IMMIGRATION ET ISLAMISATION
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LES DEUX ISLAMS
Que les choses soient d'emblée claires : Il y a bien deux Islams :
L'Islam des honnêtes gens qui adhèrent aux cinq principes initiaux fondateurs du message coranique délivrés à une époque où Mahomet était vraiment inspiré, principes que l'on peut résumer ainsi :
- La prière, la fatiha, l'équivalent du Notre Père chrétien
- Le jeune, forme d'ascèse
- L'aumone symbolisant l'amour pour le prochain
- Le Pélerinage aux lieux saints
- L'effort de perfectionnement personnel, qui est un vrai combat contre soi-même, le jihad
Mais il y a aussi l'Islam de la déviance qui a débuté quand Mahomet lui-même, ayant perdu le contact avec la vraie spiritualité, s'est mis à vaticiner à tort et à travers et à édicter au nom de Dieu des règles de vie intouchables et définitives qui doivent s'imposent à toute l'humanité. Ces Règles dans leur quasi totalité correspondent en réalité à la culture des tribus bédouines chamelières du 7 ème siècle : c'est la charia.
Cette déviance s'est développée et s'est aggravée avec les hadiths, initiés par Mahomet lui-même, puis alimentés et confortés par ses adeptes dans le sens d'une obligatoire et inéluctable conquête du monde par la religion musulmane : par persuasion, par pression politique ou par violence: le jihad dont le sens initial était le combat contre soi-même a été dévié en combat contre les autres
C'est cet Islam de la déviance qui est actuellement instrumentalisé par les islamistes terroristes dans leur projet insensé d'imposer l'Islam comme unique religion de notre planète.
En Occident nous avons attendu et cru que l'Islam des gens honnêtes et raisonnables finirait par promouvoir un corpus dogmatique moderne et pacifique qui rallierait peu à peu tous les musulmans et mettrait cette religion au même niveau de tolérance que les religions chrétiennes, que le bouddhisme ou les philosophies de la sagesse? Mais c'est le contraire qui se produit ! Il faut déplorer que les musulmans modérés qui pratiquent la vraie religion de l'Islam, celle du début, et non celle violente de l'hégire, restent inertes, en subissant eux-mêmes les violences de leurs coreligionnaires extrémistes...
La situation est grave car la peste islamiste s'étend comme une trainée de poudre et nous pouvons déjà en mesurer les effets en Europe et en France jadis, fille aînée de l'Eglise.
Comme les musulmans modérés n'ont pas la volonté ni le courage d'organiser eux-mêmes cette rupture avec l'islam intégriste, il va falloir prendre résolument les choses en mains.
Beaucoup d'entre nous qui avaient pris une part active aux événements du 13 mai 1958 à Alger sont terriblement déçus: dans l'enthousiasme général incroyable du moment les Français de souche aussi bien que les musulmans du Comité de Salut Public avaient osé voter sous l'égide du Général Massu la fameuse motion "Tous Français à part entière" qui abolissait le double collège. Ils pensaient dans leur naïveté qu'ils avaient donné le branle de la disparition dans l'Algérie française du statut personnel et de la charia... Mais De Gaulle a torpillé leur avancée .... Ceci est une autre histoire et appartient au contentieux franco-français...La charia a survécu en Algérie, elle s'est même renforcée et tente aujourd'hui de s'universaliser dans notre pays.
Il faut prendre pleinement conscience du danger mortel qui est à notre porte et nous proposons pour le faire vraiment comprendre des extraits très éclairants du livre du docteur Peter Hammond, "Esclavage, terrorisme et islam: racines historiques et menace contemporaine." Traduction de cet extrait: Jean-Luc Léopoldi.
Tout comme Caton l'Ancien, criant sans cesse au Sénat :"Delenda est Carthago" pour réveiller les Romains inconscients du pressant péril carthaginois, ne devrions-nous pas désormais mettre en exergue de chaque instant de notre vie politique cet impératif : " L'Islam intégriste et terroriste doit-être détruit"et poursuivre les opérations militaires d'éradication là où le danger se présente?
Par ailleurs ne devrions-nous pas aussi aider les musulmans de France à accomplir leur propre réforme religieuse en ne les génant pas dans l'installation et la promotion du culte modéré qu'ils pratiquent, voire en le facilitant mais en leur demandant en retour de participer à l'éradication de l'islamisme salafiste, c'est à dire l'islamisme terroriste ? Ne serait-il pas opportun que les imams et les prêtres nouent des relations de travail et d'amitié ? Les grands consciences prétendent qu'il faut surtout éviter de parler des excès du salafisme "pour ne pas stigmatiser l'ensemble des musulmans". Ce n'est pas notre avis, il faut en parler, même beaucoup, pour réveiller les esprits devant le grand danger qui nous menace mais toujours en sachant faire la différence entre les deux islams...
La Rédaction
Chaque jour davantage les pays européens se rendent compte que notre civilisation occidentale judéo-chrétienne est en train d’être submergée par l’immigration islamique. C’est ainsi que naissent un peu partout dans les pays européens des mouvements et des partis pour la sauvegarde de notre culture lesquels proposent des solutions plus ou moins radicales pour endiguer ce tsunami qui fait sérieusement peur aux populations et menace de nous emporter...
Déjà Bruxelles, la capitale européenne - et c’est vraiment symbolique - comporterait 40% de musulmans. Dans 20 ans sa Mairie sera vraisemblablement aux mains des musulmans ! Faut-il l’accepter ? Mais est-on sûr qu’à ce moment là ce ne seront pas les islamistes mais des musulmans modérés qui gouverneront la ville ? Peut-on accepter que notre civilisation judéo-chrétienne soit un jour submergée par l’Islam intégriste?
Dans la perspective des prochaines élections présidentielles en France les partis politiques feraient bien de s’intéresser sérieusement à ce problème en faisant des propositions claires et précises, certes non violentes mais vraiment efficaces pour éviter la mort de notre civilisation. Si non, on risque de voter massivement pour le FN, non pas parce que l’on croit à ses capacités de gouverner (tout le monde sait bien qu’elles sont nulles) mais seulement pour envoyer un coup de semonce à nos dirigeants politiques qui hypocritement ne veulent pas voir que c’est actuellement le seul problème urgent pour l’avenir...
Aussi avons-nous décidé d’ouvrir un nouveau dossier sur l’immigration-islamisation et ses conséquences. Nous y collationnerons des extraits d’articles de presse ou de livre consacrés à ce problème ainsi que des liens de vidéos intéressantes ou de textes copiés sur le net après vérification de la vérité des faits en éliminant toutes les opinions radicales et excessives
La Rédaction
En contrepartie de notre commentaire certes lucide mais pessimiste nous voudrions apporter le témoignage de Monseigneur Teissier, ancien évèque d'Alger, (transmis dans le Figaro du 25-26 septembre 2010) qui nous fait la démonstation claire que ce dialogue entre chrétiens et musulmans est non seulement souhaitable mais possible...surtout par le truchement des mystiques soufis. En dépit des difficultés des chrétiens au Maghreb, l'Archevêque émérite d'Alger rend compte de la vitalité du dialogue islamo-chrétien.
L'Algérie où je vis
par Monseigneur Henri Teissier
Le film de Xavier Beauvois «Des hommes et des dieux» a montré, en même temps, la gravité de la crise islamiste traversée par l'Algérie dans les années 1992-1999 et la profondeur des liens qui existaient entre les moines et les habitants musulmans du village voisin. Ces liens existent d'ailleurs jusqu'à ce jour, comme le montre bien le livre du P. Jean-Marie Lassausse, Le Jardinier de Tibhirine (Bayard 2010), le prêtre qui prolonge sur les lieux la présence des moines. Les difficultés de relation entre chrétiens et musulmans existent, hélas, dans bien d'autres pays Égypte, Pakistan, nord du Nigeria... sans parler des conflits actuels en Afghanistan ou en Irak. Mais il faut, aussi, montrer qu'en bien des lieux le partage entre chrétiens, et musulmans, même spirituel, est possible.
Les 3 et 4 juin dernier, une communauté soufie de la ville de Mostaganem, les Alawiyines, avait invité dans sa maison de session, pour le week-end algérien (vendredi soir et samedi matin), tous les prêtres et toutes les religieuses du diocèse d'Oran qui pouvaient se libérer. Je les accompagnais. Nous étions une trentaine. Après un échange dans leur mosquée, nous nous rendions à la Vallée des jardins, large complexe où se situent les activités spirituelles de cette confrérie. Après la visite des lieux et un échange avec des membres de la confrérie, nous étions invités à dîner, un grand couscous, naturellement. Puis nous vivions ensemble une veillée de prière. Les chrétiens méditaient à haute voix les textes de la Bible qu'ils avaient choisis pour cette soirée et exprimaient ensuite les intentions de prière qu'ils avaient préparées, chantant, en français et en arabe, des chants chrétiens susceptibles d'être compris par leurs hôtes musulmans. Ceux-ci avaient d'ailleurs reçu une feuille avec tous ces textes. Les frères de la confrérie entonnaient ensuite leur propre prière, chantée en arabe, selon les traditions de leur mouvement spirituel. Nous étions ensuite reçus pour la nuit dans la maison d'accueil de la confrérie.
Il y a peut-être aujourd'hui dans le monde 1,3 milliard de musulmans et un nombre un peu supérieur de chrétiens. Il ne peut être question de revenir aux temps détestables des guerres de Religion, qui aggravent les souffrances des nations et ne sauraient rendre gloire à Dieu. Il faut que partout où des chrétiens et des musulmans cohabitent! se lèvent des hommes de bonne volonté pour chercher les collaborations qui feront naître des amitiés. Celles-ci rendront possibles, à l'intérieur de chacun des deux groupes religieux, des actions susceptibles de faire reculer l'intolérance, la rancœur, voire la violence. J'ai parlé de l'Algérie parce que c'est là que je vis.
Pour que se développent entre chrétiens et musulmans des relations de respect et de paix, partout dans le monde, en Irak comme dans les banlieues françaises, il n'y a pas d'autre solution que la multiplication des initiatives prises sur la base de vraies amitiés interreligieuses. Prenons comme exemple la région Rhône-Alpes, où des liens étroits unissent le cardinal Barbarin et Azeddine Gaci, le président du Conseil du culte musulman pour la région. Les liens entre ces deux responsables ont débouché chaque année sur une rencontre entre les prêtres et les imams de la ville de Lyon. Des problèmes graves et nombreux existent partout dans le monde - pensons par exemple aux minorités chrétiennes du Pakistan. La solution à ces difficultés viendra de l'intérieur même de chaque religion, par l'action des hommes de conscience. L'un de ces hommes vient de mourir, en France, je veux parler du Pr Mohammed Arkoun, qui n'a cessé pendant toute sa carrière universitaire d'inviter les responsables religieux chrétiens, musulmans ou juifs à travailler leurs textes fondateurs pour en faire une nouvelle lecture susceptible de fonder le respect de l'autre et de préparer une relation apaisée.
L'Institut Abd el-Kader, à Paris, organise à l'Institut du monde arabe, le 28 septembre, un colloque ( pour célébrer le geste de l'émir Abdelkader, prenant des risques avec les Algériens de Damas, il y a cent cinquante ans, pour sauver 12 000 chrétiens de la ville menacés par un pogrom. Il serait facile de donner des exemples semblables en bien des situations. Des exemples à méditer et à imiter.
institut.abdelkader@gmoil.com
http://www.youtube.com/watch?v=Q8aNu1uw_s0&feature=player_embedded
L'islamisme modéré : une fiction....cliquer
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La France est-elle en état de guerre civile ?
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Par Contribution | 15/02/2012
Lu dans "Algérie Plus" et sélectionné par Pierre Barisain-Monrose
C'est un texte très lucide et absolument remarquable dans l'analyse de la part d'un musulman qui n'a pas peur de dire la vérité... Espérons qu'ils seront de plus en plus nombreux à s'insurger afin d'éradiquer une fois pour toutes la peste islamiste...
Après d’autres contrées du monde, le vent du changement souffle sur notre région en emportant d’inamovibles despotes. Mais au final, les fruits furent cueillis par des malins tapis dans l’ombre, spoliant les vrais acteurs des révoltes. Pour nous faire avaler la pilule, les bénéficiaires se présentent comme des islamistes " modérés " : l’issue de la " Révolution du jasmin " est bien déroutante.
