraités en colère venus des différentes régions de Kabylie, pas forcément structurés dans l’organisation initiatrice de la marche, pour exprimer leur colère nous pouvons lire " non à la hogra ", " nous ne demandons pas l’aumône, mais nos droits", "retraités en misère ", " en a marre de l’injustice " et " non à la précarité."
NDLR : A quoi sert donc la rente pétrolière ? Tout simplement à augmenter les placements des apparatchiks FLN à l'étranger
La Marine Française dément le retour de Baba Merzoug
Par Khidr Omar | 27/11/2011 |
La presse algérienne a annoncé le retour à Alger de Baba Merzoug, alias la Consulaire, monument érigé dans l’arsenal à Brest (photo) alors que la Marine nationale Française dément ces informations selon le " Télégramme de Brest ".
" Jusqu’à preuve du contraire, Baba Merzoug reste à Brest ". C’est du moins ce que déclare Marc Gander, chargé de communication de la préfecture maritime au " Télégramme de Brest ": "Nous n’avons reçu aucune demande officielle concernant la Consulaire!" ajoute t-il.
Ce monument érigé sur la rive gauche de la Penfeld, à l’angle de la cale sèche située près de la porte Tourville, est un ancien canon d’Alger, baptisé du nom d’un grand personnage considéré comme le protecteur de la rade et de la ville d’Alger.
Cette pièce imposante, de 6,25m de long, a été réalisée par un fondeur vénitien en 1542. Sa portée de 4,8km, exceptionnelle pour l’époque, donne à Alger la réputation de citadelle imprenable. Alger la Blanche finit toutefois par tomber aux mains des Français et le redoutable Baba Merzoug est transporté à Brest, en 1830, par l’amiral Guy Duperré.
Il a été rebaptisé en hommage au consul de France et missionnaire, le père Le Vacher qui, accusé de traîtrise, a été tiré avec un boulet en direction du navire amiral de la flotte française, commandée par l’amiral Duquesne, qui assiégeait la ville en 1683!
En 1688, lors d’une attaque similaire commise par le maréchal Jean d’Estrées contre Alger, le consul André Piolle a subi le même sort. D’où l’appellation française de " Consulaire " pour cette pièce d’artillerie.
Le canon, surmonté d’un coq maintenant un globe sous une patte, trône donc désormais dans l’enceinte de l’arsenal.Mais du côté de l’Algérie, de nombreuses voix s’élèvent depuis plusieurs années pour réclamer la restitution de cette pièce historique selon la même source.
Patrimoine historique de la Défense
Les demandes, relayées en France par un homme d’affaires, Domingo Friand, se sont faites plus pressantes en 2006, Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense de l’époque, coupant court à tout espoir en déclarant que "ce canon fait partie intégrante du patrimoine historique de la Défense", et que le personnel de la Marine lui "manifeste un attachement particulier".
Baba Merzoug, qui est l’objet de commentaires réguliers sur des blogs et forums, a également été l’objet d’un livre. Depuis quelques semaines, le bruit circule, dans la presse Algérienne que le monument serait restitué en juillet 2012 à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Mais l’information est donc formellement démentie, pour l’heure, par la Marine nationale Française selon le même journal.
Baba Merzoug : L’histoire particulière d’un canon algérois " captif " en France
Histoire épique que celle de ce canon algérois, tout en puissance avec ses presque sept mètres de long et tout en fonte, " captif " depuis 182 ans à Brest, dans la partie militaire de la ville française, pour avoir seulement " défendu " la ville d’Alger des envahisseurs, dont les Français
Au 15e siècle, Alger était une citadelle imprenable, coquettement surnommée par ses habitants "El Mahroussa- La bien gardée ". Cette situation a duré plusieurs siècles, en dépit des attaques de Charles Quint ou des Français, procurant paix et sérénité à ses habitants, jusqu’à la chute d’Alger, en 1830, et le début de l’invasion française en Algérie.
Pour la médina d’Alger, à cette époque de grands bouleversements politiques et militaires en Méditerranée, ce canon faisait office de puissant " protecteur ".
Et ce dernier, n’est autre que Baba Merzoug, un formidable canon d’environ 7 mètres, pouvant à lui seul dissuader toute velléité belliqueuse contre la ville d’Alger, cité des Rais Hassan et autre Korso, et très souvent envoyait par le fonds les navires de ceux qui voulaient soumettre El Djazair.
Il en est ainsi, par exemple, de l’invincible armada de Charles Quint, qui a été terrassée dans la baie d’Alger par Baba Merzoug et…les intempéries
Avec la moitié de sa flotte détruite par le plus puissant des mille canons qui gardaient Alger (photo de 8 canons en bronze pris en 1830 actuellement à l’hôtel des Invalides à Paris), Charles Quint est reparti défait et dépité d’avoir échoué, après un siège de plusieurs mois, de faire tomber Alger pour se venger de la perte d’Oran.
Aussi, dès les premiers jours de la chute d’Alger, en juillet 1830, le baron Guy Duperré s’est-il empressé de se saisir de Baba Merzoug pour l’expédier immédiatement à Brest, où il gît jusqu’à nos jours sous une nouvelle identité, "La Consulaire’’, son appellation française.
Une pièce d’artillerie unique
Quel sort terrible pour Baba Merzoug, l’un des plus grands canons jamais construits par l’homme, que l’exil. Baba Merzoug est venu au jour à la fin des travaux de fortification de la ville d’Alger, en 1542. Fabriqué par un fondeur vénitien suite à la commande du pacha Hassan, qui avait succédé à Kheireddine, sa portée était exceptionnelle pour l’époque, 4.872 mètres, et un poids impressionnant, 12 tonnes.
C’est une superbe pièce d’artillerie, unique en son genre, finement ciselée, qui va dorénavant défendre Alger, la rendant inviolable, absolument inattaquable par mer. Servi par quatre artilleurs, le canon est dirigé vers la Pointe Pescade (ouest d’Alger), interdisant dorénavant à tout navire de s’approcher d’Alger.
En 1671, l’histoire de ce canon terrible va basculer : il interdira à la flotte de l’amiral Duquesne, qui assiégeait Alger, de s’emparer de la ville. Un fait de guerre qui va lui valoir une animosité tenace de deux siècles, après une vengeance terrible des français.
Le consul de France et missionnaire auprès du Dey à Alger, le père LeVacher, accusé de traîtrise par un certain Meso Morto qui avait tué le dey et fomenté une révolte lors de négociations avec l’amiral Duquesne dont la flotte bombardait Alger, a été mis dans la bouche du canon et "tiré" avec un boulet vers le navire amiral français. Il sera appelé, dès lors, par la marine française ’’La Consulaire’’.
Mais, au fait, d’où vient le nom de ce terrible canon qui atteste, jusqu’à aujourd’hui, 182 ans après l’invasion d’Alger, de sa terrifiante renommée ? Selon Belkacem Babaci, président de la fondation Casbah, "la puissance de ce canon, et la longue portée de ses boulets a fait que les gens d’Alger, très impressionnés, ont considéré qu’il était un don de Dieu (Rizk Allah) et apporte la fortune’’. Baba Merzoug (père fortuné) était né.
Après près de deux siècles d’exil, le retour ?
Ayant été l’une des toutes premières prises de guerre en 1830 lors de l’invasion d’Alger, l’amiral Guy Duperré le fait immédiatement expédier à Brest. Trois ans plus tard, il est exposé au public avec sur sa ’’bouche’’ un Coq, et gît sur son emplacement actuel depuis le 27 juillet 1833.
Selon Ahmed Babaci, auteur d’un livre sur Baba Merzoug et membre du comité pour son rapatriement, ce canon était la plus importante arme de défense dans tout le Bassin méditerranéen et sans rival pendant des siècles. Ce n’est que lors de la 1ère Guerre mondiale que les Allemands construisent le fameux canon, alors baptisé "la grosse Bertha", et dont la longueur était de cinq mètres.
Baba Merzoug, c’est le protecteur bienveillant des algérois, il était devenu l’âme d’Alger et son farouche gardien, d’où le qualificatif d’"El Mahroussa" à l’époque des courses et de la flibuste en Méditerranée.
Il avait en fait, de même qu’El Djazair avec laquelle il se confondait, un statut quasi"mystique", faisant la fierté de la ville et de ses habitants.
En 1999, un comité pour la restitution du canon algérien est crée par plusieurs personnalités qui ont diversifié les contacts en France et en Algérie pour le retour de Baba Merzoug dans sa patrie. Un retour qui devrait intervenir, selon M. Babaci, en 2012 à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie
NDLR: On leur a bien rendu, sous Giscard, en catastrophe sans prendre le temps de tout photocopier, nos archives d'Etat-Civil qui pourrissent au 3 ème sous-sol d'un bâtiment d'Alger, alors donnons leur Baba Merzoug, l'Arc de Triomphe, et la statue de De Gaulle qui trône sur les Champs Elysées en prime !... Au point où la Métropole en est arrivée dans la repentance officielle, plus rien ne nous étonne. De petites lâchetés en grands déshonneurs, nous volons vers la victoire finale... du FLN.
JIJEL - La misère submerge les villages de la commune de Sidi Maârouf
Dimanche, 27 Novembre 2011
Dans l'Algérie profonde... Mouloud SAOU
Des parents nous diront que leurs enfants sortent de la maison le dimanche à 3 heures du matin pour arriver à l’heure en cours. Car il n’existe pas de transport scolaire dans cette commune.
Les habitants de plusieurs villages dans la commune de Sidi Maârouf, située à environ 50 kilomètres à l’est de Jijel, souffrent de beaucoup de problèmes tels le mauvais état des routes, le manque d’eau, l’absence d’éclairage public, de transport public et d’infrastructures sportives.
Lors de notre déplacement dans la commune en question, nous avons pu constater que cette dernière accuse un énorme retard en matière de développement. Les habitants de plusieurs villages que nous avons rencontrés, nous ont fait savoir que leur situation critique n’a que trop duré. “Nous en avons marre, les autorités locales n’ont rien fait pour nous, je me demande même si nous sommes réellement Algériens ”, déclare un habitant du village Foundous. “Nous n’avons pas d’eau pour nous laver, nous sommes obligés d’en acheter avec nos propre moyens notamment durant la saison d’été”, dira ce père de famille furieux. Un autre habitant de cette région nous affirme que dans leur région l’eau n’est disponible qu’une fois par semaine et pour une durée de 20 minutes maximum. “À Sidi Maârouf, l’eau est distribué d’une façon anarchique, il y a des quartiers qui bénéficient d’eau durant toute la semaine, tandis que d’autres souffrent de son manque” constate un autre. Pour ce qui est de l’éclairage public, la situation est grave pour beaucoup de régions.
En effet, lorsque nous avons posé la question sur l’éclairage public dans les zones Foundous, Ayis, El Mataya et d’autres inconnues pour beaucoup de Jijeliens, les habitants ont répondu “C’est un rêve !”. Un habitant de Foundous a confié à Liberté que la population ne cherche pas l’éclairage public. “Nous savons que l’éclairage public est une chose qui ne se réalisera jamais ici, on cherche un peu de développement pour vivre comme des êtres humains dignes de ce nom, rien d’autre”, avouera notre interlocuteur. Et d’ajouter : “Moi personnellement, je suis sans d’électricité à la maison depuis 4 jours à cause d’une panne et quand j’ai appelé la société de distribution d’El Milia, personne n’a voulu venir pour la réparer, mais quand il s’agit de couper l’alimentation pour non-payement de la facture, ils n’hésitent pas à venir”.
Un autre problème qui empoisonne la vie des citoyens ainsi que celle de leurs enfants est l’absence des moyens de transport public. Les élèves qui habitent les villages aux alentours de Sidi Maârouf sont obligés de se déplacer dans des camionnettes utilisées pour le transport du bétail.
Tel est le cas pour les habitants d’El Matay située à 8 kilomètres du chef lieu de la commune, et des villages de Ghar Diba, Chekrida, Beni Hay et d’autres régions... Ces habitants nous ont affirmé que les transporteurs qui travaillent au noir dans ces régions, ont l’habitude d’interrompre leur activité à cause de l’état piteux des routes qui relient leur village à Sidi Maârouf. Face à des situations pareilles, les élèves sont obligés de parcourir tout le chemin à pied notamment en hiver.
La misère ne s’arrête pas là pour ces élèves, car en arrivant à l’école ils font face à d’autres manques. Comme c’est le cas au CEM Guetich Laâbi au centre-ville de Sidi Maârouf que nous avons visité. L’absence totale d’eau est une particularité de cet établissement qui accueille quelque 500 élèves. Ceux qui habitent trop loin ont le privilège de bénéficier de l’internat. Mais pour rejoindre l’école en début de semaine c’est un véritable parcours du combattant pour les élèves. Des parents nous diront que leurs enfants sortent de la maison le dimanche à 3 h pour arriver à l’heure en cours. Les élèves ne connaissent pas le transport scolaire, et n’ont jamais bénéficié de ce “luxe”. Une situation qui a poussé beaucoup de parents à retirer leurs enfants de l’école notamment les filles. Les habitants se posent des questions sur leur sort et celui de leur enfants : “Est- ce que nous continuerons notre vie à combattre la misère ? Est-que que notre cri de détresse est entendu? Est-ce que les autorités savent que nous existons ?” En attendant les habitants d’Ayis , El Mataya, Grayou, Ezakhara, Bouzeghar, Laâchachba, Beni Hay et autres continuent à vivre dans l’espoir de connaître des lendemains meilleurs.
NDLR: Michel Rocard prétendait que les centres de regroupement étaient des camps de concentration. (voir : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article692). Que dit-il, à présent, des villages "libérés de notre oppression coloniale" ?
Pauvres habitants de ces contrées vous vous faites bien des illusions sur la possibilité d'un avenir meilleur...! Tant que vous serez sous la coupe du FLN et des islamistes il n'y aura pas d'avenir pour vous....Ah! qu'elle était douce la présence française...!
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El Tarf : 5 personnes arrêtées pour prosélytisme....
Par Ameziane Athali | 31/10/2011 - Info Algérie Plus
Le procureur de la République du tribunal correctionnel de El Tarf (600 km à l’Est d’Alger) a placé, hier, dimanche, 5 personnes en détention préventive pour prosélytisme, pratique religieuse sans autorisation et atteinte à l’islam, a appris AlgeriePlus auprès des membres de la communauté protestante dans cette région. Une sixième personne, une mineure de 17 ans, a été remise en liberté.
Selon les indications fournies par la même source, ces chrétiens ont été interpellés par les gendarmes, samedi, dans la matinée, au moment où ils s’apprêtaient à entamer leur culte hebdomadaire dans un appartement au village Mirayma, dans la commune de Bougouss (20 km au sud-est du chef lieu de la wilaya El Tarf).
Faute d’église dans la région, l’appartement en question servait de lieu de culte, selon les membres de cette communauté affiliée à l’église protestante d’Algérie (EPA). Le président de l’EPA, Mustapha Krim, qui se trouve à l’étranger, a été informé de l’arrestation. Il devrait se rendre à El Tarf dès son retour au pays qui est prévu aujourd’hui ou au plus tard demain mardi. Le procès des prévenus devrait se dérouler ces jours-ci selon la même source.
NDLR : Et pourtant on nous répète que l'Islam est une religion d'ouverture, d'Amour et de charité...
En route pour le 6 ème califat en Tunisie
Le mouvement Ennahda a organisé dimanche 13 novembre 2011 au théâtre de plein air de Sousse, un meeting gigantesque avec la participation des leaders du parti dont notamment son secrétaire général et futur premier ministre Hammadi Jebali, ainsi que Samir Dilou et Monia Ibrahim. A été conviée à ce meeting également, Houda Naïm, membre du mouvement islamique palestinien "Hamas".
M. Jebali, dans son discours, a affirmé que le moment était grandiose et historique, en évoquant la symbolique de voir les drapeaux de la Tunisie et celui d’Ennahda, flotter côte-à-côte.
Il a précisé que la présence de la militante islamiste palestinienne est très symbolique, car "la libération de la Tunisie, entrainera inchallah la libération d’El Qods (c'est-à-dire de Jérusalem)
Il a déclaré solennellement "qu’il s’agit là d’un moment divin, dans un nouvel Etat, dans un 6ème Califat, inchallah ......". "Mes frères, vous vivez un moment historique, un moment divin, une nouvelle étape civilisationnelle si Dieu le veut dans le 6ème Califat si Dieu le veut! ( le " cinquième Califat " c’est le Califat Ottoman NDLR). Une grande responsabilité nous attend et le peuple nous a fait confiance non pas pour le gouverner mais pour le servir! Vous devez éviter la mentalité du gouvernant. Vous protégez ce peuple grâce à Dieu. "
Ces propos ont déclenché une grosse polémique en Tunisiequi a poussé le Secrétaire général du mouvement Ennahda Hammadi Jebali à indiquer que les commentaires suscités par les propos qu’il avait tenu dimanche lors d’un meeting à Sousse sur " le 6ème califat " se fondent sur une " amputation " du texte de son discours par la suppression d’une phrase.
Dans un communiqué explicatif le Secrétaire général d’Ennahda a fait savoir que " L’extrait en question a été sorti de son contexte de manière à lui donner une signification qui a provoqué une ambiguïté dans le sens de la phrase "
NDLR: pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre que le parti islamiste tunisien jette le masque. Le 6 ème Califat, c'est celui annoncé par les mouvements panislamistes dont les Frères musulmans, à la suite de l'exil d'Abdul Medjib en 1924, détrôné par Mustapha Kémal. Un nouvel empire ottoman derrière le Turc Erdogan ( pour le moment) avec pour but la prise d'El Qods ( Jérusalem ) est donc en train de se programmer....Bonjour les dégâts...
Khaled Nezzar face à la justice Suisse : « Je suis bien décidé à crever l’abcès une bonne fois pour toutes »
Par Hakim Merabet | 16/11/2011
Le général à la retraite Khaled Nezzar, qui a observé le silence depuis son interpellation en Suisse vient de sortir de sa réserve. Bien qu’il soit sous les feux de la rampe depuis qu’il a été "cueilli" à Genève par l’organisme "Trial", comme révélé en exclusivité par AlgériePlus, suite à une plainte d’anciens militants du FIS, le soldat Nezzar ne semble pas pour autant disposé à se laisser marcher sur les bottes. Et il l’a dit franchement et fièrement aujourd’hui sur les colonnes du Soir d’Algérie.
D’emblée le général major annonce la couleur à propos de l’arrêt du processus électoral et ce qui s’en est suivi en assénant que "je ne regrette rien".
Rien renier de ses engagements et ses décisions en tant que ministre de la défense nationale durant les années de braises, Khaled Nezzar, les a plutôt argumentés, justifiés et défendus.
"L’arrêt du processus électoral en 1992 était une action salvatrice pour le peuple algérien" soutient Khaled Nezzar, ajoutant que la violence que réservaient les anciens dirigeants du Front islamique du Salut (FIS, dissous) au peuple algérien "pouvait être terrible". A ceux qui trouvent à redire sur la gestion par l’armée des événements, Khaled Nezzar leur répond ceci : "l’armée nationale héritière de l’ALN, est intervenue contre la violence dans le cadre de la loi sans recourir aux méthodes qui ont déshonoré tant d’autres armées dans nos régions ".
Le général major cite à l’appui les sentences menaçantes des responsables du FIS dissous qui ne laissaient pas de doute quand à leur projet de société. : "La démocratie est mécréance " et " si le peuple vote contre la loi de Dieu (la Charia), cela n’est rien d’autre qu’un blasphème....Dans ce cas, il faut tuer ces mécréants… ". Ces citations moyenâgeuses de Ali Belhadj ont fait dire à Khaled Nezzar que "L’ANP, et cela je le revendique et je l’assume, a empêché la "kaboulisation" de l’Algérie". Nezzar dénonce allusivement ce qu’il appelle les "mémoires à œillères" qui perçoivent différemment maintenant que le danger est passé. Et d’asséner "qu’on peut s’en indigner, mais il faut faire avec".
Khaled Nezzar, dont c’est la toute première intervention médiatique après son interpellation en Suisse suite à une plainte de l’ONG Trial, affirme également que l’armée, dans son action, "a conforté le multipartisme (…) elle a tout fait pour que le dialogue entre les Algériens soit le moyen de régler les différends, elle a surtout initié une politique de la main tendue et du pardon en direction de ceux qui ont pris les armes contre leur propre pays "
NDLR: Demain, c'est la kaboulisation de l'Europe qu'il faudra enrayer... Et là encore, comme au 18 Brumaire, comme en Espagne ( 1936), au Chili ( 1973), en Gréce ( 1945), en Argentine ( 1943), c'est encore à l'Armée qu'on fera appel pour sauver les peuples anesthésiés par la démocratie devenue folle, véritable catoblépas .
"Kaboulisation", un terme qui va devenir de plus en plus actuel...
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transmis par Pierre Barisain-Monrose
Algérie-France : Abadou pose le préalable du mea culpa à la refondation des relations
Pour de bonnes relations à venir avec l'Algérie il faut un préalable de mea culpa de la France
Par Khidr Omar | 01/11/2011 | dans Algérie Plus - http://www.algerie-plus.com/actualite/algerie-france-abadou-pose-le-prealable-du-mea-culpa-a-la-refondation-des-relations/#
La célébration du 57ème anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération nationale aura été l’occasion pour de nombreux acteurs politiques d’évoquer l’avenir des relations algéro-françaises.
Le chef de la puissante ONM (Organisation nationale des Moudjahidine), Saïd Abadou, s’inscrivant dans ce qui s’apparente à un consensus national sur la question, réitère la position selon laquelle l’ex-puissance colonisatrice doit reconnaître les crimes commis durant la période coloniale afin de "tourner définitivement cette page ".