Alors qu’au début de l’année 2011, le soulèvement des Tunisiens fut salué avec enthousiasme, aujourd’hui, on est en droit de se poser quelques questions :
- Existe-t-il un islamisme " modéré " comparé à l’intégrisme salafiste ?
- L’islamisme est-il l’inévitable successeur des régimes autocrates musulmans ?
- la théocratie est-elle compatible avec la démocratie ?
Du printemps arabe à l’hiver islamiste
Le Printemps des peuples arabisés d’Afrique du Nord semble tourner en un rude hiver islamiste, à l’image de celui en vigueur dans les monarchies arabes du Golf. Néanmoins, dès leur victoire, les heureux gagnants s’efforcent de montrer des visages apaisants en jurant de respecter le jeu démocratique. Pour se donner bonne conscience, ils se comparent aux démocrates-chrétiens, en ayant comme mentor le Premier ministre turc. Mais ces promesses peuvent n’être que des ruses de guerre.
En effet, les islamistes tunisiens font profil bas, car ne disposant pas de rente pétrolière, ils sont minoritaires (41%) et dépourvus d’expérience de la gestion d’un Etat,tandis que la durée du mandat à l’Assemblée constituante est limitée à un an. L’attitude de M. Ghannouchi est semblable à celle d’un loup caché sous la peau d’une brebis ayant emprunté le train de la Révolution en compagnie de deux naïfs agneaux. Le temps révélera qui aura dévoré l’autre, mais cela concerne, d’abord, nos frères tunisiens.
Les sociaux-démocrates vivent sous des lois garantissant la séparation de la religion de la politique. Leur doctrine s’inspire peut-être de l’esprit du christianisme, mais pas de la lettre : aucun d’entre eux ne commence son discours par la formule rituelle " Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ".
Alors que le moindre speech des adeptes de l’Islamisme politique débute par la formule " Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux … ". A croire que ces individus représentaient Dieu et non leur parti ou que leur prose politicienne était des versets du Saint Coran.
Quant au parti turc AKP, il n’est pas encore un parti islamiste intégriste pour plusieurs raisons, entre autres : le poids de l’armée qui l’a dissout à plusieurs reprises, la constitution qui exige les 2/3 des voix pour être modifiée, les traditions héritées d’Atatürk, la demande d’adhésion à l’Union européenne.
Une fois ces obstacles surmontés (y compris le refus de l’UE), ce parti montrera son vrai visage en réactivant l’Empire islamiste ottoman. Ce rôle de leadership est déjà visible dans l’attitude de ces dirigeants envers les changements qui s’opèrent dans la région et même dans le conflit qui les oppose à la France, en devenant les " tuteurs " de l’Algérie (comme au temps des janissaires).
L’islamisme " modéré " : une fiction, en attendant la réunion des conditions pour l’application intégrale de la charia. Mais cette doctrine est-elle inévitable après l’écroulement des dictatures ?
En cas d’élections démocratiques en nos pays, une bonne partie de la population opte pour un régime théocratique. Cela s’est vérifié en Algérie en 1990 et 1991 et confirmé récemment dans les pays voisins. En fait, c’est l’autoritarisme qui enfante l’islamisme, car tout débat politique contradictoire est proscrit. Seuls les prêches religieux sont permis et même encouragés lorsqu’ils servent le régime en place. Les adeptes de l’islamisme politique optent pour des associations religieuses pour créer leurs réseaux de relations et défendre discrètement leurs idées en attendant des jours meilleurs.
A l’ouverture du champ politique, ils sont prêts à créer leurs partis en profitant de la logistique et de l’expérience associative, alors que la majorité de la population est prête à recevoir le discours religieux, auquel elle était déjà habituée. En revanche, " démocratie ", " droits de l’homme ", " justice sociale ", " lutte des classes ", etc. sont des termes étrangers, car ne faisant pas partie du vécu des populations ; le politicien auteur de ces propos sera perçu comme un être corrompu par l’Occident, alors que celui qui emploi un discours religieux aura un cachet d’authenticité et une respectabilité due aux personnes qui citent les textes sacrés. En cas de vote, le choix est vite fait…
L’islamisme politique banalise l’Islam
A première vue, tout plaide pour les partis islamistes, mais en approfondissant le sujet, des insuffisances apparaissent :
Perversion de la religion qui est extirpée du domaine du désintéressement et du sacré et qui sera exposée dans le souk profane de la lutte pour le " koursi " (fauteuil). L’islamisme politique banalise l’Islam en le réduisant aux seules apparences : habillement, barbe, pastille sur le front, langage, etc. Cette pratique superficielle n’arrive même pas au premier palier de notre religion défini par les sages du soufisme : " Islam " (soumission à Dieu, le second étant la " Foi " et le dernier l’" Excellence ").
Sclérose de l’individu par l’inquisition religieusequi l’empêche de s’épanouir en développant sa propre personnalité afin d’atteindre le stade de l’ " Individuation ", chère au psychanalyste C. G. Jung (l’équivalent de l’" Excellence " par la voie du soufisme). Il se soumit en apparence à l’ordre régnant, alors qu’au fond de lui-même il privilégie une réaction opposée. Pour l’exemple : de 1981 à fin 1982, l’auteur de ces lignes vécut à la ville sainte de Médine, en Arabie.
Dans ce royaume à régime théocratique, la religion était omniprésente, alors que la religiosité fut absente des cœurs de la majorité des autochtones. On constate le même phénomène dans notre pays : dans les années 60 et 70, l’Islam de nos ancêtres était très tolérant, alors que les vices furent rares ; aujourd’hui, l’Islam new-look envahie toute la société, mais celle-ci est davantage pervertie (saleté, mensonge, traitrise, ruse, vol, viols, corruption, " hogra ", etc.).
Morcellement des sociétés et des pays en privilégiant ce qui divise au lieu d’encourager ce qui unit les êtres humains. Au sein d’un même peuple, l’intolérance commence avec l’aspect extérieur : s’il ne correspond pas avec la norme en vigueur, le récalcitrant est rejeté, agressé et même éliminé, comme le furent, chez nous, certaines femmes pour des considérations vestimentaires ; bien évidemment, tous les partisans des autres religions sont considérés comme des mécréants bons pour rôtir en enfer : ce qui a pour effet d’encourager le fanatisme des victimes. D’ailleurs, l’extrémisme des sionistes est pour beaucoup dans le développement de l’intégrisme islamiste. Ce dernier ne risque-t-il pas de réveiller l’intolérance des chrétiens, voire des bouddhistes ?
Les "Frères hypocrites "
Assurément, les seuls gagnants de la théocratie sont les politicards dépourvus d’idées, incapables de proposer des solutions viables afin de répondre aux défis qui se posent à leurs sociétés. Ils ne servent pas la religion, mais s’en servent pour accéder au pouvoir ou s’y maintenir. Toutefois, l’Islam politique est moins nocif pour un royaume (le monarque étant le " Commandeur des croyants ", le " Gardien des lieux saints ", etc.) que pour une république.
Dans cette dernière, le bulletin de vote démocratique est un aller sans retour pour se rendre en théocratie : l’exemple iranien est là pour en témoigner. Une société régie par la religion est l’apanage des seuls prophètes : des êtres d’exception ayant un lien direct avec Dieu. La théocratie est pour le commun des mortels une utilisation névrotique de la religion à des fins politiciennes : les islamistes dits " modérés " en font un emploi raisonné, calculé, leur mot d’ordre est " harb khidâa " (le combat est traitrise).
Pour eux, tous les moyens sont bons pour arriver à leur but : c’est pour cela qu’on serait tenté de les appeler les "Frères hypocrites " ; les salafistes sont plus sincères en divulguant au préalable les règles du jeu : " démocratie kofr (impie), la mithaq, la doustour" (pas de Charte, pas de Constitution), etc. Ils font un usage passionnel de la religion, croyant qu’eux sont parfaits alors que les autres sont des mécréants à redresser ou à exterminer.
Ces comportements sont étrangers à nos traditions (rappelons que les maîtres à penser des premiers sont égyptiens, ceux des seconds saoudiens). Si les salafistes avaient consulté les sages de nos zaouïas, ils auraient appris que l’être humain n’est jamais parfait, car la perfection n’est qu’une direction d’orientation, tandis que le vrai djihad consiste à combattre le " taghout " (le " nafç " ou ego) qui est en nous-mêmes. Après tout, nous ne sommes que des petits (ou des vieux) ignorants et des mortels ; seul Allah est vraiment Grand : Lui est parfait et éternel.
Éloigner la religion de la politique
Pour préserver la pureté de la religion, il faut l’éloigner des jeux politiciens, comme stipulé dans notre Constitution de 1996, surtout que l’ islamisme ne favorise pas la démocratie, car celle-ci est à l’opposée de la théocratie : les résolutions de la première émanent des recommandations (changeantes) du peuple, ici-maintenant ; celles de la seconde proviennent des textes sacrés (figés), révélés dans les temps anciens.
La démocratie est avant tout un état d’esprit qui consiste à accepter l’avis d’autrui, même s’il est opposé au sien : c’est le début de l’ " Individuation " ou de l’" Excellence ". Dans nos pays sortis de la dictature, nous sommes tous, à des degrés divers, des despotes forgés par la pensée unique : chacun pense détenir la vérité. C’est ce qui explique la prolifération des partis politiques qui ne divergent guère par leurs propositions, mais par les egos de leurs chefs. En fait, nous sommes en apprentissage de la démocratie, un exercice utile afin de sortir du sous développent mental occasionné par les régimes oppresseurs.
Le fleuve des révolutions des jeunes les plus évolués fut détourné par des éléments les plus rétrogrades de la société qui aspirent à un retour vers le lointain passé. Pour se donner quelque crédibilité, les gagnants se présentent en islamistes " modérés ", alors que leur objectif caché est l’instauration de la théocratie. Cette dernière n’est qu’une dictature qui pervertie la religion et l’individu, tout en divisant la société et les pays.
Les seuls gagnants de cette supercherie sont les politiciens dépourvus d’idées qui instrumentalisent les textes sacrés pour assouvir leur instinct de domination d’autrui. Pour les dissuader de concrétiser leur pathologie, il est préférable d’assigner l’utilisation de la religion aux seuls vrais religieux qui servent Dieu avec abnégation et sincérité. Quant à ceux qui veulent faire de la politique, qu’ils optent pour le jeu démocratique en divulguant leurs programmes pour assurer le développement de leur pays.
Boudjema Tirchi
NDLR: Cet "autodidacte" journaliste algérien rejoint l'avis de Jeannette Bougrab, la secrétaire d’Etat à la Jeunesse, qui s'exprimait dans un entretien au journal Le Parisien , en Décembre 2011, et s'est fait remonter les bretelles par sa hiérarchie ( comme Vanneste hier sur un autre sujet "sociétal") . Comme disait un poète célèbre, rival d'Omar Khayam ( 1048-1131): " Il n'y a pas d'Islam heureux, mais c'est notre Islam à tous les deux..."
Découvert sur Internet
Bonjour,
Comme le démontrent les lignes qui suivent, j'ai été contraint de prendre conscience de l'extrême difficulté à définir ce qu'est un infidèle. Choisir entre Allah ou le Christ, alors que l'Islam est de loin la religion qui progresse le plus vite en notre pays.
Le mois dernier, je participais au stage annuel de remise à niveau, nécessaire au renouvellement de mon habilitation de sécurité dans les prisons. Il y avait dans le cursus une présentation par quatre intervenants représentant respectivement les religions Catholique, Protestante, Juive et Musulmane, expliquant les fondements de leurs doctrines respectives. C'est avec un intérêt tout particulier que j'attendais l'exposé de l'Imam.
La prestation de ce dernier fut remarquable, assortie d'une projection vidéo.
À l'issue des présentations, vint le temps des questions/réponses, et lorsque ce fut mon tour, je demandai :
« Je vous prie de me corriger si je me trompe, mais j'ai cru comprendre que la majorité des Imams et autorités religieuses ont décrété le Jihad (guerre sainte), à l'encontre les infidèles du monde entier, et qu'en tuant un infidèle (ce qui est une obligation faite à tous les musulmans), ceux-ci sont assurés d'aller au paradis. Dans ce cas, pourriez-vous me donner la définition de ce qu'est un infidèle ? »
Sans rien objecter à mon interprétation et sans la moindre hésitation, l'Imam répondit : « un non musulman » !!!