Pour lui, l’établissement d’une véritable coopération entre les deux Etats et entre les deux peuples passe aussi par la présentation d’excuses et l’octroi de dédommagements au peuple algérien.
Par ailleurs, Saïd Abadou dit avoir accueilli très favorablement les déclarations du candidat socialiste à la prochaine présidentielle française, François Hollande, qui avait pris part à la marche organisée à Paris à l’occasion de la commémoration des massacres du 17 octobre 1961. A ce propos, il a souhaité que cette démarche n’obéisse pas à des fins électoralistes.
Au sujet des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, il considère que la loi promulguée récemment en France sur l’indemnisation des victimes de ces essais n’est qu’un subterfuge et qu’elle "démontre une fois encore que la France n’est pas sérieuse vis à vis de ce dossier".
Le Secrétaire général de l’ONM botte en touche
En dehors des relations avec la France, il reviendra sur la mémoire de la Révolution préconisant, à ce propos, l’ouverture de chaînes télévisées et radiophoniques thématiques qui s’intéresseront à l’histoire d’Algérie en général et à la Guerre de libération en particulier.
M. Abadou a déploré au passage le peu d’intérêt des médias nationaux pour " l’histoire de la révolution ". Il a ajouté avoir soulevé cette question et celle relative à la création d’une fondation de la mémoire nationale devant les autorités.
Au sujet du sigle FLN dont certains ont réclamé la mise au musée en tant que patrimoine collectif -, l’ex ministre a préféré botter en touche, car de son point de vue, c’est une question de " forme ", ajoutant que " tout citoyen a le droit de s’inspirer des valeurs de la Révolution ". Le plus important, selon lui, ce sont les programmes de ces partis et le rôle qu’ils doivent jouer dans l’édification de l’Algérie.
Concernant la polémique suscitée autour de certains leaders historiques, Saïd Abadou n’a pas voulu se mouiller, préférant renvoyer la balle aux historiens et aux analystes auxquels il revient d’entreprendre les recherches nécessaires et de se prononcer en conséquence. "Notre mission au sein de l’ONM est d’évoquer ce que nous avons vécu en tant que moudjahidine et de transmettre le message de Novembre aux générations montantes", a-t-il soutenu.
Interrogé sur le nombre de Moudjahidine, question ô combien sensible, il bottera encore en touche en faisant savoir que son organisation n’a pas cette donnée qui est du ressort du ministère de tutelle. Il avancera néanmoins le chiffre de plus de 100.000 Moudjahid. Enfin, Saïd Abadou révélera que la tenue du 11ème congrès de l’organisation coïncidera avec la fête de la Victoire, c’est-à-dire le 19 mars prochain.
NDLR: Le patron des "Moujahidines" soulève des questions qui nous concernent directement:
1/ D'abord, le 19 mars est bien la date de la Victoire de nos ennemis. Or, jusqu'à nouvel ordre, on ne commémore pas Trafalgar ni Waterloo.
2/ 2ème priorité: faire cracher au bassinet la France ( ce qu'elle fait depuis 1962, avec De Gaulle en tête) pour dédommager les "combattants", les "civils" et les "irradiés". 50 ans après, la vache à lait française est toujours bonne à traire.
3/ Plus intéressante est son analyse de la mémoire "algérienne" de la guerre d'Algérie qui rappelle celle de la France actuelle.
- Elle intéresse de moins en moins les médias et les nouvelles générations, même en Algérie !...
- Le vrai vécu des vrais "combattants " de l'intérieur doit être pris en compte par les historiens. C'est le fameux conflit entre "Mémoire" et "Histoire".
- Le nombre des vrais "combattants" n'est pas certain, ( sous-entendu si on enlève les "marsiens" et les pseudo combattants de l'ALN hors frontière qui ont récupéré les fruits après 1962)
- Enfin le signe FLN n'est plus qu'une "forme", un habillage commode.
Quant à l'a-plat-ventrisme devant l'Algérie du candidat François Hollande, c'est un bon début, mais "peut mieux faire !"...
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Le grenier à blé de la Rome antique doit aujourd’hui importer des céréales ! On aura tout vu !
Les importations algériennes de produits alimentaires ont enregistré durant le mois d’août dernier une progression de plus de 95%, tirée à la hausse essentiellement par les céréales et les légumes secs, selon les Douanes algériennes.
Les produits alimentaires, qui représentent une proportion de 22,23% du volume global des importations, se sont établies à 845 millions de dollars durant le 8ème mois de l’année 2011 contre 433 millions durant la même période en 2010, en hausse de 95,15%, indique un bilan du Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis), obtenu par l’APS.
Cette augmentation est engendrée essentiellement par une hausse de 89,23% des importations des céréales, semoules et farines, passant de 148,55 millions de dollars en août 2010 à 281,10 millions à la même période en 2011, ajoute-t-on. La part des céréales dans la structure des produits alimentaires importés est de 33,27%, selon le Cnis.
Les légumes secs, qui représentent 3,05% des importations globales de l’Algérie, ont également enregistré une très forte hausse de 157,09%, passant de 10,02 millions dollars en août 2010 à 25,76 millions à la même période de référence en 2011. A l’exception des viandes qui ont baissé de 28,73%, tous les produits du groupe alimentation ont connu des hausses.
Il s’agit aussi des groupes " laits et produits laitiers " (+55,79%) totalisant 114,30 millions et " café et thé " (+37,87%) soit un montant de 20,68 millions de dollars. La facture des importations des sucres et sucreries a plus que quadruplé passant de 52,43 millions dollars à 217,42 millions, précise le Cnis.
NDLR: La Numidie n'a plus de blé, mais elle a du pétrole ( pour le moment) ...
Attaque de l'aérodrome FERHAT-ABBAS
Mardi 27 Septembre 2011 Liberté Algérie - Par : Lynda NACER
Des RPG7 libyens utilisés par AQMI à Jijel
Le choix de la cible, l’aéroport Ferhat-Abbas, et du timing est loin d’être fortuit, d’autant que les terroristes ont utilisé des lance-roquettes de type RPG7, contre l’une des infrastructures les plus importantes de la région.
L’attentat terroriste perpétré, dans la nuit de samedi à dimanche, contre l’aéroport dans la commune de Taher, à environ une vingtaine de kilomètres à l’est de Jijel, n’a, fort heureusement, fait aucune victime. Cependant, cet acte est qualifié par des sources sécuritaires de “grave précédent”, car il ne laisse aucun doute quant à la provenance des armes lourdes utilisées
Boualem Sansal et Salim Bachi censurés au Salon international du livre d’Alger
Info AlgériePlus - Par Ameziane Athali | 25/09/2011 | 0:26
http://www.algerie-plus.com/magazine/boualem-sansal-et-salim-bachi-censures-au-salon-international-du-livre-d’alger/attachment/sila_16/
: Des œuvres de deux écrivains Algériens d’expression Française ont été censurées à la 16 eme édition du Salon international du livre d’Alger (SILA) qui se tient depuis mercredi dernier au complexe Mohamed Boudiaf.
Boualem Sansal et Salim Bachi sont les deux auteurs concernés par cette mesure, malgré la participation de leur éditeur Français Gallimard qui participe à cette 16ème édition du Salon avec des centaines de livres, a appris AlgériePlus de sources proches de l’éditeur.
En effet, leurs dernières œuvres, à savoir " Rue Darwin " pour Boualem Sansal et " Amours et aventures de Sindbad le marin " de Salim Bachi, publiées chez les éditions Gallimard sont frappés de censure. Font-ils partie des 400 livres interdits de participation à cette 16ème édition, s’interrogent de nombreux amoureux du livre qui cherchaient désespérément les oeuvres de ces deux auteurs Algériens.
Il est à signaler que ce n’est pas la première fois que des mesures similaires sont prises à l’encontre de livres. " L’Attentat " de Yasmina Khadra, " El Haraga " de Boualem Sansal et " Mes Hommes " de Malika Mokadem, trois titres "exclus" de la liste des livres d’auteurs algériens à traduire en langue arabe dans le cadre de la manifestation "Alger, capitale de la culture arabe 2007.
Par ailleurs, la censure avait frappé une nouvelle fois au13ème Salon international du livre d’Alger en 2008. Les ouvrages de Boualem Sansal " Le village allemand " et Salim Bachi " Tuons-les tous " ont été exclus par le comité d’organisation.
Pour rappel, le directeur de ce Salon, Rachid Hadj Nacer, avait déclaré à la veille de l’ouverture du SILA qu’une commission inter-ministérielle avait censuré quelques 400 titres à connotation religieuse.
La 16ème édition du Salon international du livre (SILA 2011) d’Alger a ouvert ses portes mercredi 21 septembre, au niveau du complexe olympique Mohamed Boudiaf, avec la participation de 521 éditeurs, dont 145 algériens. Plus de 400 stands ont été installés sur une superficie de 24.000 m2.
Invité d’honneur, le Liban participe avec 70 maisons d’édition. De grands noms de la littérature libanaise, à l’instar de Joumana Haddad et Charif Majdalani seront présents au salon.
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"S'il est, en Algérie, un domaine où l'effort de la France ne se discute pas, c'est bien celui de l'enseignement. On doit dire que l'école a été un succès certain. Les vieux maîtres, les premiers instituteurs. ont apporté toute leur foi pédagogique. sans arrière?pensée, et leur influence a été extrêmement heureuse.`
Abderrahmane FARES
"La scolarisation française en Algérie a fait faire aux Arabes un bond de mille ans."
Belkacem Ibazizen
"En un siècle, à force de bras, les colons ont, d'un marécage infernal,mitonné un paradis lumineux. Seul, l'amour pouvait oser pareil défi... Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaitre que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants."
Boualem Sensal
"A son indépendance, nul pays extérieur au monde occidental, Japon et Afrique du Sud exceptés, ne disposait d'une infrastructure aussi développée que celle de l'Algérie."
Bachir Ben Yamed(Directeur de "Jeune Afrique")
"L'œuvre de la France est admirable Si la France était restée vingt ans de plus, elle aurait fait de l'Algérie l'équivalent d'un pays européen."
Propos d'un homme d'Etat syrien rapportés par Ferhat Abbas
"Si les Pieds Noirs n'étaient pas partis en masse, l'Algérie ne serait peut-être pas dans l'état désastreux dans lequel elle se trouve..."
Malika Bonssouf
('Journaliste)
"Trente ans après l'indépendance, nous voilà ruinés, avec plus de nostalgiques que le pays comptait d'habitants et plus de rapetoux qu'il n'abritait de colons. Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des Pieds Noirs. S'ils étaient restés, nous aurions, peut-être, évité cette tragédie."
Boualem Sensal
"LA FRANCE A COMMIS UN CRIME : ELLE A LIVRE LE PEUPLE ALGERIEN AUX TUEURS ET AUX ASSASSINS!"