Je rétorquais : « Alors permettez-moi de m'assurer que j'ai bien compris : L'ensemble des adorateurs d'Allah doivent obéir au commandement de tuer quiconque n'appartient pas à votre religion, afin de gagner leur place au paradis, n'est-ce pas ? »
Son visage qui affichait jusqu'alors une expression pleine d'assurance et d'autorité se transforma soudain en celui d'un garnement surpris la main dans le pot de confiture !!!
C'est exact rétorqua-t-il dans un murmure.
Je repris : « Eh bien, j'ai beaucoup de mal à essayer de m'imaginer le Pape Benoît XVI exhortant tous les Catholiques à massacrer vos coreligionnaires ou le Pasteur Stanley en faisant autant pour garantir aux Protestants une place au paradis ».
L'Imam se retrouva sans voix !
Je poursuivis : «J'ai également des difficultés à me considérer comme votre ami, lorsque vous-même et vos confrères incitez vos fidèles à m'égorger ! »
Juste une autre question : « Choisirez-vous de suivre Allah qui vous ordonne de me tuer afin d'obtenir le paradis, ou le Christ qui m'incite à vous aimer afin que j'accède, moi aussi au paradis, parce qu'il veut que j'y sois en votre compagnie ? » On aurait pu entendre une mouche voler, tandis que l'Imam demeurait silencieux
Inutile de préciser que les organisateurs et promoteurs du séminaire de formation à la diversification n'ont pas particulièrement apprécié cette façon de traiter le ministre du culte Islamique et d'exposer quelques vérités à propos des dogmes de cette religion.
Au cours des trente années à venir, il y aura suffisamment d'électeurs musulmans en notre pays pour installer un gouvernement de leur choix, avec l'application de la Sharia en guise de loi. Il m'apparait que tous les citoyens de ce pays devraient pouvoir prendre connaissance de ces lignes, mais avec le système de justice et de médias libéraux combinés à la mode démente du politiquement correct, il n'y a aucune chance que ce texte soit largement publié.
C'est pourquoi je vous demande de le diffuser à tous les contacts de votre internet.
Gilbert COLLARD
Dans le toujours très intéressant hebdomadaire catholique Pèlerin du 15 décembre 2011
Le P. Christian Delorme et le philosophe Rémi Brogue débattaient, le 10 novembre, des relations avec l'islam: celui-ci est-il compatible avec notre système de société? Faut-il avoir peur de la charia? Avons-nous le même Dieu? Un débat sans langue de bois qui a interpellé les lecteurs........ FRANÇOISE TOUTLEMONDE COURRIEL: pelerin@bayard-presse.com
PIERRE LEGRAND, ORLEANS (LOIRET)
Dans le n° 6728 du 10 novembre, j'ai apprécié le débat: « Quel dialogue avec l'islam?» Le P. Delorme me semble très tolérant à l'égard de l'islam, puisqu'il dit: «La majorité des musulmans, particulièrement en France, sont ouverts à la vie et à la paix.» Je ne demande qu'à le croire, mais je n'entends pas ces musulmans s'exprimer, ni à la radio ni à la télévision. Je regrette que dans cet article, aucune allusion ne soit faite aux attentats, aux vexations que subissent les chrétiens dans les pays musulmans. De nombreuses personnes se réjouissaient, au printemps, de la liberté retrouvée en Tunisie, en Égypte, puis en Libye. Le gouvernement issu des récentes élections en Tunisie vient de décider d'appliquer la charia. Un fort pourcentage des Tunisiens qui vivent en France (tout en profitant de la démocratie française) aurait voté en ce sens. Qu'en sera-t-il ailleurs et dans quelques années en France? Nous assistons à un vaste jeu d'échecs, l'islam avance ses pions, les chrétiens et nos politiques, trop tolérants, reculent.
MICHEL LE DAIN, STRASBOURG (BAS-RHIN
J'ai beaucoup apprécié le dialogue sur l'islam, sans langue de bois, entre le philosophe arabisant et le prêtre ami des musulmans. Le premier, rationnel et précis dans les exemples donnés, parfois inquiétants, le second, affectif et plus général pour être rassurant. C'est le philosophe et non le prêtre qui souligne la différence d'approche de Dieu dans l'islam: ni Père ni Alliance. Leur point d'accord: aucun dialogue théologique possible avec l'islam. Dans le cadre de la Semaine islamo-chrétienne qui s'est tenue à Strasbourg, lors d'une conférence, le président de l'Association des imams de France, Ahamad Miktar (Villeneuve-d'Asq), a déclaré: «Le terme théologie est interdit en islam: discuter Dieu, impossible! »
MARIE BONNAUD
Je regrette que, pour ce grand débat, vous n'ayez pas invité de musulmans. Il ne manque pas de penseurs musulmans et français directement concernés par la question. Leur présence eût tordu le cou à quelques poncifs qui traînent trop souvent dans le face-à-face christianisme-islam. Pour avoir vécu vingt-cinq ans en pays musulman, j'ai constaté un art souvent subtil du compromis entre ce qui pouvait ou non relever de la charia. J'ai participé à des groupes de dialogue islamo-chrétiens. J'ai entendu un musulman dire à son épouse, chrétienne: «Si tu agis ainsi, tu ne te conformes pas à ce que te demande Jésus.» Pour cet homme, Jésus n'était qu'un prophète, mais il aimait Sydna Aissa de tout son cœur. Nous avons réfléchi, discuté, prié ensemble, nous nous aimions. Ce n'est pas possible? Mais ça existe!
C'est une question à laquelle il devient aujourd'hui indispensable de répondre. Pendant longtemps on a pu croire tolérable que la France, pays riche, pays des grandes idées lyriques de liberté et de charité puisse se proccuper de la misère du Monde mais par les temps nouveaux qui courent où le pays est endetté et en pleine crise économique, nous devons en priorité pouvoir soigner correctement nos malades les plus pauvres et nos vieillards dépendants, ce qui n'est pas toujours le cas; nous n'avons plus les moyens financiers de nous occuper du reste du monde surtout quand tous les étrangers qui accourent de partout se montrent trop souvent abusifs... La Rédaction
Voici un texte direct exprimant une opinion majoritaire qui illustre bien notre remarque et qui circule sur le net (opinion que partage le corps médical)
C'est quand même devenu une aberration cette histoire d'Aide Médicale d'État
La sécu nous rembourse de moins en moins, pour dans le même temps soigner des gens de "TOUS les COINS" du monde qui ont trouvé de l'argent pour payer les passeurs pour venir mais n'en n'ont plus en arrivant chez nous . Ras le bol de payer pour ces gens venus illégalement car on ne peut plus accueillir toute la misère du monde !
Pensons un peu à nous, les français canal historique, qui avons déjà énormément cotisé à la sécu .......ce serait un juste retour des choses. Mais non !
L'Aide Médicale D'Etat (A.M.E.) offerte aux étrangers est devenue un cadeau bien luxueux, alors qu'on nous demande de nous serrer la ceinture, parce que les caisses sont vides !
Ainsi l'AME permet ainsi de couvrir le tourisme médical aux frais du contribuable.
Laurent Lantieri, le grand spécialiste français de la greffe du visage, a confié son agacement :
Soigner les étrangers en cas d'urgence ou pour des maladies contagieuses qui pourraient se propager me paraît légitime et nécessaire. En revanche, je vois arriver à ma consultation des patients qui abusent du système.»
Claudine Blanchet-Bardon, spécialiste des maladies génétiques de la peau, voit débarquer des patients AME venus du bout du monde :
Ils arrivent clandestinement ici, et à cause des associations en tous genres, ces gens restent tranquilles pendant trois mois et débarquent à ma consultation avec leur attestation AME, accompagnés d'un interprète. L'interprète, lui, ils le payent mais pas ce qui est médical!!!
Un cancérologue raconte :
Nous avons des patients qui vivent en Algérie et qui ont l'AME. Ils viennent en France régulièrement pour leur traitement, puis repartent chez eux. Ils ne payent que l'avion...
Un médecin raconte :
Des femmes sans-papiers peuvent faire valoir leurs droits à des traitements d'aide médicale à la procréation. Chaque tentative de fécondation in vitro (FIV) coûte entre 8000 et 10.000€. »
Les seules conditions requises pour obtenir l'AME est : 3 mois de résidence en France et des ressources inférieures à 634 € par mois.
Les demandeurs étant hors-la-loi, le calcul des ressources relève de la fiction et malgré cela la CPAM délivre le sésame.
Depuis deux ans, la facture de la couverture médicale des sans-papiers s'envole.
Son rythme de progression est trois à quatre fois supérieur à celui des dépenses de santé de tout le pays : + 13% en 2009 (530 millions d'euros pour 210.000 bénéficiaires) et + 17% au début de cette année.- De toute évidence, l'enveloppe de 535 millions d'euros prévue en 2010 sera largement dépassée
Pour l'an prochain, ce sont 588 millions d'euros que Bercy a mis de côté pour l'AME soit, à peu de chose près, le montant des recettes fiscales que le gouvernement veut récupérer sur les mariés/pacsés/divorcés, ou encore le coût global du bouclier fiscal
L'Aide Médicale d'Etat finance des cures thermales et le trafic du Subutex
Le député Thierry Mariani interrogé sur l'AME :
L’Aide médicale d’Etat est nécessaire pour des motifs humanitaires : il est normal qu’un étranger en danger grave immédiat soit soigné dans notre pays.
Mais ce que je veux, c’est en limiter les dérives. Ces deux dernières années, les dépenses de l’AME ont augmenté quatre fois plus vite que celles du régime général, soit 17% ; et ces dix derniers mois, accrochez-vous, elles ont augmenté, en Ile-de-France, de 66% !
On ne peut pas expliquer aux bénéficiaires du régime général que l’on cesse de rembourser certains de leurs médicaments pour tenir les 3% d’augmentation tout en maintenant l’AME, qui coûte 100 millions d’euros, au profit d’étrangers en situation illégale !
Par ailleurs, il n’est pas juste non plus qu’un Français paye un forfait hospitalier et pas un immigré illégal.
Quelle injustice quand même !
**
*
Absolument pas. Ses liens avec l'Islam remontent historiquement très loin et ses liens avec les populations musulmanes sont, depuis la colonisation, très chaleureux. Par ailleurs la France ne peut oublier la participation importante et les sacrifices des soldats musulmans lors des deux guerres mondiales sans parler de la guerre d'Indochine... Les musulmans installés en France depuis longtemps, qui y travaillent, ont acquis la nationalité et se sont intégrés à la Culture française, même en conservant dans leur vie privée des souvenirs de leur propres culture originelle, ceux-là sont parfaitement accueillis et acceptés sans problème, comme le sont tous les autres étrangers venus d’Europe et reçus dans notre pays....
Le problème surgit avec une minorité d'entre eux, ceux que l’on peut classer à juste titre dans la «racaille», n’ayons pas peur du mot, qui, ayant acquis une "nationalité française alimentaire", vomissent la France, provoquent jour après jour la France en voulant imposer leur charia, injurient la France, ne veulent pas s'intégrer, vivent d'expédients et du commerce de la drogue, brûlent les voitures, s’attaquent à la police et essaient d'organiser des attentats.. C’est de ceux-là dont parle le major Alain Pinon dans une lettre ouverte au Président du MRP que nous reproduisons ci-après. Une lettre qui cerne parfaitement et avec beaucoup d’esprit les frontières de l’islamophobie.
Lettre du Major Alain PINON à Monsieur Aounit Président t du MRAP
Monsieur,
Vous avez organisé récemment, en tant que président du MRAP, un colloque à l'Assemblée nationale intitulé "Du racisme anti-arabe à l'islamophobie". Vous y avez dénoncé, en France, « les mosquées souillées, les discriminations à l'emploi et au logement, les appels au meurtre, les violences et agressions à l'endroit des populations et des lieux de culte musulmans". Vous avez montré du doigt l'impunité dont bénéficient les auteurs de ces délits, appelant à “un réveil de l'opinion publique”, un sursaut des institutions (Police, Justice, Education nationale, etc.), une mobilisation des grandes consciences intellectuelles.
Vous avez raison ! De plus en plus de Français sont racistes. De plus en plus en ont par-dessus la tête de ce qu'il appellent (à tort) l'invasion islamo-maghrébine. De cet afflux de populations inassimilables qu'ils croient (à tort) être le ressort principal de la délinquance et de la criminalité. De plus en plus sont épouvantés (à tort) par l'afflux de populations qui, ayant chassé l'occupant raciste des territoires qu'il exploitait, ont rendu ces terres à l'heureux état de nature mais sont contraintes de chercher, auprès de l'ancien colonisateur raciste, les remèdes à la misère provoquée par la décolonisation.
De plus en plus de racistes ont (à tort) des idées de violence en entendant sur les radios les poésies du groupe afro-maghrébin Sniper qui chante, par exemple : « La France nous ronge, le seul moyen de se faire entendre est de brûler des voitures. La France est une garce. On nique la France. »
Oui, Monsieur Aounit, la triste vérité est là : les racistes n'entendent rien à la rude poésie des cités et ils en ont par-dessus la tête d'entendre des hexagonoïdes chanter qu'ils niquent la France, et qu'ils baisent leurs mères.
C'est sûr qu'il y a quelque racisme à ne pas accepter ces coutumes de baiser notre mère et de niquer notre pays, mais c'est ainsi, Monsieur Aounit : les racistes ne sont pas tolérants.
Et ils ont tort. Vous avez raison !
Mais comment ces petits blancs arriérés seraient-ils assez évolués, ouverts, libéraux et modernes pour accepter que des populations qu'ils ont accueillies, nourries, soignées et enseignées leur crachent leur haine et leur mépris à la figure ? Vous faites bien de dénoncer ce racisme-là en France dans la Chambre des députés de cette République qui vous a fait tant de mal.. La dignité de l'endroit ajoute à la force de votre réquisitoire. Mais vous feriez mieux encore en allant le prononcer là-bas, au bled.
C'est sur place, chez eux, alors qu'ils sont encore libres, qu'il faut alerter les milliers d'Afro-musulmans et d'islamo-maghrébins qui s'apprêtent à céder au mirage du RMI, de la Sécu, des allocs, et à basculer dans le piège affreux que leur tendent les racistes français.
Monsieur Aounit, dites-le à vos frères, à vos cousins, à vos femmes, à vos enfants, à vos voisins, à tous ceux du bled et de la brousse : la France raciste ne veut pas d'eux parce que dans son aveuglement raciste, elle les regarde (à tort) comme des envahisseurs et des prédateurs.
Dites simplement cette sinistre vérité aux vôtres Monsieur Aounit .
Ne les laissez pas se jeter dans la gueule du loup. Il est de votre devoir de protéger ces malheureux contre cette effrayante menace. Les laisser venir, serait se rendre coupable de non-assistance à personnes en danger.
D'ailleurs vous-même, Monsieur Aounit, vous et tous ceux qui comme vous, êtes condamnés à vivre dans cet abominable pays raciste, n'hésitez pas : brisez vos chaînes, secouez la poussière de vos sandales et quittez cet enfer.
Ne faites pas plus longtemps aux racistes le cadeau de votre enrichissante présence.
Ne soyez plus le gibier de ces chasseurs impitoyables qui attaquent vos mères dans le métro, violent vos filles dans les caves, pillent vos supermarchés, brûlent vos voitures dans vos cités, vendent de la drogue à vos enfants. Ne leur laissez aucun homme à discriminer, aucune femme à insulter, aucun enfant à battre, aucune mosquée à souiller.
N'hésitez pas : vengez toutes ces années de terreur, de souffrance, d'humiliation, d'exploitation qu'ils vous ont infligées : privez-les de la chance que vous représentez.
Et puis, pourquoi vous gêner ? En partant, emmenez vos amis. Les grandes consciences intellectuelles, les militants immigrationnistes, les journalistes amis, les dirigeants socialistes, communistes, trotskistes et autres.
D'abord cela leur épargnera l'insupportable peine de vivre sans vous, ensuite cela privera la France raciste de la formidable force intellectuelle qui fait son rayonnement dans le monde entier. Ils seront bien punis, les racistes !
Songez-y, Monsieur Aounit : ils auront l'air de quoi les Le Pen, les Gollnisch, les militants du FN et les électeurs de tout ce monde quand, le dernier bateau ayant franchi la ligne d'horizon, l'ultime avion s'étant évanoui dans l'azur, la dernière camionnette étant passée de l'autre côté de la frontière, ils découvriront qu'ils sont désormais entre eux ?
Entre racistes. Tout seuls.
Ah, on voudrait voir ça ! Rien que pour le plaisir.
Cordialement
Cette lettre circulait par EMail dans un petit circuit, maintenant osons la diffuser largement.
Major Alain PINON
Chef de l’Unité des Moyens Aériens
29, rue Henry FARMAN
75015 PARIS
Tél. : 01.53.98.20.05 / Fax. : 01.53.98.20.12 Portable : 06 88 21 67 70
Mail : alain.pinon@interieurgouv.fr
En 1968 la population française était de 49.700.000 habitants. Les musulmans en France étaient 610.000 soit 1,23% de la population
En 1988 la population française était de 56.000.000 d'habitants. Les musulmans en France étaient 2.000.000 soit 3,6% de la population
En 2009 la population française est de 62.000.000 d'habitants. Les musulmans en France sont 6.000.000 soit 9,7% de la population
En suivant la même croissance, puisque tous les 20 ans la population musulmane est multipliée par 3, il est probable que :
En 2030 la population française sera de 68.000.000 d'habitants. Les musulmans en France seront 18.000.000 soit 26,5 %
Ce qui veut dire que dans 20 ans plus d'un habitant sur quatre serait musulman ! Etonnant pour un pays qui n'avait aucune tradition musulmane en 1930.
Alors, à quoi ressemblera la France dans 20 ans puisque l'Islam est une religion conquérante qui refuse toute cohabitation avec d'autre religion ?
Des églises seront elles incendiées comme on peut le voir dans certaines parties du monde ?
Verrons-nous apparaître des formations politiques de type HAMAS ou HEZBOLLAH s'implanter en France ?
La laïcité de l'Etat sera-t-elle remise en question ?
L'égalité des droits homme-femme existerat-elle toujours, puisque c'est déjà remis en cause dans les banlieues ?
La viande Hallal sera-t-elle obligatoire, avec toutes les souffrances que cela représente pour les animaux, puisqu'ils sont égorgés vivants ?
Une chose est certaine c'est que la France de 2030 ne ressemblera pas à la France de 2010.
Deux cents euros PAR MOIS POUR PORTER LE VOILE ! C'est ce que toucheraient de l'Arabie Saoudite, par le biais d'un organisme, toutes les femmes musulmanes vivant en Europe pour porter le voile dans les pays de la communauté européenne. Cela expliquerait le nombre considérable de plus en plus grandissant de femmes voilées ! Ce n'est pas une invention, mais bien la triste réalité révélée à la mère d'un ami par sa femme de ménage qui est arrivée chez elle voilée du jour au lendemain. Surprise bien évidemment de cette nouvelle tenue et du port subit de ce voile, elle lui demanda pour quelle raison elle était venue travailler ainsi coiffée et la jeune fille Marocaine, malgré quelques réticences à vouloir répondre, finit par lui avouer qu'elle était payée pour le porter.
Elle expliqua, non sans mal, avoir réussi à intégrer par relation un groupement musulman qui est en relation directe avec un organe religieux de l'Arabie Saoudite qui paye les musulmanes 200 € par mois pour porter le voile dans les pays Européens. Aujourd'hui donc ces femmes sont payées pour afficher leur appartenance totale à l'islam en portant le voile.
Demain, elles seront payées pour déposer un paquet dans un lieu public ou bien pour servir de boite aux lettres ou encore de recevoir chez elles des musulmans extrémistes et terroristes ! Nous sommes vraiment en droit d'être très inquiets pour l'avenir, surtout que rien n'est fait pour endiguer ce fléau qu'on tend au niveau des pouvoirs publics à marginaliser et vouloir nous faire accepter et supporter
*
Nous est arrivé annonymement par internet le petit poème suivant à visée informative, bien tourné et bien versifié, que n'aurait pas renié La Fontaine
J’ai un petit boulot peinard,
Je dors bien, je me lève tard,
Pas de rendement pas d’horaire,
Pas de patron, pas d’actionnaires .
Je prêche à tort et à travers
Des couplets plus ou moins pervers,
Sans risque de me faire saquer,
Je suis l’Imam de la mosquée !
Pas besoin d’aller au turbin,
J’ai une douzaine de bambins
Et tous les mois grâce aux fistons
J’encaisse les allocations .
J’suis un seigneur, j’suis un Imam,
J’ai le droit d’être polygame,
Et tous les soirs à la casbah
Je hisse les voiles sur le grand mat.
On me laisse faire mon p’tit biz’ness
Une femme et deux ou trois maîtresses
Ici c’est cool, c’est le bonheur,
J’ai le beurre et l’argent du beurre !
J’suis un barbu, j’suis un notable,
Un protégé, un intouchable,
Et j’appelle mon avocat,
Dès qu’on pince mes femmes en burqa.
Pendant que les Français turbinent
Pour nourrir toutes mes concubines,
Moi je m’ promène en djellaba
La France c’est bien mieux qu’là-bas !
Il n'a pas manqué de susciter quelques remarques et commentaires de la part d'amis rapatriés d'Algérie : "Ce que les troisième et quatrième Républiques avaient évité, la cinquième - qui est gaullienne ne l'oublions pas - l'a réalisé : c'est-à-dire de transformer les musulmans en super citoyens français".
Du temps de l'Algérie Française, respectueuse du statut personnel particulier auquel chacun prétendait se référer, il y avait dans ce pays deux classes officielles de citoyens français : ceux qui restaient sous la juridiction de la loi commune à tous les français et ceux qui voulaient rester fidèles aux lois de la charia musulmane. On avait pris l'habitude de désigner les uns et les autres, dans le jargon administratif, comme "Français non musulmans" et "Français musulmans". Les premiers étaient soumis à la loi française métropolitaine (souvenons - nous que l'Algérie était constituée de départements français) et les seconds avaient un statut juridique personnel propre (*) et restaient soumis dans ce domaine personnel à une justice particulière (celle du cadi). Les citoyens d'origine musulmane avaient naturellement la possibilité de choisir entre le droit français commun et le droit musulman. Comme il était alors impensable dans la République Française une et indivisible que des citoyens soumis à la charia puissent intervenir politiquement dans la législation nationale française, dans tous les domaines où la charia s'en démarquait, il avait été raisonnable et judicieux de décider que les Français de statut musulman ne pouvaient pas participer au vote concernant les Assemblées légiférantes de la Nation. On avait donc institué deux collèges électoraux séparés pour les élections concernant les Assemblées locales ( conseils municipaux, conseils généraux et Assemblée algérienne qui était l'assemblée régionale de l'Algérie) , ce qui permettait à tous les citoyens, quelque soit leur statut personnel de participer néanmoins à la vie politique locale. Le premier collège concernait ceux qui appartenaient au statut français commun et le second collège ceux qui se rattachaient au statut musulman. A remarquer que les musulmans qui avaient opté pour le statut commun appartenaient de droit au premier collège.(**)
Par la suite, la période des troubles ayant commencé, les dissidents du FLN prétendirent qu'une des grandes raisons de leur révolte était d'avoir été considérés comme des citoyens de deuxième zone, "parqués" dans un collège électoral séparé... Mais ils omettaient de dire que c'était en raison des exigences de leur propre religion...En passant, on ne peut que constater avec tristesse que le drame de l'algérie est né et s'est développé en majeure partie en raison d'un Islam interprété d'une manière intégriste... et c'est la même cause qui de nouveau ensanglante aujourd'hui le monde !
Mais en France, depuis que la Vème République "postgaullienne" (***) en a décidé ainsi, ne sont-ce pas les Français qui sont devenus des citoyens de deuxième ordre dans leur propre pays ? Quel est le Français de souche qui peut se permettre d'avoir des concubines reconnues et de toucher les allocation familiales pour tous les enfants de ses concubines ? Quel est le catholique, le protestant ou le juif qui peut exiger et obtenir dans le domaine public de notre République dite laïque des piscines municipales privées pour les femmes, des cantines scolaires séparées où l'on sert une nourriture spécifique ou encore des abattoirs religieux spéciaux ?