Ferhat Abbas (ex-leader du FLN)
Quant à HOCINE AIT HAMED, l'un des chefs historiques du FLN
Il déclare dans le numéro de juin 2005 de la revue « Ensemble » de l'Association Culturelle d'Education Populaire: « Chasser tes Pieds?noirs a été plus qu'un crime, une faute, car notre chère Patrie a perdu son identité sociale ». Il ajoute: « n'oublions pas que les religions, les cultures juives et chrétiennes se trouvaient en Afrique bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd'hui hégémonistes. Avec les Pieds Noirs et leur dynamisme, je dis bien les Pieds Noirs et non les Français, l'Algérie serait aujourd'hui une grande puissance Africaine, Méditerranéenne. Hélas! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques.
Il y a eu envers les Pieds Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l'Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens ».
Dimanche 5 juillet 2002, Georges-Marc Benhamou éditorialiste dominical de VAR MATIN a publié sous le titre "Retours d'Algérie" un article remarquable par sa concision sur les tenants et aboutissants d'un exode monstrueux, celui des Pieds noirs et des Harkis. Ce travail est d'autant plus à prendre en considération que Georges-Marc Benhamou est pied noir en même temps que de sensibilité de gauche.
40 ans après, la vérité commence à poindre : le gaullisme ne pavoise plus et les Algériens se posent beaucoup de questions sur les conséquences de leur "libération"Les passages en gras sont de notre fait...(NDLR)
Retours d'Algérie
Début Juillet 1962, C'est à Marseille que les Français se mirent à comprendre ce qui se passait véritablement, puis à Toulon, à Nice, dans tout le Midi. A l'aéroport de Marignane, et sur le port de la cité phocéenne, où l'on avait installé des baraquements improvisés, les Européens d'Algérie débarquaient par dizaines de milliers. Le flot des rapatriés était ininterrompu. Tout un peuple se déversait, fuyant « le FLN qu'on allait trouver à sa porte » (c'était l'expression d'alors), emportant dans sa fuite quelques valises, et pour les plus chanceux, des meubles ou une voiture. L'exode de ceux qu'on appelait « les pieds-noirs » culminait en cette première semaine de juillet 1962 où fut déclarée l'indépendance de l'Algérie.
Il y a précisément quarante ans, une page de l'Histoire de France se tournait brutalement. Le rêve républicain - eh oui ! - d'un Empire français s'évanouissait. La France ne savait pas que son horizon ne serait plus le même, qu'elle avait subitement rétréci; seule la magie du verbe gaulliste réussit alors à endormir la douleur - elle est toujours là, mais cela est un autre sujet...
Les métropolitains comme on disait alors découvraient sidérés un des plus incroyables exodes de l'Histoire européenne : le transfert d'un million de Français qui pour la plupart n'avaient jamais mis les pieds dans l'Hexagone, sauf pour se faire tuer en plus grand nombre que les autres durant les deux grandes guerres . Personne ne les attendait, et surtout pas de Gaulle ou le gouvernement Pompidou, qui, durant le Conseil des ministres de mai et de juin 1962, estimait que "quelques dizaines de milliers de rapatriés" seulement quitteraient l'Algérie - cécité politique ou cynisme absolu, sur ce point les historiens n'ont pas tranché. La quasi-totalité dé la communauté européenne quitta sa terre natale, et on connaît la suite. Une guerre d'Algérie qui n'en finit pas jusqu'aux trente-cinq morts d'Alger assassinés par le GIA avant-hier.
Les oubliés de l'Histoire
Quarante ans ont passé et pourtant les plaies ne sont pas refermées. Et surtout pas pour les Européens d'Algérie. Ni pour la France pour qui cette "guerre d'Algérie" est, comme l'épisode de Vichy, une histoire qui ne passe toujours pas. Ni pour les Algériens pauvres et apeurés pour la plupart dans un pays riche. Ni pour le peuple des Européens d'Algérie. Depuis quarante ans, on a fait et refait le procès du colonialisme - il était nécessaire - mais en écrivant une histoire hémiplégique, ou tout un peuple, sa mémoire, son uvre, ses morts, sa souffrance, restent négligés par la Nation.
Car les blessures des Européens d'Algérie sont de toutes sortes. Ils furent les "oubliés de l'histoire", depuis les Accords d'Evian jusqu'à aujourd'hui. L'ostracisme à leur égard est si tenace qu'on s'interroge : est-ce, ce que l'historienne Jeanine Verdes-Leroux n'hésitait pas à appeler "un racisme" dans un livre récent (Les Français d'AIgérie, Edition Fayard, 2000) ?
En effet dès 187O, démontre-t-elle, les Européens d'Algérie sont caricaturés en colons sanguinaires, en maîtres esclavagistes, en exploiteurs exotiques alors que la plupart des « pieds-noirs » avaient un niveau de vie inférieur à celui des métropolitains, votaient le plus souvent à gauche et ne ressemblaient en rien aux stéréotypes repris par de Gaulle et la gauche sartrienne. « A en croire une certaine presse, s'insurgeait à raison Camus, les pieds noirs seraient un million de gros colons fumant cigare, portant cravache et montés sur Cadillac." Ce n'était pas le cas bien sûr et les métropolitain qui virent alors débarquer des familles hagardes, épuisées démunies, comprirent mieux alors la phrase de Camus. Et le grand chagrin des « rapatriés ».
De Gaulle et les Pieds noirs
Parmi les plaies toujours ouvertes il y a le mépris que de Gaulle leur témoigna. C'est une histoire ancienne Elle remonterait à 1942, quand l'Algérie des élites hélas vichyste, préféra le général Giraud et les Américains à un de Gaulle visionnaire mais isolé.
De Gaulle n'aurait jamais pardonné aux pieds noirs ce affront. L'homme du Nord ne les aima jamais semble-t-il et pourtant il leur devra tout et surtout son miraculeux retour au pouvoir de 1958. Sans le 13 mai, sans les «treize complots du 13 mai» où les activistes pieds-noirs se firent manipuler par les émissaires gaullistes, sans la folle adhésion des "pieds-noirs" à son « Je vous ai compris » du 5 Juin 1962 au Forum, de Gaulle ne serait jamais sorti de sa traversée du désert.
Il claque la porte en 1946, et espère que la France le rappellera ; en 1951, tous les historiens en attestent, le RPF a été un échec et l'homme du 18 juin enrage de revenir au pouvoir. Et rien ne vient. Alors, les pieds-noirs et l'Algérie française lui serviront de masse de manuvre. La liste est longue des complots gaullistes. De l'"affaire du bazooka" à l'opération "Résurrection" de 1958...
C'est peut-être à cause de cette mauvaise conscience, celle des gaullistes et des anticolonialistes primaires, que deux énormes scandales historiques restent encore occultés. Deux autres blessures.
Les Harkis
La blessure des harkis; des dizaines de milliers de morts dont on commence enfin à parler et dont toute la tragique histoire n'a pu pu être écrite Il faudrait en effet que les historiens s'intéressent de plus près à la mystérieuse "circulaire Joxe" qui enjoignait à l'armée française de ne pas intervenir même quand les massacres de harkis, leurs anciens camarades, se déroulaient sous leurs yeux.
Le Massacre d'Oran
Et enfin la blessure la plus paroxystique, cette agonie de l'Algérie française qui décidément ressemble à la "La Peste" de Camus: le massacre d'Oran, le 5 juillet 1962, absolument occulté lui aussi, où des militants FLN, des « marsiens » combattants de la dernière heure et des foules surchauffées massacrèrent des milliers d'Européens d'Algérie - on perle de 5000, parfois de 15000 morts.
L'Histoire ne s'écrit vraiment que cinquante ans après. Il est encore trop tôt peut-être pour les historiens mais on s'en rend compte, je l'espère, pas pour le peuple d'Algérie qui attend toujours une réparation devant l'Histoire
NDLR
Et voilà pourquoi les "pieds noirs" ont et auront à jamais la haine viscérale de De Gaulle ainsi que de l'image emblématique qu'on a trop vite dressée de lui.
Ils espèrent qu'un jour la véritable Histoire lui restituera sa vraie place, celle d'un personnage qui fut néfaste dans le destin de l'Algérie et fut la cause de beaucoup de sang innocent versé.
CE QUE FUT L'ALGERIE FRANCAISE
Nous avons découvert ce texte de A. MARTINEZ sur un site du web.
Il ne contient en vérité rien de transcendental. Mais il est une excellente synthèse d'un tas de choses qui ont été dites et redites depuis 40 ans sur l'Algérie et les Pieds Noirs. Et il est bon parfois de rafraîchir les mémoires...lorsque le mensonge persiste.
LETTRE OUVERTE AUX MEDIAS
Dans ce fatras informe que constitue à présent l'information dans notre pays, les couvertures se succèdent concernant le sujet lucratif de la guerre d'Algérie. Il ne se passe pas un jour ou un livre atteste la systématisation de l'emploi de la torture dans l'armée française. Les périodiques rivalisent de zèle pour montrer au lecteur sous couvert d'une réalité historique, l'angélisme de la révolution algérienne, l'indignité de l'armée française, et les méfaits de la colonisation.
Ce ne sont pas les articles courageux du "point ", et de " Paris Match ", arbre malingres et frêles qui cachent la foret, qui pourront à eux seuls rétablir une vérité tronquée. Il est temps à présent que nos brillants éditorialistes et journalistes de tout bord cessent leur entreprise de démolition, et laissent de coté une idéologie perverse qui ne fait qu'accabler à sens unique en occultant sciemment ou par paresse intellectuelle une part de réalité commercialement peu rentable.
Ceux qui participent à ce processus ignoble se reconnaîtront. L'immense majorité des chroniqueurs et groupes de presse sont assis sur le même plateau de la balance. On peut lire ça et là des propos incendiaires à l'encontre d'un bord coupable de toutes les injustices, comme ci l'authenticité de faits ignobles était monolithique, accrochée désespérément au manichéisme ambiant. Il n'est pas question pour moi dans ces quelques lignes, de refaire la guerre d'Algérie, de remettre en cause la réalité ou de discuter sur le bien fondé de l'indépendance. On ne refait pas l'histoire. "Les choses étant ce quelles sont", et puisque c'est d'histoire qu'il s'agit, il est souhaitable d'en aborder tous les aspects. C'est à mon avis, mais peut être suis-je dans l'erreur puisque n'étant pas un professionnel de l'information dirigée, une règle qui ne doit jamais être transgressée. Le traitement que vous faites de ces 132 années de l'histoire de la France est le plus souvent indigne, incomplet et réducteur.
J'ai lu que Napoléon III, peut être le plus critiqué de nos souverains, dont les qualificatifs manquaient, récemment, pour décrire l'étendue de son manque de bon sens, avait découvert avant tout le monde une "nation algérienne" au mépris d'une réalité historique évidente. Même un fervent révolté de la première heure avoua, après avoir visité les cimetières et interrogé les vivants et les morts ne pas l'avoir trouvé.
Napoléon le petit comme l'appelait Victor Hugo, avait sans doute oublié que le vocable "Algérie" fut une invention française.
Victor Hugo aussi y va de sa complainte. On ouvre ses écrits car il est à la mode. L'incommensurable écrivain décrit "les paysans algériens vivant pieds nus dans leur maison en terre battue et mangeant à même le sol." Il oubliait lui-même, que dans ses ouvrages, il racontait les misères des paysans français, qui mangeaient des racines et que, dans le même temps, son contemporain Zola défendait les victimes affamées de l'esclavage industriel. Alphonse Daudet pouvait aussi être cité pour la description qu'il fit de la vie "idyllique" des premiers "colons" mais sa vision ne correspond pas aux constations du Maître il sera donc écarté. Il faut veiller à rester "littérairement correct. "
Un autre grand humaniste toujours à l'écoute du peuple, l'écrivain, François Mauriac en personne, a stigmatisé l'extrême dénuement des paysans musulmans en Algérie et passait sans honte sur ses terres sans même un regard pour "ses" gens en guenilles.
Il est vrai qu'en France, en 2002 trois ou quatre millions de chômeurs (officieux) et une multitude de personnes vivant sous le seuil de pauvreté c'est une référence incontestable d'égalité, de fraternité et de justice.
Les faux procès faits aux défricheurs de l'Algérie
Il y eut en Algérie des spoliations et des terres furent réquisitionnées et c'est une injustice. Mais il y eut aussi des terrains incultes achetés et des pionniers courageux qui vinrent expirer dans les marais fétides pour transformer les cloaques puants en terres fertiles. Des dizaines de villages furent créés et le pays conquis, sortit du moyen âge. Les installations et infrastructures modernes ont accompagné le développement de métropoles somptueuses. Il y avait également de gros propriétaires musulmans. Peut-on le préciser ?
On a coutume de croire que les "français" s'étaient installés dans une terre de cocagne, et n'avaient eu qu'a adopter la technique du "pousse-toi de là que je m'y mette." La réputation du "grenier à blé de Rome" était bien justifiée, mais jusqu'à l'arrivée des Vandales.
On apprend qu'il y avait en Algérie d'une part dix millions d'hommes soumis et exploités par neuf cent mille conquérants qui avaient le pouvoir. Si mon père était encore de ce monde, je lui aurai posé la question concernant sa puissance. Il m'aurait rit au nez et m'aurait indiqué qu'il avait le pouvoir de travailler dix heures par jour, six jours sur sept et parfois sept jours sur sept pour un salaire de misère sans se plaindre et sans maudire. Il me revient en mémoire, l'histoire d'un fils d'immigré espagnol, aux environ des années vingt qui travaillait aux champs dans la région d'Oran dés l'âge de sept ans. Sa taille d'enfant ne lui permettait pas de monter sur un âne sans l'aide d'un adulte. Plus tard, il eut la chance de "posséder" sur un terrain communal, un cabanon au bord de la mer pour que ses enfants puissent profiter de la plage. Il eut le pouvoir de bâtir de ses mains et tout seul, un abri avec des blocs de pierre arrachés aux flots joyeux. Chaque jour il coltinait à dos d'homme à travers les dunes et les chemins pierreux, la ration d'eau douce de toute sa famille. Cet homme parmi tant d'autres, fut aussi traité lors de son arrivée, d'ignoble profiteur, de privilégié, de "sueur de burnous."
On cite les Borgeaud, les Blachette et Schiaffino comme s'il n'y avait pas ici, des Pinault, des Séllière et Lagardère. On décrit les grandes exploitations en sachant bien qu'il n'y avait en France que "des pauvres paysans."
On occulte le petit peuple de laborieux qui vivait avec un revenu de 2o% inférieur à celui de la métropole. Cette modeste "société de boulomanes" adeptes de plaisir simples et peu coûteux dont les Camus et Robles sont la parfaite illustration.
Pas d'interpénétration entre les communautés peut-on lire encore. Cela aussi est faux. Les Européens d'origines diverses mélangeaient leurs différences. Ce qui n'était déjà pas une mince affaire quand on connaît les dissemblances entre un Napolitain et un Alsacien ou un Valencien et un Breton. Les mariages juifs et chrétiens devenaient de plus en plus nombreux. Les hommes musulmans pouvaient se marier avec une chrétienne ou une juive parce qu'ils étaient en mesure de faire adopter l'Islam à leurs compagnes. Par contre il était défendu d'apercevoir seulement le visage des femmes de leur clan, qui étaient de toutes façons promises très tôt en mariage. Il y a sans doute aussi, sur ce sujet, matière à réflexion. De même les écoles coraniques étaient les seules valables pour un croyant, parce qu'elles enseignaient la sacro sainte loi du prophète. On peut le vérifier constamment dans l'Algérie nouvelle ou des étudiants sont exécutés sur le seuil de l'école "laïque" car leur faute est impardonnable, ils ont soif de savoir.
L'Algérie, un pays qui n'avait jamais existé
Vous parlez d'antériorité. Les Arabes musulmans sont prioritaires en Algérie, puisque établis avant les Français. Personne ne signale que leur implantation fut une invasion stérile, une colonisation brutale qui chassa ou mit sous tutelle les peuples autochtones. A partir de combien de siècles une invasion peut être considérée comme admissible ou naturelle ?
Vous tendez à faire croire que la colonisation française avait instauré un apartheid semblable à celui de l'Afrique du Sud ou des Etats Unis. Sept millions d'amérindiens à l'arrivée des européens, environ quatre cent mille de nos jours.
Un million d'autochtone en Algérie à l'arrivée des français, dix millions à leur départ. Où est la finesse de la comparaison ? Pas d'endroits réservés ou interdits et même des élus musulmans. Et si l'organisation d'un premier et second collège était une inégalité à réformer en priorité, les représentants musulmans légalement élus, furent une cible privilégiée pour le FLN. Preuve que la "rébellion" ne désirait pas l'égalité, mais simplement un pouvoir sans partage.
On cite l'esclavage on fait des réunions et des informations. Pas une fois seulement on n'évoque le repère de pirates officiel qui régnait depuis des siècles en Afrique du Nord et en Algérie notamment. Abd el Kader lui-même possédait plus de mille cinq cents captifs. Les chrétiens alors remplissaient les bagnes barbaresques, on peut même dire qu'ils y étaient à ce moment là fort prisés.
On occulte également l'esclavage africain de l'Afrique de l'est où les esclavagistes noirs cette fois pourvoyaient en chair blanche et fraîche les harems des sultans et les géhennes des royaumes de l'Orient. Et après mars1962 en Algérie ? de tout cela silence ! !
L'esclavage n'est atroce que si les blancs, européens ou occidentaux le pratiquent.
Le FLN poseur de bombes
Vous avez mis quarante ans, quarante longues années, pour reconnaître du bout des lèvres ce que tout le monde savait, le massacre des harkis et leur abandon sans pitié aux mains des égorgeurs. Tout n'est donc pas perdu. Mais pas un d'entre vous ne fut scandalisé par l'affront qui leur fut fait par un chef d'état étranger, ancien terroriste, venu nous donner des leçons de bonne conduite. Certains enfoncent même le clou en affublant avec lui, du terme de "collabos " les ralliés à notre drapeau. Comme quoi, il est plus respectable, de siffler notre hymne national, de bombarder nos ministres de projectiles divers, de cracher sur notre Président de la république, et d'insulter la France, que de la choisir et de l'aimer jusqu'à mourir pour elle. Le précédent honteux du "Glaoui" contraint de baiser la babouche du Roi du Maroc, après avoir eu l'idée folle que la France, qui l'avait impliqué, pouvait aller jusqu'au bout de ses promesses, se reproduisit en donnant lieu à l'expression de l'horreur et de la lâcheté ignominieuse.
L'exemple nous est présenté par les héroïques "porteurs de valises " qui sont considérés comme ayant défendu l'honneur de la pensée humaniste en transportant de l'argent et des armes et qui amorcèrent des bombes qui oeuvrèrent au massacre des innocents. Préparez les médailles et complétez la liste des récipiendaires non encore enrubannés. A l'ordre des "tireurs dans le dos" c'est la croix avec palmes.
On entend dire que la première bombe d'Alger, rue de Thèbes, qui fut européenne "obligea" en quelque sorte, le FLN a agir de même. Le peuple d'Alger n'eut que ce qu'il méritait puisque les "activistes ", qui le représentaient ont justifié l'usage d'un moyen identique. Mais les bombes FLN étaient déjà prêtes et l'on oublie un peu vite, les grenades dans les bus, les mitraillages des terrains de boules, les fermes incendiées, les familles exécutées, les femmes violées, les enfants tronçonnés.
Le faux procès fait à l'OAS
Et puis il y a l'OAS. Tiens parlons en un peu. Tout ce qui est arrivé est survenu par sa faute. La fusillade de la rue d'Isly c'est lui, la non-application des accords d'Evian c'est encore lui, le 5 juillet à Oran c'est toujours lui. Les "ultra" ont donc provoqué la radicalisation des tueurs musulmans, et ont crée le fossé entre les communautés. Les soixante dix sept mois de terrorisme aveugle du FLN avant son apparition, ne représentent plus rien. Le soulèvement spontané des "masses musulmanes opprimées" fit dix fois plus de victimes musulmanes égorgées par leurs coreligionnaires idéalistes que d'Européens.
Vous avez mis en première page, souvent, la photo de la malheureuse petite Delphine Renard, défigurée par un attentat OAS. Parfois encore son visage ensanglanté réapparaît dans vos publications. Pourtant, pas une fois vous n'avez eu le courage de montrer nos dizaines d'enfants amputés et meurtris.
Si on peut avoir une aversion pour les tueurs de femmes de ménage, il n'est pas nécessaire non plus d'avoir de la sympathie pour les égorgeurs de gardes champêtres, ou d'anciens combattants à la retraite. Les "éléments incontrôlés" ne figurent que d'un coté pour dédouaner l'horreur du camp qui vous agrée. Il y eut des "ratonnades" mais on a passé sous silence les "chasses aux Européens" qui avait une autre appellation puisque c'était la "chasse aux chiens et aux fils de chiens."
Les troubles anti juifs du début du siècle, quand "la colonie" singeait jusqu'à l'outrance la mère patrie, sont montrés du doigt pour bien faire comprendre à l'opinion publique assoupie, que l'avènement de L'OAS n'était qu'une suite logique et monstrueuse qui émanait de ce peuple raciste et fascisant. Mais lorsque les hordes musulmanes se déversaient dans les quartiers juifs pour massacrer les quidams esseulés, il n'était pas question d'antisémitisme mais de lutte pour la libération. Il est des nuances et des astuces de raisonnement qui défient l'imagination.
Il y avait des commandos Juifs et musulmans dans l'OAS. Que ne le dites-vous ?