Les musulmans actuellement ne sont-ils pas devenus des super-citoyens ?
La Rédaction
* Soucieuse de respecter la religion musulmane, la France n'a jamais porté atteinte aux droits des populations autochtones qui pouvaient apparaître comme liés à elle. Les intéressés demeuraient ainsi soumis, sauf volonté expresse contraire de leur part, au droit musulman ou aux coutumes kabyles en ce qui concerne
- l'état des personnes (filiation, mariage possible avec 4 épouses, dissolution du mariage, tutelle des mineurs, et les interdits);
- les successions (designation des héritiers et calcul des parts leur revenant); les habous ou fondations pieuses
- enfin les immeubles non francisés.
Mais le maintien de ce statut local n'a pas été sans entraîner des conséquences pour l'exercice des droits politiques des autochtones.
** Jusqu'à la dernière guerre, les musulmans ne purent exercer les droits politiques reconnus aux citoyens français que s'ils renonçaient à leur statut personnel et successoral, pour se soumettre aux règles du code civil. Cette preuve d'assimilation, dans la crainte de passer pour des apostats, bien peu de musulmans demandaient à la fournir. Ceux qui franchissaient le pas venaient alors grossir les rangs des électeurs du premier collège, essentiellement composé des citoyens français d'origine européenne. Quant au second collège, auquel un certain nombre de sièges était reservé dans les diverses assemblées élues d'Algérie, il était loin de comprendre tous les autres musulmans. Seuls y étaient inscrits ceux qui, sans renoncer à leur statut prouvaient, soit par leurs connaissances, soit par la possession de certains titres ou qualités, qu'ils étaient en mesure d'exercer des droits politiques.
En 1944, l'évolution des moeurs et la formation civique des musulmans ont enfin permis l'adoption d'une solution pleinement démocratique. Les droits politiques sont reconnus à tous les musulmans.
Les femmes musulmanes elles mêmes voteront, conformément au principe posé par la loi du 20 septembre 1947 portant Statut organique de l'Algérie, dès que les conditions d'exercice de leur droit auront été précisées.
*** Il faut souligner que De Gaulle lui-même, contrairement à ses successeurs, était un partisan des deux collèges comme il ressort à la lecture du grand discours qu'il a fait à Oran le 26 mai 1951 lors des législatives gagnées par le RPF (fondé en 1947)
«...A chaque française, à chaque français de l’un ou de l’autre collège car il nous faut garder les deux je demande son aide et son suffrage. Ici comme partout j’en appelle à toutes les familles spirituelles qui, en Algérie et en France, inspirent les populations depuis des siècles, inspirent à ces populations ou bien l’esprit qui vient de Dieu, ou bien le souci de la justice sociale et de la justice humaine, ou bien l’amour de la liberté ou bien le respect de nos traditions.»
Par Rémi Carillon - dans les 4 Vérités du jeudi 06 mai 2010. L'auteur va droit au but : il constate les faits qui sont indéniables et il propose une méthode raisonnable et non sectaire dont on doute cependant qu'elle puisse être appliquée tellement le pays a perdu le sens de ses valeurs fondamentales et se trouve prêt pour n'importe quelle colonisation matérielle et spirituelle. (La Rédaction)
Autant le dire tout de suite,(comme le précise l'auteur de l'article) c’est quasiment impossible, car trop tard. Néanmoins, je vais décrire deux méthodes possibles, l’une douce, l’autre forte. Je parlerai dans un prochain numéro de la méthode forte.
Voici les principes de la méthode douce.
La méthode douce consisterait d’abord à faire admettre aux musulmans vivant en France un certain nombre de principes fondateurs de nos démocraties occidentales :
Il y a réelle séparation entre l’État, d’une part, et les Églises, d’autre part ;
Toute religion est licite ;
L’athéisme est licite ;
Sur un territoire, il n’y a qu’une seule loi, celle de l’État, qui s’applique à tous ;
Cette loi est écrite par les hommes et évolue dans le temps ;
Sur un territoire, pour pouvoir coexister pacifiquement, les religions ne doivent avoir aucune revendication politique, mais se cantonner au spirituel et à l’intime.
Mais que disent Coran et Charia
Un bon musulman ne peut, en fait, accepter aucun de ces principes, pour une seule et bonne raison : aucun n’est dans le Coran. Et pire, la charia dit tout le contraire :
La loi n’est pas écrite par les hommes, mais par Dieu, qui l’a dictée aux hommes une fois pour toutes ;
L’Islam a vocation à s’imposer sur l’ensemble de la Terre ;
La guerre sainte est une obligation ;
La soumission à un autre système que l’Islam ne peut être que temporaire ;
Si le mensonge est répréhensible entre musulmans, il est licite vis-à-vis des mécréants, des juifs et des chrétiens.
Autrement dit, même si un musulman se pliait à notre façon de vivre, tout en pratiquant un Islam conforme à nos us et coutumes, ce ne serait qu’en attendant l’avènement de l’Islam. Le musulman n’est pas pressé. Il sait qu’il gagnera, car c’est écrit. Peu importe quand. Ce n’est pas son souci, mais celui d’Allah. Son seul souci à lui, c’est d’être un bon musulman. La loi que se sont inventés les mécréants qui l’entourent, ne compte pas à ses yeux. Il ne s’y soumet que lorsqu’il ne peut pas faire autrement et provisoirement.
Les détails de la Méthode douce
1-La méthode douce consisterait à revenir en arrière sur tous les « accommodements raisonnables » que nous avons concédés aux musulmans :
Finis le voile et la burqa, la djellaba et la barbe longue ;
Finis les horaires réservés aux femmes dans les piscines ;
Finie la viande hallal dans les cantines ;
Finies les rues occupées tous les vendredis par la prière musulmane ;
Fini le financement public des constructions de mosquées ;
Finies les revendications sur la façon d’enseigner l’Histoire ;
Finis les crimes d’honneur, les mariages forcés, la circoncision et l’excision ;
Finies les consultations médicales sexuées…
2-La méthode douce consisterait enfin à prononcer l’expulsion de France de tout musulman qui refuserait obstinément de se soumettre à notre loi au nom de l’Islam.
L’Islam ne serait pas interdit en tant que tel, ni sa croyance, ni sa pratique, ni même son prosélytisme, mais tout récidiviste contrevenant à nos lois, dans le but d’appliquer l’Islam, serait condamné à l’expulsion.
Ce complet changement de politique devra être annoncé clairement, franchement et massivement, afin que les musulmans sachent à quoi s’en tenir. Il est évident que ce ne sont ni le PS, ni l’UMP, qui mettront en oeuvre une telle méthode. Seul un mouvement populaire de rejet de l’Islam pourra engendrer une telle révolution. Ce rejet ne se traduira pas, lors des élections, par l’abstention record que nous connaissons, mais au contraire par un vote majoritaire vers un parti qui préconise l’arrêt de l’immigration (sous-entendu l’islamisation), tel que le Front National.
Marine Le Pen a d’ailleurs inscrit à son programme de rendre constitutionnellement illégal tout communautarisme, ce qui permettrait l’application de la méthode. C’est la légitimité conférée par le vote du peuple souverain qui imposerait à la Police, à la Justice, à l’Éducation Nationale, à l’Armée, à la Santé publique, la mise en oeuvre de ce projet salvateur.
NDLR : La véritable solution ne serait-elle pas d'institutionnaliser le vote blanc aux élections ? Ce qui permettrait aux électeurs de n'avoir pas à s'abstenir ou de n'avoir pas à jouer au billard électoral avec les partis pour manifester leur désapprobation ?
*
La France est en état de guerre civile, c’est un fait...
Tel est le titre de L’EDITO DE CYRANO dans son numéro 141 du 20 avril 2010, journal laïc pour l’égalité hommes femmes, pour la laicité contre l’intégrisme, pour la république sociale contre le communautarisme. Voir Riposte Laïque ( http://www.ripostelaique.com/). Et l'on doit reconnaître que c'est bien là un tableau fidèle de la triste réalité ! Et aussi qu'il est grand temps de réagir vigoureusement. Et peut-être le moment est-il venu de s'engager délibérément dans une nouvelle croisade anti-terroriste contre les voyous et les islamistes ... Et l'état d'urgence, voire l'état de siège, deviendra peut-être une décision envisageable...
Des faits indubitables
- A Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), des bus sont caillassés ou incendiés en représailles d’arrestations de trafiquants de drogue. Le ministre de l’Intérieur décide de faire accompagner les bus par des CRS. Non seulement les bus sont encore victimes de caillassages, mais même de tirs d’armes à feu, et un car de policiers qui accompagne l’un d’entre eux est lui aussi victime d’une lapidation en règle.
- A Grenoble (Isère), Martin, 23 ans, est lynché en plein centre ville par une bande de « jeunes » venus des « quartiers sensibles ». Une cigarette refusée à l’un de ses agresseurs serait à l’origine du drame. Les coups de couteaux ont perforé un poumon. Martin se trouve toujours dans un état grave.
- Aux Ulis (Essonne), deux filles de 14 et 15 ans sont violées à plusieurs reprises par une bande de mineurs. Leurs familles portent plainte. Sous la pression du voisinage et la peur des représailles, l’une d’entre elle est obligée de fuir le quartier. Ni Putes Ni Soumises organise une manifestation de soutien, qui ne réunit qu’une cinquantaine de personnes prises à parti par la population locale. « Les filles d’aujourd’hui, elles sont faciles, c’est tout ! Nous, on soutient les frères. », dira même une mère de famille.
- A Narbonne (Aude), un commerçant de 59 ans voit sa boutique saccagée et sa voiture sabotée. « A mort, les juifs, à mort la police », peut-on lire sur des inscriptions laissées sur place. Son fils de 13 ans est agressé et blessé. Moïse Chekroun est désemparé. Il envisage de quitter le quartier.
- A Etampes (Essonne), un jeune homme de 23 ans frappe violemment le petit ami de sa sœur avec une barre de fer. La victime souffre de plusieurs fractures du crâne. Elle a été placée dans un coma artificiel. Son pronostic vital est engagé. Quand la jeune fille de 17 ans retourne chez ses parents, elle est à son tour victime d’une « violente correction » (selon l’expression du Parisien) qui lui vaut quatre semaines d’arrêt de travail et un placement en foyer. L’agresseur a dit vouloir « protéger la virginité de sa sœur ». Le Parisien évoque un vague « motif religieux ».
- Descentes récurrentes de centaines de « jeunes blacks », selon le forain Marcel Campion, à la Foire du Trône en plein Paris, avec moult agressions et lynchages de blancs « au faciès ». - --
- Escalade de violences dans les bus de Toulon (Var). Le journal « La Provence » remarque « l’inquiétante flambée des actes de violence gratuite » à Aix-en-Provence (Bouche-du-Rhône), ville pourtant réputée paisible par rapport à sa voisine Marseille. Lynchage crapuleux d’un homme sur la plage de Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes). Coups de feu sur un employé de Véolia en Avignon (Vaucluse). Toujours en Avignon, un délinquant de 14 ans traîne sur plusieurs mètres une dame de 72 ans pour lui voler son sac. -
- Des journalistes de France 3 venus enquêter sur les violences urbaines sont arrosés de gaz lacrymogène et dépouillés à Villepinte (Seine-Saint-Denis). A Saint-Quentin (Aisne), un multirécidiviste de 12 ans met le feu aux cheveux d’une nonagénaire pour « faire marrer ses copains ». A Perpignan (Pyrénées-Orientales), trois policiers sont blessés en mission, l’un d’eux a le doigt arraché par l’homme qu’ils tentaient d’arrêter. A Arras (Pas-de-Calais), une collégienne de 14 ans est violée dans un parc public par trois mineurs de 12 à 14 ans.
Voilà quelques exemples de « faits divers », sur une période d’une dizaine de jours, qu’on peut lire quotidiennement dans la presse régionale. Peu d’entre eux font l’objet d’une couverture nationale, alors qu’il y a trente ans, le moindre crime de cet acabit aurait fait la une des journaux télévisés de 20 heures pendant plusieurs jours et provoqué l’indignation générale. La « violence gratuite » se banalise alors même qu’elle devient de plus en plus barbare.
Aucun Français ne peut donc croire que la délinquance stagne ou est en baisse, comme l’annonce régulièrement le gouvernement à partir de chiffres pro domo. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur de mai 2002 à mars 2004 puis de mai 2005 à mars 2007, avait promis de nous débarrasser de la « racaille » à coup de « Kärcher », d’éradiquer les zones de non-droit, de punir les coupables avec une sévérité sans faille. Elu président de la République, il a continué ses incantations systématiques. Mardi dernier, il remettait le couvert à Bobigny : on va voir ce qu’on va voir. En vain : on n’a rien vu depuis huit ans qu’il est aux affaires de sécurité.
Michèle Alliot-Marie, quand elle était son ministre de l’Intérieur, a avoué donner des ordres aux policiers pour ne pas poursuivre les délinquants en scooter ou en voiture. Ce n’est pas nouveau : lors des émeutes de 2005, la police aux ordres de Nicolas Sarkozy avait ordre de ne pas charger ceux qui leur tiraient dessus et mettaient les banlieues à feu et à sang. Quant à Brice Hortefeux, actuel ministre de l’Intérieur, il continue la méthode sarkozyste de s’indigner verbalement et de proposer sans cesse des nouvelles lois. Sans résultats.
La droite au pouvoir a donc totalement échoué dans le rétablissement de l’ordre républicain et dans la défense citoyenne du droit à la sécurité. Mais ce n’est pas mieux à gauche.
Lionel Jospin, quand il était premier ministre, a mis des années à reconnaître que le « sentiment d’insécurité » était une expression fallacieuse pour cacher la réalité de ladite insécurité due à la montée d’une réelle délinquance. « Il ne fallait pas faire le jeu du Front National », disaient-ils. Par leur cécité, ils n’ont cessé de le faire, comme le prouve l’élection présidentielle de 2002.
Le mythe de la pauvreté entretenu par la gauche et les écolos
Et cette gauche n’a pas varié d’un pouce dans son idéologie complice des voyous. Elle ne jure que par l’excuse sociale, alors que toute étude sociologique différentielle sérieuse invalide totalement cette légende. Les enfants d’Arméniens ou d’Italiens qui vivaient dans les bidonvilles de Villeurbanne n’incendiaient pas leurs écoles et ne lapidaient pas les policiers. On n’a guère vu d’Asiatiques ou de Français de souche vivant malgré eux dans les banlieues participer aux émeutes de 2005. Ces fameuses « cités » des banlieues « rouges », aujourd’hui désignées pudiquement de « zones sensibles », étaient paisibles quand elles étaient habitées par des enfants de paysans venus travailler dans les usines des villes ou par des rapatriés d’Algérie. Comme le démontre le criminologue Xavier Raufer, la véritable pauvreté est aujourd’hui dans la campagne française et non en Seine-Saint-Denis.
Mais qu’à cela ne tienne, on continue à entretenir le mythe des « populations défavorisées » qui auraient droit à se rebeller par la violence. On a transformé en martyrs deux gamins de Clichy-sous-Bois morts électrocutés parce qu’ils s’étaient bêtement réfugiés dans un transformateur à haute tension pour échapper à un banal contrôle policier. Lors de sa campagne présidentielle, Ségolène Royal leur a même rendu un hommage vibrant en compagnie du maire, d’un imam et de femmes voilées devant un espèce de monuments aux morts comme si ces deux inconscients suicidaires étaient des héros de la Nation.
Pas mieux chez les « écolos », nouvelle composante de la gauche. Dans un débat télévisé, le conseiller régional Augustin Legrand se fait le porte-parole des dealers de banlieue en proposant de verser un salaire de 2000 euros mensuels aux trafiquants de drogue. Les Français smicards ou vivant du RSA (400 euros par mois) faute de trouver un travail apprécieront… Stéphane Gatignon, maire Europe Ecologie de Sevran, déclare à Rue89 qu’on pourrait « imaginer avoir des circuits courts, des champs de pavot ou d’herbe en Ile-de-France ». Il montre ainsi une méconnaissance totale des trafiquants qui dealent autant les drogues dures que les drogues douces, comme le démontre, là encore, Xavier Raufer.
Le déni de réalité continue de monopoliser les débats télévisés. On discute pendant des heures sur les violences scolaires, sans jamais apporter aucune analyse sociologique des fauteurs de trouble. La moindre voix discordante est qualifiée de raciste et de xénophobe.
Quand Eric Zemmour constate le fait que « la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes », il est traîné dans les prétoires par le Mrap, SOS-Racisme et aussi par la Licra, dont le conseil fédéral vient de décider de poursuivre le journaliste en justice.
Autre procès grotesque, celui intenté par le Mrap contre Brice Hortefeux.Lors d’une université d’été de l’UMP, il déclare en privé et à la cantonade, sur le ton de la plaisanterie, à propos d’un militant d’origine nord-africaine : « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » Pour Mouloud Aounit et deux « sociologues » présents au procès (dont l’islamogauchiste Vincent Geisser, fan de Tariq Ramadan), c’est « raciste » ! Pourtant, n’importe qui peut constater qu’effectivement, une immigration musulmane importante pose davantage de problèmes d’intégration qu’une immigration européenne ou asiatique. Mais il est interdit de « stigmatiser » ! Les premiers à vous l’expliquer sont ces enseignants qui magouillent pour que leurs propres enfants ne se retrouvent pas dans des classes où il y aurait « trop d’Arabes ».
Ces « antiracistes » autoproclamés restent silencieux sur le racisme anti-blancs ou anti-français. Pas un n’a levé le petit doigt quand on a brûlé le drapeau national à Toulouse, quand la FNAC veut décerner un prix à une photo montrant qu’on se torche avec ce drapeau (elle a fait machine arrière depuis), ou quand on fait la chasse aux blancs à la Foire du Trône et aux Juifs dans les écoles de la République. Quand Ivan Rioufol, dans son bloc-notes du Figaro, accuse la cécité des droitsdelhommistessur le lynchage d’un paisible géographe blanc de 23 ans à Grenoble par une bande de jeune issus de la diversité, comme l’on dit, la Licra se fend d’un communiqué pour expliquer que cela n’a rien de « raciste ».
Et pourtant, force est de constater que dans la plupart des « faits divers » énumérés ci-dessous, les agresseurs sont bien d’origine africaine noire ou nord-africaine arabo-musulmane, tandis que les victimes sont françaises ou européennes « de souche ». N’importe quel sociologue sérieux et non abruti par une idéologie compassionnelle ou journaliste de terrain peut le constater et le mesurer. Il est tout de même curieux de constater que ceux-là même qui crient au racisme chaque fois que la victime est noire ou arabe et les agresseurs blancs, au besoin en subornant des témoins comme dans les affaires de Vauvert et d’Oullins, ne voient aucune discrimination dans le cas contraire pourtant largement majoritaire dans les faits divers relatés par vos journaux locaux.
Il faut l’avouer humblement, il nous est également difficile à nous, rédacteurs à Riposte Laïque et gens de gauche (non pas idéologiquement mais au niveau des valeurs humanistes et démocratiques), d’accepter certaines évidences factuelles.Nous aussi craignons de « faire le lit du Front National », nous aussi défendons un universalisme humaniste, féministe et social, dans la plus pure tradition jauréssienne et républicaine.
Mais Jean Jaurès a aussi dit : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. » Et également : « Tout progrès vient de la pensée et il faut donner d’abord aux travailleurs le temps et la force de penser. »
Alors nous pensons et nous cherchons la vérité. Et cette vérité, elle se trouve dans la réalité des faits. Et les faits nous démontrent que nous assistons à une offensive contre la République et contre les Français non seulement d’un islam conquérant, mais d’une partie de la population immigrée ou issue de l’immigration qui rejette ouvertement notre culture, nos valeurs, et, aujourd’hui, le droit du peuple français à vivre libre et en sécurité.
Nous assistons à une rébellion à caractère ethnique et/ou religieux, à des attaques dirigées par des résidents minoritaires contre une partie de la population (autochtone, « sous-chienne », blanche, européenne) et contre ses biens et ses idéaux. Nous assistons à un remake de ce qui s’est passé au Kosovo ou au Liban, avec les conséquences que l’on connaît. Cela s’appelle tout simplement une guerre civile, d’après les définitions mêmes de l’ONU et des Conventions de Genève. Qu’on soit de gauche ou de droite, c’est un fait.
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- Esclavage, terrorisme et islam: racines historiques et menace contemporaine
- Epuration des chrétiens d'Orient
- Chrétiens d'Orient : les martyrs oubliés
- La France est-elle en voie d'islamisation insidieuse ?
- Après l'oeil de Moscou, l'oeil du Coran.
- La critique de la religion musulmane est-elle taboue
- L'Islam des interdits
- L'Islam survivra-t-il ?
- Salman Rushdie dit qu'il faut refonder l'Islam.
- Le voile islamique en France
- Les madrassas, pépinières de haine
- Stratégie pour noyauter la République
- Vision prophétique du Père de Foucauld à propos de l'Islam.
- Témoignage d'un converti de l'Islam
- Rencontre avec Shirin Ebadi
L'islamisation commence lorsque, dans un pays, les Musulmans sont assez nombreux pour revendiquer des privilèges religieux. Quand des sociétés politiquement correctes, tolérantes et multiculturelles plient devant les exigences des musulmans en leur accordant des privilèges religieux, certains autres phénomènes tendent à s'insinuer dans la brèche. Voici comment cela fonctionne, d’après le livre du docteur Peter Hammond, "Esclavage, terrorisme et islam: racines historiques et menace contemporaine." Traduction de cet extrait: Jean-Luc Léopoldi
Tant que la population musulmane ne dépasse pas 2% dans un pays donné, ils sont, pour la plupart, considérés comme une minorité pacifique et non comme une menace pour les autres citoyens.
C'est le cas dans les Etats suivants:
Etats Unis: 0.6% de musulmans
Australie: 1.5%
Canada:1.9%
Chine: 1.8%
Italie: 1.5%
Norvège: 1.8%
De 2 à 5%,
ils commencent à exercer un prosélytisme envers les autres minorités ethniques et les mécontents, recrutant souvent essentiellement parmi les détenus et les bandes urbaines.
C'est ce qui se passe dans les pays suivants:
Danemark: 2%
Allemagne: 3.7%
Royaume Uni: 2.7%
Espagne: 4%
Thaïlande: 4.6%
Au-delà de 5%,
ils exercent une influence démesurée, qui est fonction du pourcentage de population qu’ils représentent. Par exemple, ils exigeront l’introduction de nourriture halal (pure suivant les critères islamiques), procurant ainsi des emplois aux musulmans dans les métiers de l‘alimentation. Ils aggraveront la pression sur la grande distribution pour qu’elle fasse figurer des produits halals dans ses rayons - assortie de menaces en cas de refus d’obtempérer.
Liste des pays ou cela se produit:
France: 8%
Philippines:5%
Suède: 5%
Suisse: 4.3%
Pays Bas: 5.5%
Trinidad & Tobago: 5.8%
A ce stade, ils feront pression sur le gouvernement en place pour être autorisés à s’autogérer (dans les limites de leurs ghettos), en appliquant la Charia ou loi islamique.
L’objectif final des Islamistes est d’instaurer la Charia dans le monde entier.
Lorsque la proportion de Musulmans approche 10% de la population,
ils tendent à protester contre leurs conditions de vie par une recrudescence des actes de délinquance. A Paris, on voit déjà des incendies de voitures. Tout comportement non musulman offense l’Islam et provoque soulèvements et menaces, comme à Amsterdam, en représailles contre les caricatures de Mahomet et les films sur l’Islam.
De telles tensions sont constatées quotidiennement, particulièrement dans les quartiers musulmans en:
Guyana:10%
Inde : 13.4%
Israël : 16%
Kenya:10%
Russie:15%
Passé le seuil de 20%,
les nations peuvent s’attendre à des émeutes sous le moindre prétexte, la formation de milices djihadistes, des assassinats sporadiques et des incendies d’églises chrétiennes et de synagogues, comme en Ethiopie, où les musulmans représentent 32.8% de la population.
A 40%,
les nations subissent des massacres à grande échelle, des attaques terroristes chroniques, et une guérilla permanente,
comme:
en Bosnie: 40%
au Tchad:53.1%
au Liban: 59.7%
A partir de 60%,
ils font subir une persécution effrénée des infidèles de toutes les autres religions (y compris des musulmans non pratiquants), une purification ethnique sporadique (génocide), la Charia comme arme de guerre et la Jizya ou impôt sur les infidèles.