Avant les accords d'Evian déjà, les tueurs du FLN redoublaient d'audace. Ils n'étaient plus l'objet d'une grande attention des gendarmes mobiles ou de l'armée dont la mission était peu à peu d'organiser la grande braderie. Il aurait donc fallu rester "comme des brebis au milieu des loups. " Ils ne l'ont pas voulu donc ils ont eu tort. Les officiers qui dirigeaient l'OAS étaient pour la plupart, républicains. Ils s'étaient illustrés en contribuant à repousser l'ennemi Allemand bien au-delà des rives du Rhin pour ainsi libérer la patrie du régime nazi. Certains étaient de grands résistants et déportés. Une pluie d'étoiles viendra les récompenser, on utilisera leur prestige encore un peu, puis ils seront condamnés pour avoir participé à des actions "dont les mobiles n'étaient pas tous de bas étage ".
Le matraquage des pieds noirs par la soldatesque française
On dit sans préambule que l'OAS tuait les soldats du contingent et la encore on occulte le fait de l'extrême perversité des gardes mobiles qui, s'étant aperçu que justement les attaques contre les appelés étaient inexistantes, mirent systématiquement dans leurs patrouilles ou dans leurs Half track un ou plusieurs soldats métropolitains. Il faut également rappeler que les gendarmes mobiles tiraient sans distinction sur tout ce qui bougeait et à cette époque faisaient des "cartons" uniquement sur les européens mitraillant les façades les terrasses et les rues.
Souvent les perquisitions tournaient au vandalisme, ils défonçaient les portes à coups de pieds, n'étaient pas avares de coups de crosses, déchiraient les papiers et souvenirs divers, piétinaient même le lait des enfants. Il eut aussi des viols mais silence encore, car ici ce n'est qu'un avatar d'une période troublée.
Quant au mitraillage des quartiers européens, par l'aviation française, là encore, silence radio.
Les barbouzes et les porteurs de valises
On parle des tortures et on est assourdi par les cris provenant de "la villa Susini", alors qu'on étouffe ceux des villas d'el Biar ou de la caserne des Tagarins pratiquées avec un raffinement peu commun par des repris de justice alliés à des fonctionnaires zélés qui travaillaient en étroite collaboration avec les justiciers de l'ALN. Mais il est vrai que "les polices parallèles n'ont jamais existé. "
On trouve de plus en plus des tortionnaires français qui se "mettent à table", pour décrire ce qu'ils ont vu, ou ce qu'ils ont pratiqué. Pas un, pas un seul de ceux qui s'expriment aujourd'hui, ne s'est révolté, ne s'est interposé, n'a dénoncé, n'a écrit, ne s'est plaint à ses supérieurs.
Quant au camp d'en face pas un seul chevillard ne s'exprime. On peut donc en conclure que les bourreaux étaient d'un seul coté. Pourtant les photos de la barbarie des fellaghas existent, vous ne les montrez jamais. Elles ne sont sans doute "décemment pas publiables. "
Madame HALIMI proclame la légitimité à la révolte et est une adepte de la fin qui justifie les moyens. Avec conviction et la main sur le cur elle proclame que jamais, jamais, jamais, la torture ne doit être employée. C'est la négation même de l'humanité. Mais elle reste muette sur celle pratiquée par ses comparses. Elle estime cependant que les attentats "aveugles" qui déchiquettent des hommes des femmes et des enfants peuvent être justifiables lorsqu'il n'y a pas "d'autre moyen". Comme s'il était humain de sacrifier des gens pour que triomphe une cause. Il y a les bons motifs, ceux auxquels on souscrit. Les autres ne sont que des prétextes fascistes et n'ont par leur nature, pas le droit d'exister. Logique implacable des avocats marrons qui vont jusqu'en enfer pour sauver des démons.
Les tristes accords d'Evian n'avaient en vue que la liquidation pure et simple des pieds noirs
Des "gaullistes de gauche" historiens de surcroît, viennent nous expliquer que toutes les dispositions avaient été prises pour le sauvetage des harkis. Avec une assurance dont la fausseté des propos voisine avec celle de leur maître à penser, alors que des documents officiels des principaux ministres de l'époque attestent de "l'extrême réserve conseillée" des interdictions et des menaces à peine voilées pour les initiative favorables au sauvetage des supplétifs. Aucun mot sur leur désarmement et leur ré-embarquement forcé. Ces mêmes tristes sires nous signalent après les avoir vantés, que les accords d'Evian n'avaient pu être appliqués parce que la révolution lors de l'indépendance, n'avait pas de représentants suffisamment représentatifs. Avec qui avait-on traité pour signer ces accords ? Dans ce cas, les autorités Françaises étaient conscientes de la fragilité des dispositions qu'elle avait signées. Il leur revenait d'assurer l'intérim jusqu'à ce que la stabilité soit établie. Dés lors c'est un aveu de l'empressement criminel pour se débarrasser "du caillou dans la godasse", de la " boite à chagrin ". Un alibi en or ces "accords de paix. " La superbe dans les propos et l'assurance goguenarde du professeur qui s'adresse à des élèves ignorants font le reste.
On s'abrite sous la statue indéboulonnable du commandeur. On écrit des livres à sa gloire. On le dit visionnaire. Ce qui ajoute encore à son hypocrisie et à son machiavélisme. Celui qui savait et proclama le contraire est plus qu'un demi-Dieu. Mais s'IL savait c'était un manipulateur abject et criminel, et s'IL ne savait pas c'est encore bien pire. Prosternez-vous devant le deux étoiles providentiel. Celui qui aurait pu terminer "la sale guerre" au moins deux ans plus tôt et ainsi éviter des milliers de sacrifiés sur l'autel de l'orgueil. Le temps écornera l'icône. Il viendra tôt ou tard des marques d'infamie seront gravées sur son front par le " grand vent de l"histoire. "
On demande aux Pieds-Noirs "de voir enfin la vérité en face. " On leur reproche d'avoir eu trop de sympathie pour l'OAS, d'avoir contribué à l'asservissement des masses musulmanes ; de s'être opposé à l'indépendance, d'avoir refusé la réconciliation avec les Algériens. De ne pas avoir eu le courage des Israéliens. On leur reproche tout et n'importe quoi.
On se moque de leur naïveté, de leur manque d'unité. On passe sous silence, leurs meurtrissures et leur désir d'oublier en s'étant intégré trop vite. Tous ces griefs parfois, sont justifiés mais on ne laisse aucune place à leur refus de croire à leur départ forcé et à leur amour pour leur terre natale. Ils étaient cramponnés à la France de toute leur âme. Essayons d'imaginer que des Français d'origine Italienne, Polonaise, Espagnole ou Maghrébine, puissent concevoir un seul instant, un jour, sous prétexte de leur importation récente sur les terres de l'hexagone, d'être renvoyés sans ménagement, sans même une prise en compte de leurs arguments. Il est fort probable qu'ils résisteraient par tous les moyens, trouvant cela inconcevable, injuste et contraire aux lois internationales.
Les pieds noirs reçus en métropole comme des chiens
Il y a fort a parier que l'intelligentsia brillante, que le monde nous envie, s'opposerait corps et âme à leur rapatriement. Le droit du sol est donc instauré et c'est une bonne chose. Mais il n'est pas valable pour tout le monde. Les Pieds-Noirs n'y ont pas droit, n'étant pas considérés comme "interlocuteurs valables. " Ils furent empêchés de voter pour une décision qui concernait leur avenir. Les démocrates qui demandent aujourd'hui le vote des étrangers en France, furent étonnamment muets sur le droit électoral bafoué alors. La constitution française que les "rapatriés" avaient contribué largement à faire adopter, fut violée à plusieurs reprise et à leur détriment sans qu'aucune bonne conscience habituellement prompte a bondir pour dénoncer les dénis de justice, n'esquisse le moindre geste, ni le moindre murmure.
Ils ont habité les tours des " Minguettes ", les HLM de la " Paillade " ou d'ailleurs sans que cela ne fasse larmoyer personne.
Ils furent accueillis comme des chiens et victimes d'un amalgame éhonté qui perdure toujours. Ils ne bénéficièrent pas non plus de la présomption d'innocence. Quant au racisme subit, il fut considéré comme normal et justifié. Aujourd'hui encore, les débats ne font que rarement appel à eux. La parole leur est confisquée. Sauf lorsqu'il s'agit de montrer des réussites, des fils de colons fortunés, ou pour produire les souvenirs d'un folklore pittoresque. Alors quelques journalistes ethnologues à leurs heures perdues, comme ils le feraient avec une lointaine peuplade de Papouasie, les invite sur un plateau et se délectent d'un accent que tous n'ont pas encore perdu, de leur exubérance enfantine et de leur joie de vivre. Même leurs disparus n'ont pas droit de cité. On se mobilise, et ce, à juste titre, pour des journalistes enlevés par une junte barbare ou pour un fumeur de haschich engeolé, mais leurs êtres aimés n'ont aucune valeur. Ils pouvaient donc pourrir oubliés dans des bordels immondes ou devenir pantins dans des camps de la mort, qu'importe car ces gaillards n'ont que ce qu'ils méritent. Les Pieds-Noirs ont déjà vu bien trop de choses en face, lorsque vous-même alors, sommeilliez du sommeil du juste. Ils ont aussi leurs « Louisette » et leurs « Mohammed Garne » et qui donc s'en soucie? Ils boiront le calice jusqu'à la lie pour un hallali programmée. Les rois du couscous merguez maintenant en ont assez ! !
Une question s'impose à moi. Qui suis-je ? Ou plutôt que suis-je ?
Espagnol "de souche" mais sans la nationalité puisque mes aïeux l'abandonnèrent pour changer de misère ou simplement d'espoir.
Français ? Pas davantage puisque étant né sur une terre étrangère qui ne fut que "virtuellement française" puisque seulement quelques Français s'obstinèrent à croire quelle le fut éternellement un jour.
Algérien ? Impossible puisque représentant cinq générations qui ont vu le jour en Algérie je ne pourrai jamais l'être. Mes ancêtres sont chrétiens. Ils sont donc indignes de voir leur descendance vivre sur le sol sur lequel ils ont vu le jour puis s'y sont couchés à jamais. La terre est confisquée pour raison religieuse. Je pensais qu'elle devait appartenir à ceux qui l'adoraient sans distinction de sexe, race ou religion. Une forme de racisme est donc instaurée légalement. Mais ce ne peut être perçu ainsi car il n'y a de racisme que celui qui est perpétré par des blonds aux yeux bleus.
Le parti pris des médias inféodés aux utopies de la gauche
Et si viscéralement vous ne pouvez faire autrement que de décrire la colonisation en écrivant ses défauts en lettres capitales et en caractères gras, Si pour vous, la présence française ne causa que misères et humiliations, faites donc seulement le bilan de la décolonisation. Soulignez en rouge les souffrances actuelles du peuple opprimé que naguère vous défendiez. Brandissez l'étendard de la conscience universelle des droits de l'homme et portez les valises des innocents aujourd'hui encore décimés.
Les adeptes des sociétés multiculturelles, les fanatiques du brassage des communautés sont devenus bien tièdes. Il y avait jusqu'en 1962 en Algérie, une société multiconfessionnelle où les communautés se côtoyaient tant bien que mal. Qu'en est-il de nos jours ? Et citez donc un pays musulman ou les autres religions quand elles ont pu résister, ne sont pas considérées comme minorité négligeable, soumises et humiliées.