C’est le cas dans les pays suivants:
Albanie: 70%
Malaisie: 60.4%
Qatar:77.5%
Soudan:70%
Au-delà de 80%,
attendez-vous quotidiennement à des menaces et une jihad violente, des opérations de nettoyage ethnique organisées par l’Etat, même des génocides, puisque ces nations expulsent les infidèles et tendent vers 100% de musulmans.
C’est ce qu’on a connu, et qui se poursuit dans une certaine mesure dans ces pays:
Bangladesh:83%
Egypte :90%
Gaza: 98.7%
Indonésie: 86.1%
Iran : 98%
Irak: 97%
Jordanie:92%
Maroc: 98.7%
Pakistan: 97%
Palestine: 99%
Syrie: 90%
Tadjikistan: 90%
Turquie: 99.8%
Emirats Arabes Unis: 96%
Avec 100%
commence une ère de paix: « Dar-es-Salaam », la Maison Islamique de la Paix. Alors, on est censé être en paix parce que tout le monde est musulman, les madrasas sont les seules écoles et le Coran la seule parole divine:
Comme en
Afghanistan:100%
Arabie Saoudite:1 00%
Somalie: 100%
Yémen: 100%
Malheureusement, la paix n’est jamais effective car, dans ces Etats à 100%, les musulmans les plus radicaux intimident, vomissent la haine et assouvissent leur soif de sang en tuant les moins radicaux pour toutes sortes de raisons.
(...) De nos jours, 1.5 milliard de musulmans forment 22% de la population mondiale. Mais leur taux de natalité écrase ceux des chrétiens, des hindous, des bouddhistes, des juifs
et des autres confessions.
Les musulmans constitueront 50% de la population mondiale d’ici à la fin du siècle.
Ilios Yannakakis interrogé par Drzz.info - http://www.drzz.info/ - fait le point sur la situation des Chrétiens d'Orient qui subissent actuellement une véritable épuration : après avoir réussi l'épuration des Juifs, l'Orient musulmanest en train d'achever l'épuration des Chrétiens..
Vous êtes historien et spécialiste de sciences politiques et du système communiste. Merci d'avoir accepté de répondre aux questions de drzz.info.
Vous êtes né au Caire et, en 1949, encore adolescent, vous quittez l’Egypte pour rejoindre les forces communistes dans les montagnes du Nord de la Grèce, lors de la guerre civile. Après la défaite du parti communiste grec, vous vous trouvez en Tchécoslovaquie où vous êtes nommé responsable d’une Maison d’enfants grecs réfugiés dans ce pays.
Vous avez connu la période sombre des persécutions staliniennes.
Vous avez fait vos études supérieures à l’Université d’Olomouc où par la suite vous avez été nommé maître assistant. Vous avez enseigné à l’Université de Prague. Vous avez participé activement au mouvement du Printemps de Prague.
En 1968 après l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques vous vous êtes réfugié en France.
Vous avez enseigné à l’Université de Lille III. Après la chute du communisme, vous avez été invité à donner des cours à l’Université d’Olomouc.
La défense des Droits de l’Homme, la lutte contre tous les totalitarismes ont été et sont toujours le fil conducteur de votre vie.
Vous êtes membre du comité de rédaction du magazine le Meilleur des Monde, et vous faisiez partie du think tank « le Cercle de l’Oratoire ». Vous avez publié entre autres « Histoire du monde » en 1986 puis « Un Pavé dans l'histoire et Le débat français sur "Le Livre noir du communisme" ». Vous enfin avez publié « Alexandrie 1860-1960, un modèle éphémère de convivialité, Premier retour de Bagdad » en 1998.
Drzz.info : Nous allons parler du terrible sort des chrétiens dans les pays musulmans. Vous avez soutenu les chrétiens d’Irak et ceux de Haute Egypte, persécutés par l’intolérance de l’Islam. Quel est le contexte de ces persécutions ?
Ilios Yannakakis: Permettez-moi de rappeler que la coexistence entre les Chrétiens des différentes Eglises et les musulmans au Moyen Orient se déroula sans heurts majeurs pendant des siècles. Au XIXème siècle, les autorités ottomanes, le Khédive d’Egypte, Mohammed Ali et ses descendants et jusqu’aux années cinquante du XXème siècle, les jeunes Etats arabes indépendants veillaient aux bons rapports des Chrétiens et des Musulmans. Au Caire, par exemple où j’ai vécu jusqu’en 1949, les relations entre Egyptiens musulmans et Chrétiens, et les Chrétiens étrangers étaient conciliantes, tolérantes. Les Coptes occupaient de hautes fonctions dans l’Etat et se sentaient appartenir de plein droit à la nation égyptienne. Certes, dans des villages de Haute Egypte, des vendettas ensanglantaient épisodiquement les familles des deux communautés. Mais dirais-je, c’était la coutume parmi les fellahs.
La montée des nationalismes extrêmes, les régimes de type « socialisme arabe » des années cinquante et soixante en Egypte, en Syrie, en Irak, les défaites des Etats arabes lors des guerres israélo-arabes, ont précipité le départ des communautés étrangères et des Juifs du Moyen-Orient. Les Chrétiens arabes ont perdu leur «environnement» cosmopolite, moderne, ouvert au monde. L’exode des Chrétiens arabes du Moyen Orient débuta justement en ces années soixante.
La fin du rêve du panarabisme nassérien dans les années soixante dix, suite à l’effondrement des régimes de « type socialiste » en Egypte, en Syrie, et les mutations du Baath irakien, sont concomitants de la démographie galopante -fait majeur depuis lors. La population rurale envahit les villes qui se « ruralisent » et qui croissent à un rythme infernal. Cette population rurale qui vit le choc aliénant d’une adaptation malheureuse à la vie urbaine est le terreau sur lequel l’islam intégriste se développe au détriment des partis politiques déjà en décomposition depuis l’époque du « socialisme arabe »
Drzz.info : Comment réagissent les musulmans modérés, la société civile, les démocrates, les humanistes et les intellectuels ? Et la presse arabe ?
IY: Une des conséquences de la régression économico-culturelle indiscutable des pays de la région c’est l’impuissance des intellectuels à constituer une sorte d’opposition aux forces rétrogrades de l’islamisme intégriste. Depuis l’époque du « socialisme arabe », les démocrates, les humanistes sont marginalisés et réprimés. La presse arabe est soumise à une censure rigoureuse de la part du pouvoir. Les journalistes s’autocensurent et rarement expriment leur indépendance. La société toute entière subit quotidiennement la double pression du pouvoir et des islamismes radicaux .
Drzz.info : Comment les Chrétiens des pays musulmans vivent et réagissent à cette situation ? Comment voient-ils l’attitude des pays occidentaux, des pays Chrétiens, à leur égard ?
IY : Les Chrétiens des pays musulmans choisissent le silence et l’exode à la grande satisfaction des pouvoirs nationalistes et des islamistes de toutes teintes. Les islamistes agissent de sorte que les pays arabes soient dans quelques années « épurés » des Chrétiens. Il ne s’agit pas d’épuration ethnique mais religieuse. Déjà ces pays sont Judenfrei, maintenant c’est au tour des Chrétiens.
Drzz.info : Après 1948, environ 900.000 Juifs ont été chassés des pays arabes du Moyen Orient et d’Afrique du Nord et il n’en reste qu’une poignée. La communauté Chrétienne, bien plus importante, est elle en train de suivre le même chemin ?
IY : Incontestablement mais cette fois-ci l’exode des Chrétiens se passe dans le silence, et l’indifférence des pays démocratiques. Les humanistes, les progressistes, de gauche comme de droite, ligotés comme ils le sont par le « politiquement correct » détournent la tête pour ne pas prendre position et accuser les pays musulmans de pousser à la porte de leurs propres pays les Chrétiens arabes.
Drzz.info : Depuis que l’autorité palestinienne est devenue autonome, en 1994, la population Chrétienne de Cisjordanie est passée de 15% à 2%. Les Chrétiens subissent donc les mêmes humiliations et injustices que partout ailleurs. Devant les médias, ils affirment que le problème, c’est l’occupant israélien, et qu’ils sont solidaires du sort de leur peuple, de leurs frères arabes de Palestine. Il y a une contradiction : d’un coté ils sont persécutés par les musulmans au point de fuir massivement, et de l’autre, ils se rangent du coté musulman, contre Israël. Pouvez-vous m’éclairer sur ce point ?
IY : Peut-on penser que les Chrétiens de Cisjordanie et la poignée de ceux-ci qui vivent encore à Gaza, peuvent s’exprimer librement. ? Devant les journalistes occidentaux qui les interrogent que peuvent-ils répondre d’autre sinon que le « problème » ce sont les Israéliens ?
A propos des fêtes de Pâques, la désinformation sur les « restrictions » imposées par les Israéliens aux Chrétiens palestiniens pour se rendre sur les Lieux Saints de Jérusalem atteint des sommets. Mais personne ne semble réagir.
Drzz.info : Pourquoi, selon vous, la communauté internationale, les médias, même dans les pays majoritairement catholiques, ne font rien, ne disent rien, n’entendent rien ? Y a-t-il rivalité ou conflit entre les Chrétiens orientaux et les Catholiques romains ? Une autre raison ?
IY : Non, il n’y a aucune rivalité entre Chrétiens orientaux et Catholiques romains.
Pouvez-vous imaginer qu’en France, puisse se tenir un meeting à la Mutualité pour défendre les Chrétiens arabes et dénoncer les exactions qu’ils subissent ? La « bien-pensance », le « politiquement correct » des intellectuels, des medias, la réaction immédiate des organisations des Droits de l’homme toutes tendances confondues se mobiliseraient pour dénoncer les organisateurs de ce meeting et les accuser de stigmatiser l’Islam.
Drzz.info : Le représentant du Vatican, le Frère Pier Battista Pizzabella, a remis au Pape une liste de 93 doléances à propos du harcèlement subi par les Chrétiens de Bethléhem entre 2000 et 2004. Cette liste est parue dans le Corriere della Sera, mais aucune suite n’a été publiée. Qu’a fait le Vatican ? Quelle est son action concrète ?
Le Vatican, cette courageuse institution, n’a nulle intention de se mettre à dos le monde arabo-musulman.
Drzz.info : Si nous étions dans un monde parfait, que pensez vous qu’il faudrait faire pour « arrêter le massacre »?
IY: Il ne faut pas être dans un monde parfait pour dénoncer, dénoncer et encore dénoncer cette situation. Mobiliser des hommes et des femmes, courageux, lucides, pour se rendre dans ces pays, rencontrer les Chrétiens, les écouter, leur exprimer solidarité et compréhension .Au retour des ces missions publier, les faits, faire appel à d’autres personnes pour qui la défense des Droits de l’Homme n’est pas un vain mot. Et surtout ne pas lâcher prise.
Drzz.info : Vous dites qu’Israël ouvre ses portes aux pèlerins du monde entier. Je l’atteste, pour avoir vu des avions entier de « touristes religieux » débarquer à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv. N’est ce pas surprenant qu’un pays réputé pour pratiquer l’apartheid, le génocide et la discrimination religieuse et raciale ouvre ses portes aux Chrétiens de la sorte ?
IY : C’est ce que je dénonce : la désinformation des médias.
Drzz.info : Il y a environ 20% d’arabes israéliens, quelle est la proportion, si vous la connaissez, d’arabes Chrétiens parmi eux, et subissent ils le même terrible sort que leurs voisins de Gaza ou de Nazareth ?
IY: J’ignore la proportion d’Arabes Chrétiens parmi les arabes israéliens. Mais ils vivent normalement comme les Arabes israéliens.
Drzz.info : Comment se positionne la communauté des Chrétiens arabes vis-à-vis de la culture et de la tradition des musulmans, par exemple le droit d’épouser une enfant de moins de 12 ans (6 ans à Gaza), la lapidation des femmes adultères, des homosexuels, l’amputation publique des mains des voleurs, la peine de mort pour celui qui se converti à une autre religion, ou encore les droits de la femme ?
IY : La religion chrétienne, ses principes moraux qui sont ceux des Chrétiens arabes, sont à mille lieux des traditions moyenâgeuses que vous venez de citer.