Un éminent historien "de gauche ", avoue quarante ans après, qu'il était jusqu'à présent, impossible de parler du massacres des harkis. Ses comparses imposaient une loi du silence à ce sujet. Les méthodes Staliniennes ne se limitaient donc pas à la banlieue de Moscou. Eux non plus ne pouvaient pas dire : "nous ne savions pas." Ils savaient, ils ont trichés, et cependant ces menteurs sans vergogne font encore autorité sur le sujet.
Surtout ne touchez pas à leur fond de commerce, car ce qui les fait vivre c'est ce qui nous a fait mourir. On est en droit d'attendre, dans le pays des lumières, autre chose que des prises de position partiales. Dans le monde occidental pourtant riche en introspections culpabilisées, la France est la seule nation ou l'auto flagellation, la mise à l'index unilatérale de son histoire, et le dénigrement de ses qualités plafonne à un niveau touchant l'exceptionnel. La crise identitaire "des gosses de banlieue" résulte directement de celle de la France, incapable d'offrir autre chose qu'un aspect négatif et perverti d'elle-même. La déstructuration imposée de la société française, pratique d'une stratégie d'auto destruction qui à pour but a terme, la disparition totale de l'idée française.
L'exception culturelle est prônée par les mêmes individus qui contribuent par leurs actes ou propos au démantèlement d'une nation millénaire.
Certains pays l'ont compris, qui se tournent à tort ou à raison vers un état religieux ou ethnique pour cimenter et fortifier leur unité nationale.
C'est la guerre qui détruit. Il n'y a pas de "guerre propre. " Le mythe d'un conflit bien propret aux "frappes chirurgicales" n'a pas duré longtemps. On voudrait défendre des valeurs sans se salir les mains, sans être éclaboussé par le sang, sans voir et en déléguant ses lâchetés. On s'est vite aperçu qu'il était illusoire d'épargner sa conscience en minimisant l'horreur des résultats obtenus. Une bombe est une bombe. Elle hache et déchiquette sans distinctions de nationalité ou de religion.
" Derniers tabous ", "derniers secrets " on écrit cela sans honte. Comme si on avait fait le tour et qu'il ne restait plus que la bête immonde qui sommeille dans le maudit français moyen aviné et vicelard, et le Pieds-Noirs raciste, handicapé profond, sourd, muet et aveugle. Il y a des oublis gros comme le nez au milieu de la figure. Des "angles" de prise de vue qui lorgnent toujours le même axe. Des éclairages qui mettent en valeur une vérité travestie comme une putain triste, qui désespère des hommes et moque leur grandeur.
Messieurs les journalistes levez-vous un instant, la balance bascule.
Recevez messieurs toutes mes sincères félicitations pour votre constance dans la partialité, et le mépris ciblé que vous entretenez comme une seconde nature. Votre aptitude à appliquer et propager les doctrines suicidaires et à décerveler les masses, pratique d'une idéologie qui a fait ses preuves. Vous oeuvrez utilement, non pour la vérité, qui n'est ici qu'un prétexte, mais pour une désagrégation dont peut être vous n'avez pas entrevu l'extrême gravité. Si par contre vous agissez avec toute votre lucidité sous couvert d'arguments emprunts d'une humanité théâtrale exacerbée, nous serions alors dans le cadre d'une manuvre stratégique qui fera pourrir notre nation de l'intérieur. Les dogmes survivent aux hommes et les feront périr.
A.MARTINEZ
Président de la République Algérienne
Monsieur le Président,
En brandissant l'injure du génocide de l'identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n'a jamais existé avant 1830. Mr Ferhat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l'avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !
C'était le Maghreb ou l'Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d'origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d'Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.
Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l'épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion .Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d'esclaves berbères; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) .Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l'ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami , Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46. 1382) .
Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme, sans rien construire en contre partie.
Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d'esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l'Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D'où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain ..Les beys d'Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.
Faut-il oublier que l'esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l'apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n'excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.
Faut-il oublier qu'en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.
Faut-il oublier qu'en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n'avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l'Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.
Faut-il oublier qu'en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans .La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !
Faut-il oublier qu'à l'inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l'an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d'un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.
Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l'imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n'avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s'islamiser pour ne pas être tués, d'où le nom de « kabyle » - j'accepte).
Faut-il oublier qu'en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, - il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle - mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d'Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles,un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste Il n'existait rien avant 1830. Cette mise en place d'une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capitale pour l'Etat naissant de l'Algérie.
Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d'Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.
Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l'état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l'Algérie, dans l'ère de la mondialisation.
Faut-il oublier qu'en 1962, un million d'européens ont dû quitter l'Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d'ancêtres s'étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s'y établisse. Etait-ce une guerre d'indépendance ou encore de religion ?
Faut-il oublier qu'à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l'humanité, et des milliers d'européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l'O.A .S., il y a eu plus de 200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique, beaucoup plus que pendant la guerre d'Algérie. C'est cette guerre d'indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d'autre, qui a fondé l'identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !
Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L'un d'eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d'Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu'elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées - ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -.
La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l'avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l'Algérie pour la France ?
En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n'est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d'un groupe sur le territoire algérien ? Je présente mes respects au Président de la République, car j'honore cette fonction.
Un citoyen français,
André Savelli,
Professeur agrégé du Val de Grâce.
Texte paru dans les Ecrits de Paris - n° 581 d'Octobre 1996
sous le titre " Algérie, quel gâchis !
par le Dr. Bernard LEFEVRE
Ancien membre co fondateur du COMITÉ de SALUT PUBLIC Algérie-Sahara du 13 mai 1958
Cette plainte, tirée du titre d'un livre merveilleux d'Alan Paton, concerne l'Afrique du Sud. Mais elle évoque si bien cette tristesse et cette nostalgie que ressentent nombre de Pieds-Noirs des vieilles générations, qu'elle peut s'appliquer à l'Algérie. Nostalgie du passé, nostalgie des souvenirs d'enfance et d'adolescence, nostalgie des jours heureux; tristesse pour les drames vécus hier en Algérie avec nous, comme aujourd'hui encore sans nous. Mais aussi colère pour les occasions manquées....Hier, c'étaient les Pieds-noirs massacrés et exilés de force, les harkis livrés aux égorgeurs, aujourd'hui, c'est au tour des Algériens et des Algériennes de connaître le terrorisme et l'angoisse quotidienne. Quel gâchis!
Je sais que certains de mes compatriotes ricaneront en disant qu'ayant tout perdu du fait du F.L.N., nous ne sommes plus concernés et que ce n'est que justice après tout si le peuple algérien subit aujourd'hui à son tour le martyre. Je sais que nombre de jeunes Pieds-Noirs qui ont peu vécu en Algérie ou qui sont nés en France ne se sentent plus concernés. Mais quand même...cinquante années de sang et de larmes en Algérie depuis la révolte de Sétif, cela ne mérite-t-il pas, malgré la rancune, que l'on s'y arrête un instant, ne serait-ce que du point de vue historique, afin, au moins, de comprendre? N'est-il pas temps aussi de rechercher les vraies causes (non pas celles d'une histoire falsifiée et mensongère ) et de désigner les vrais coupables ?
Il est admis que toute colonisation, une fois réalisée la conquête, passe par deux phases: celle de la mise en valeur du territoire, de la création d'infrastructures et de la formation des élites locales sous la tutelle de la puissance colonisatrice avec, comme conséquence, la naissance d'une culture hybride sui generis, puis dans un deuxième temps, celle de l'émancipation inéluctable des populations colonisées.
Cette émancipation peut alors prendre deux aspects: soit la naissance d'un nouveau Pays, d'un nouvel État indépendant avec le départ pur et simple de la puissance colonisatrice qui laisse des reliquats plus ou moins importants de coopération culturelle et économique, soit le maintien de liens politiques entre ancienne colonie et ancienne métropole, par exemple sous forme d'une large autonomie interne dans un cadre de type fédéral voire confédéral.
La France a fort bien réussi la première phase de la colonisation et elle n'a pas à en rougir : création de solides et modernes infrastructures (routes, ports, aérodromes, barrages, électrification, irrigation, assainissement des zones marécageuse etc..), agriculture moderne et productive, industrialisation, découverte et mise en valeur de ressources énergétiques (pétrole et gaz), santé publique performante, services publics, administration complexe sortie du néant, formation d'une élite autochtone etc... Ainsi, d'une terre qui n'avait été au fil des siècles qu'une mosaïque de territoires tribaux avec un "no man's land" parcouru et occupé provisoirement par les uns et les autres, elle a fait un véritable pays dans le respect des traditions et de la religion des peuplades autochtones.
Mais il faut le reconnaître, la France a complètement raté la deuxième phase, celle de l'émancipation. Et cela a été d'autant plus grave que s'était installée peu à peu en Algérie, depuis 1830, une importante population d'origine européenne venue de France et du bassin méditerranéen, moteur essentiel du décollement économique et de la mise au niveau d'un pays développé.
Il était certes facile pour la colonisation anglaise qui n'avait exporté que des militaires, des fonctionnaires et des commerçants de rapatrier sans drame tout son monde le moment venu. Mais quand la France s'est retirée brusquement de l'Algérie sans aucune raison d'urgence, cela s'est nécessairement accompagné de l'exode tragique d'un million de personnes de souche européenne complètement enracinées dans le pays depuis plusieurs générations et brutalement soumises au choix de la "valise ou du cercueil", sans parler de milliers de harkis expatriés d'urgence pour éviter le couteau des égorgeurs auquel hélas bon nombre d'entre eux n'ont pu échapper.
Alors la question se pose aujourd'hui de savoir comment cela a été possible et l'on doit se demander s'il n'y avait pas d'autres solutions. Car il est intolérable de continuer plus longtemps à en rester à la thèse "politiquement correcte", culpabilisant les colons oppresseurs, les Pieds-noirs terroristes, les militaires tortionnaires ou bien évoquant l'indépendance inéluctable ou le vent de l'histoire.
La grande erreur, la grave inconséquence de la France, qui avait pourtant fait de l'Algérie un territoire français à part entière, départementalisé comme la métropole, c'est de ne pas avoir accordé à l'ensemble des Algériens de souche le plein accès à la citoyenneté sous le fallacieux prétexte de statut coranique et de les avoir maintenus dans un état de dépendance politique et économique , alors même qu'elle avait accordé le bénéfice de cette citoyenneté, pleine et entière, aux Juifs algériens aussi autochtones qu'eux-mêmes (décret Crémieux de 1870). En pays musulman, très sensibilisé au judaïsme, cette situation était difficilement pardonnable; elle a été ressentie comme une atteinte à leur dignité. Et c'est à partir de là, au cours des décennies suivantes, qu'est né peu à peu le mécontentement, puis plus tard la révolte, attisée par les autres pays musulmans et les mondialistes anglo-saxons avides du pétrole saharien et trop heureux de nous tailler des croupières. Les Algériens qui n'avaient pas de passé, pas d'histoire, comme l'avait reconnu Ferhat Abbas, ont voulu s'en créer une dans les maquis, puisque la France, malgré le sang algérien versé durant les deux guerres mondiales, refusait toujours de les faire participer pleinement à son propre destin. Certes, la France avait accordé la citoyenneté aux élites arabes locales émancipées, nanties ou cultivées, mais en trop petit nombre, et elle avait laissé dans une situation intermédiaire de sous-citoyenneté politique et sociale la grande masse de la population qui votait à part dans le cadre d'un 2° collège électoral.
L'on se condamne à ne rien comprendre aux événements si l'on ne sait que cette situation n'a pas été le fait des Pieds-noirs qui se sont toujours bien entendus avec leurs concitoyens musulmans dans une cohabitation sans problème. Rappelons que, contrairement à la propagande, la société des Européens d'Algérie n'était dans sa composition pas différente de la société métropolitaine; il n'y avait pas plus de représentants des "deux cents familles" et de "négriers" chez eux qu'il n'y en avait en France. Les véritables responsables, ce sont bien au premier chef les politiciens des 3°, 4° et 5° Républiques qui ont évité de réaliser les réformes politiques, économiques et sociales indispensables, afin de ne pas voir arriver au Palais Bourbon un nombre considérable de députés algériens. Une grande responsabilité pèse aussi sur les financiers qui ont préféré faire des investissements immédiatement productifs dans le tiers monde et ailleurs plutôt qu'en Algérie, ainsi que sur les industriels qui ont craint de créer une industrie concurrente, sans parler des viticulteurs du Midi... Les Pieds-noirs ne peuvent en rien être rendus responsables de cette situation, car, que l'on sache, c'est bien aux Gouvernants à accomplir les réformes et à orienter l'économie et non point aux populations locales! D'aucuns avanceront qu'une industrialisation de l'Algérie avait été amorcée avec le fameux plan de Constantine. Mais trop tard, et au demeurant ce ne fut qu'un leurre vite torpillé par tous ceux que nous avons cités plus haut, qui n'avaient aucun intérêt au décollage industriel du pays.
Mais ne faut surtout pas négliger le rôle très important joué par l'Étranger dans la naissance, le développement et le soutien des organisations terroristes algériennes dès la fin de la 2° Guerre mondiale. Rappelons la constitution du "panarabisme islamique" contre la France au Moyen Orient depuis 1940 avec bien entendu le soutien de l'Angleterre (éviction de la France de Syrie). Son action se manifesta en Algérie par le déclenchement en 1945 de foyers de révolte dans toute l'Algérie, dont la quasi- totalité fit long feu en raison du loyalisme des populations. Seul, le soulèvement dans la Constantinois, où le travail des islamistes religieux (les oulémas) avait été particulièrement important, prit de l'ampleur et se traduisit par de nombreux assassinats d'européens. Mais il fut vite et durement maté, notamment à Sétif; cependant la répression fut loin d'atteindre à l'horreur décrite complaisamment par les médias de gauche et les ennemis de la France. L'action antifrançaise de l'arabisme islamiste du moyen orient (Egypte en particulier) ne s'en poursuivit pas moins souterrainement, jusqu'au coup de tonnerre du 1° Novembre 1954, avec l'aide financière et l'appui logistique des pays arabes et de l'Amérique ainsi qu'avec le soutien toujours présent, jusqu'à la fin, de "l'intelligence service" de nos "bons amis" britanniques Toutes les organisations algériennes politiques, religieuses, ouvertes ou clandestines, ont été constamment nourries, irriguées en armes, munitions et propagande par les pays arabes, les services anglais, les financiers américains, sans oublier les "porteurs de valise" français (idéologues chrétiens ou marxistes-léninistes) dont certains, hélas, étaient Pieds-noirs.
Les promoteurs de la Révolution du 13 Mai 1958, dont je m'honore d'avoir été l'un des sept initiateurs, soutenus par des officiers lucides de retour d'Indochine, avaient compris les raisons profondes de la Guerre d'Algérie. Aussi, voulant agir dans le domaine où il leur était possible de le faire (le politico-militaire), se sont-ils hâtés de proclamer, dès leur éphémère prise de pouvoir , que tous les habitants de l'Algérie de souche autochtone seraient désormais des "citoyens à part entière" et qu'ils devraient participer conjointement avec ceux de souche européenne à l'évolution de leur pays natal....Et il faut l'avoir vécu pour le croire, ce fut un immense enthousiasme, une énorme clameur, un déferlement dans les rues et sur le Forum d'Alger, puis comme une traînée de poudre dans toutes les villes et villages d'Algérie, de populations algériennes venues exprimer leur joie, leur approbation à ce tournant politique. Enfin la France avait compris! Dans le même temps l'Armée française réduisait définitivement et totalement, les dernières bandes armées qui tenaient le maquis. Tout était devenu politiquement possible et les erreurs du passé pouvaient être rattrapées. La France était victorieuse et elle allait pouvoir accorder un statut juste et acceptable pour tous! En vérité la prétendue victoire sur le terrain militaire dont s'est glorifiée l'A.L.N. n'est qu'un mensonge grossier propagé avec complaisance par les "bradeurs" pour justifier leur inqualifiable abandon et leur capitulation inconditionnelle et précipitée à EVIAN .
Certes, la solution de l'Algérie Française, de Dunkerque à Tamanrasset, était difficilement réalisable dans le cadre d'une Constitution jacobine qui aurait fait des députés algériens en trop grand nombre, car représentant une population en pleine expansion démographique, les arbitres de la politique nationale française. Mais le départ pur et simple, dans la hâte, de la France et du million de Français d'Algérie, surtout après l'éradication totale des bandes armées, était, lui, absolument inconcevable et criminel.
C'est pourquoi, ayant l'intuition du drame qui se préparait, j'ai essayé avec 13 de mes collègues du Comité de Salut Public Algérie-Sahara du 13 Mai 1958 et l'appui de certains Officiers de faire prévaloir une 3° solution ("Manifeste des 14"), celle d'une large autonomie interne de l'Algérie dans le cadre d'une constitution fédérative de toutes les Provinces de France, ce qui eut amené un minimum de représentants Algériens de souche ou d'origine européenne au Parlement et eut évité la révolte et l'exode massif d'une population française dupée, trahie, livrée sans défense en 1962 au couteau d'une minorité de terroristes battus sur le terrain mais soudain réhabilités politiquement et remis en selle par De GAULLE .
Notre tentative n'eut pas de lendemain. Le plan de De GAULLE, prémédité depuis longtemps, (discours de Brazzaville), devait se développer inexorablement....Nous fûmes vilipendés par les médias comme "activistes"(voir les articles du "MONDE"), marginalisés par les autorités inquiètes de voir se développer un projet qui n'entrait pas dans ses plans; enfin, il faut le dire, nous fûmes peu soutenus par des compatriotes obnubilés par l'utopie d'une Algérie Française intégrale.
Ainsi, ce fut la pire des solutions, la solution impensable, celle du désengagement volontaire, total et brutal, qui fut choisie pour le malheur de tous, des Pieds noirs, de la masse des Algériens soumis aux menaces des terroristes, des Harkis et des Soldats morts pour rien. L'on a beaucoup glosé sur les raisons de la décision de De GAULLE : pression des financiers mondialistes, mépris à l'égard des arabes (selon le témoignage de Peyrefitte), haine des Pieds noirs pour leur prétendu pétainisme passé ou tout simplement décision implacable d'un chef d'État voulant acquérir dans l'Histoire la stature de "libérateur des peuples" (ce qui a été confirmé par la suite dans son discours pour le "Québec libre")? On ne le saura peut-être jamais. Mais en tout cas ce fut une vilenie et un parjure, le parjure d'un homme qui, porté au pouvoir pour accomplir une symbiose entre l'Algérie et La France, a réalisé le contraire de ce qu'il s'était engagé à faire et a été à l'origine de beaucoup de larmes et de sang!
L'O.A.S. a été la dernière tentative d'une population trahie et désespérée pour sauver sa terre natale et son existence. L'entreprise était certes vouée à l'insuccès eu égard à la puissance des forces liguées contre elle, mais elle se comprend et se justifie. Quoiqu'il en soit, ses actions violentes ponctuelles, limitées en nombre, dirigées essentiellement contre les égorgeurs du FLN, les "bradeurs" et les "barbouzes" ou les agents de "l'intelligence service", sont à mille lieux d'atteindre à l'horreur du terrorisme aveugle du FLN. L'O.A.S. a été vilipendée et le FLN glorifié! Mais ne sait-on pas depuis longtemps que les terroristes qui réussissent sont traités en héros tandis que ceux qui échouent sont voués aux gémonies?
Trente cinq ans après les événements, au moment où l'on s'apprête à donner l'autonomie à Tahiti, à la Nouvelle Calédonie et peut-être à la Corse, et pourquoi pas à la Savoie et à la Creuse dans le cadre d'une Europe des Régions, l'on peut mesurer tout ce que notre solution confédérale eut permis: conservation de l'influence française, culturelle et linguistique, contrôle des richesses pétrolières sahariennes, évolution économique plus harmonieuse de l'Algérie sans régression sociale, maintien de l'essentiel des liens politiques avec la France , participation des Européens d'Algérie à la gestion de leur terre natale. Et nous ne savons que trop ce qu'elle eût évité : exil massif du peuple Pied-noir, misère et régression socio-économique en Algérie pourvoyeuse d'intégrisme musulman et conduisant à une émigration maghrébine incontrolable vers la France, ruineuse pour pour notre pays, naissance d'un Islam intégriste et terroriste s'étendant en tache d'huile dans nos villes et maintenant dans nos campagnes. Les banquiers, les maîtres de forge, les managers des multinationales et les politiciens, qui se croyaient "avisés", prétendaient préserver la France de l'invasion arabe en larguant l'Algérie ! Beau résultat en vérité ! Avec la bénédiction des associations antiracistes et des "collectifs" de grandes âmes humanistes imbéciles, plus de six millions de musulmans immigrés sont installés dans notre pays, la loi de la jungle règne dans de nombreuses zones de non-droit (français), des mosquées s'érigent partout jusque dans la France profonde, le terrorisme islamiste est puissamment implanté et prêt à entrer en action, bientôt des Maires et des Députés issus de l'émigration algérienne s'installeront dans nos communes, en attendant la "République Islamique Française" tant annoncée par les imams...
Nous avons perdu une bataille contre toutes les puissances liguées, de l'intérieur et de l'extérieur, qui ont largué le patrimoine français en Algérie. Que les Anciens continuent de pleurer le Pays perdu.... mais que les Jeunes de chez nous fassent en sorte aujourd'hui de gagner la guerre politique au besoin dans la rue contre ces mêmes puissances prêtes à vendre la France au mondialisme sans frontières, car demain il n'y aura plus pour eux de bases de repli... Mais cela est une autre histoire.