Drzz.info : Les musulmans ne connaissent et ne reconnaissent pas la déclaration des droits de l’homme, mais le Coran et la Sharia. Quelle est la position des Chrétiens des pays arabes sur ce point ?
IY: Les Chrétiens arabes font partie intégrante de notre civilisation.
Drzz.info : On sait par de nombreux sondages, qu’environ 70% des musulmans du monde pensent que la Shoah est une invention contemporaine des Juifs. Les Chrétiens arabes ont-ils les mêmes vues ? Comment voient-ils les juifs ? Sont-ils antisémites ? Leur apprend-on dès le plus jeune âge que les Juifs ont tué Jésus ?
IY : Parmi les Chrétiens arabes il doit y avoir une proportion d’antisémites comme parmi les Chrétiens du monde occidental. Les Chrétiens arabes sont handicapés par leur isolement, Ils subissent la propagande antisémite déversée à longueur de journée par les medias.
Drzz.info : Merci de votre temps et de vos réponses, Monsieur Yannakakis.
Dans son blog Michel Gurfinkiel (Adaptation Miguel Garroté) dresse la situation tragique des chrétiens d'Orient. Dans: http://monde-info.blogspot.com/
Les chrétiens du Proche-Orient, coptes en Égypte, maronites au Liban, chaldéens en Irak, Arméniens en Turquie, melkites ou orthodoxes en Syrie, ou encore Palestiniens de Bethléem, connaissent depuis un demi-siècle un exode silencieux. Chassés de leurs terres natales par la guerre et le flux de l'islam. Retour sur une tragédie occultée.
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La principale population de réfugiés, au Proche-Orient, ce ne sont pas les Palestiniens musulmans, victimes de la première guerre israélo-arabe en 1948, ni même les Juifs des pays arabes et d'Iran, contraints à un exode symétrique entre 1945 et 1979, mais les chrétiens de culture arabe, araméenne, arménienne ou grecque. Près de dix millions de ces derniers ont en effet été amenés à abandonner leur foyers ou à émigrer depuis la Première Guerre mondiale : le rapport, avec les réfugiés musulmans de Palestine (un demi million d'âmes à l'origine) est donc approximativement de vingt à un ; avec les Juifs des pays d'islam (près d'un million d'expulsés), il serait environ de dix à un.
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Ces données, étrangement, sont mal connues. Plus étonnant encore : l'exode des chrétiens se poursuit sous nos yeux, à l'aube du XXIe siècle, sans susciter beaucoup de compassion ni même de curiosité médiatique. Le cas le plus flagrant est celui des Palestiniens chrétiens de Cisjordanie : voici une vingtaine d'années, ils formaient 15 % de la population locale ; depuis la mise en place d'un pouvoir palestinien autonome, en 1994, ils ne sont plus que 2 à 3 %. Une situation analogue se dessine en Égypte, où la minorité chrétienne copte, hier florissante, en est peu à peu réduite à émigrer. Le journaliste américain Joseph Farah, lui-même d'origine arabe chrétienne, estime qu'à ce rythme, on pourrait passer au Proche-Orient d'une population chrétienne actuelle de quinze millions d'âmes à six millions à peine vers 2020. Ce serait le dernier acte de l'effacement du christianisme dans la région même où il est né, où il a fixé sa doctrine et où il s'est doté des structures qui, aujourd'hui encore, régissent sa vie communautaire dans le reste du monde : épiscopat, conciles, clergé et monachisme.
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Pourquoi cette situation ? Dans un article publié par un journal proche du Saint-Siège, Civilta Cattolica, l'analyste italien Giuseppe de Rosa rappelle que l'islam est avant tout « la religion du djihad, une interminable entreprise guerrière en vue de conquérir les territoires » qui ne lui appartiennent pas encore. Il ne raisonne donc qu'en termes binaires : membres du groupe contre étrangers, amis contre ennemis, auxiliaires utiles ou populations inutiles, fidèles ou infidèles. Immense différence avec la plupart des autres religions, à commencer par le judaïsme et le christianisme, qui, même quand elles recourent à la guerre, donnent la priorité à des considérations non guerrières, telles que le droit naturel ou la société civile. Les chrétiens ont pu être tolérés par les pouvoirs musulmans à certaines époques et dans certains lieux. Quand les circonstances changent, cette tolérance disparaît.
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Jusqu'au septième siècle, le Proche-Orient était presque exclusivement chrétien.L'islam l'a supplanté par la force.Deux grandes étapes : la conquête arabe qui islamise l'Égypte et le Levant en six ans à peine, de 636 à 642 ; la conquête turque qui grignote l'Asie mineure entre le dixième et le quinzième siècles. Une seule et même stratégie : quelques opérations militaires décisives permettent aux musulmans de prendre le contrôle politique d'une province ou d'un État ; le nouveau pouvoir joue ensuite des divisions entre chrétiens (jacobites contre melkites, coptes contre orthodoxes, Grecs contre Latins); enfin, le régime de la dhimma mélange de mesures discriminatoires et d'oppression financière, incite peu à peu les chrétiens à se convertir, en général par familles ou parentèles entières. Au bout de quelques générations, un pays qui était chrétien à 90 % au moment de la conquête ne comporte plus que quelques minorités chrétiennes, soit dans les villes, où elles exercent des professions jugées utiles par le pouvoir islamique, soit dans des régions difficiles d'accès, notamment les montagnes.
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A deux reprises, une modification du rapport de forces global entre islam et chrétienté a permis aux Églises d'Orient de reprendre souffle et même de connaître une brève renaissance: les Croisades, du onzième au treizième siècles ; et surtout l'expansion européenne moderne, du dix-huitième siècle au second tiers du vingtième siècle. Pendant cette seconde période (la plus heureuse de leur histoire selon l'universitaire chrétien hiérosolomytain George Hintlian), les communautés chrétiennes sont adoptées par les puissances occidentales : la Russie veille sur les orthodoxes, la France sur les Églises rattachées à Rome et la Grande-Bretagne sur toutes les autres communautés ; l'Autriche, l'Allemagne, l'Italie, les États-Unis et même la Grèce interviennent également. Les pouvoirs musulmans sont donc contraints d'accorder aux minorités une pleine liberté religieuse et une égalité sociale ou politique presque complète. Les chrétiens d'Orient ont en outre accès plus largement que les musulmans à une éducation de type occidentale, elle-même facteur de réussite économique : ils forment l'essentiel de la classe moyenne dans l'Empire ottoman jusqu'à la Première Guerre mondiale, avant de jouer un rôle analogue, jusque vers 1970, dans la plupart des pays arabes.
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Mais la fin de la domination occidentale (ou la décolonisation) annule ces acquis du jour au lendemain. Les Occidentaux y consentent au nom de leurs propres principes, judéo-chrétiens ou laïques : droit naturel, droits de l'homme. Les musulmans n'y voient qu'un retour de balancier géopolitique en leur faveur, même s'il est moins dû à une victoire militaire qu'à la simple démographie (en moyenne, le taux de natalité des musulmans est deux fois plus élevé que celui des chrétiens au Proche-Orient). Dans certains pays islamiques, les chrétiens, ou certains groupes chrétiens, sont expulsés. Ailleurs, on les ramène, en droit ou en fait, à un statut de seconde zone, ce qui les amène à émigrer. Le phénomène s'accélère avec la montée, au sein de la société musulmane, de mouvements dits intégristes ou islamistes, prônant un djihad permanent et l'exclusion totale des non musulmans des zones anciennement islamisées, comme le monde arabe.
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1. TURQUIE. La Turquie ottomane avait entrepris, en 1915, de liquider la minorité chrétienne arménienne d'Anatolie orientale (1,5 million d'âmes). En 1922, Mustafa Kemal expulse la communauté grecque orthodoxe d'Asie mineure (1,5 millions d'âmes), mesure suivie, il est vrai, par un échange de populations : le transfert en Anatolie des Turcs vivant encore en Grèce (cinq cent mille personnes). Quelques trois cent mille Grecs vivaient encore dans la région d'Istanbul et de la mer de Marmara, rassurés par le régime républicain et laïque institué par Kemal à partir de 1923 : des discriminations, au début des années 1940, puis une série de pogromes, au début des années 1950, entraînent des départs en masse. Du moins la République turque a-t-elle châtié les instigateurs des pogromes : allant jusqu'à condamner à la potence le premier ministre de l'époque, Adnan Menderes. Il ne reste plus aujourd'hui en Turquie que cent mille chrétiens environ.
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2. SYRIE.Les communautés chrétiennes (grecque-orthodoxe, melkite, arménienne, araméenne) formaient le quart de la population syrienne au début du vingtième siècle. Elles représentent encore 7 % de la population actuelle : 1,5 million sur près de vingt millions. Cette survie relative tient aux particularités de la politique locale : le régime des Assad, en place depuis 1970, s'appuie sur la minorité musulmane alaouite qui, afin de contrebalancer la majorité sunnite (un peu plus de 50 % de la population), a passé des alliances avec les autres minorités du pays, chrétiens mais aussi druzes ou sunnites kurdophones. Pour autant, les chrétiens n'ont pas cessé de s'interroger sur l'avenir. Et d'émigrer, quand l'occasion leur en était donnée. Au besoin, ils se font passer pour Palestiniens à l'étranger, afin de bénéficier d'aides caritatives ou de sympathies politiques. Un mensonge honnête : une partie des Palestiniens sont d'origine syro-libanaise récente.
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3. LIBAN. En 1932, 800.000 chrétiens formaient 55 % d'une population libanaise évaluée à 1,5 million d'âmes. Aujourd'hui, après diverses turbulences et surtout la longue guerre civile de la fin du vingtième siècle (1975-1990), les chrétiens sont 1,5 millions, soit 27 % sur 4,5 millions. Plus de la moitié d'entre eux sont des réfugiés de l'intérieur, chassés de leur ville ou village d'origine et contraints de se réinstaller dans les derniers bastions à majorité chrétienne, comme la banlieue Est de Beyrouth. Une diaspora libanaise chrétienne s'est constituée en Europe, aux USA, en Amérique du Sud, en Afrique subsaharienne et en Australie notamment. Au total, elle compterait six millions d'âmes, dont deux millions aux USA. Si le président de la République est toujours un chrétien (une tradition remontant à 1943), le pouvoir réel est désormais aux mains des musulmans sunnites ou chiites. Certains clans chrétiens s’étaient alliés aux alaouites syriens, occupants du Liban. D'autres, notamment le patriarche maronite Nasrallah Sfeir, militent pour la restauration de l'indépendance nationale.
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4. PALESTINE.Les chrétiens formaient au début du vingtième siècle près du quart de la population arabe palestinienne, soit un peu plus de cent mille âmes sur un total d'un demi million. En 1948, ils en formaient probablement 20 % : soit trois cent mille âmes sur 1,2 million. Après la première guerre israélo-arabe, on a compté environ soixante-dix mille personnes déplacées chrétiennes, en sus des cinq cent mille réfugiés musulmans. Entre 1949 et 1967, le régime jordanien, puissance occupante en Cisjordanie, a multiplié les vexations à l'égard des chrétiens et favorisé leur émigration : la population chrétienne de Jérusalem-Est passe alors de 28.000 âmes à 11.000, ce qui signifie que 17.000 personnes (61 % de la population) ont été chassés. Le régime israélien, de 1967 à 1993, favorise au contraire le maintien des chrétiens sur place, mais sans aller jusqu'à rattacher à Jérusalem les localités chrétiennes de la périphérie, comme le souhaitait le maire chrétien de Bethléem, Elias Freij. La mise en place en 1994 de l'Autorité palestinienne, le quasi-État musulman dirigé par Yasser Arafat, est une catastrophe : des persécutions perpétuelles conduisent au départ des trois quarts de la communauté. Certains d'entre eux trouvent refuge en Israël, les autres en Europe ou aux États-Unis. A Bethléem, on ne comptait plus que 15 % de chrétiens en 2003, contre 62 % en 1990 : les habitants chrétiens expulsés ont été remplacés par des Bédouins islamistes de la région de Hébron.
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5. ISRAËL.Seul État non arabe et non musulman du Proche-Orient, Israël compte aujourd'hui trois cent cinquante mille habitants chrétiens sur 6,5 millions, alors qu'il n'en recensait en 1951 que trente mille sur 1,5 million : en chiffres absolus, cette population a donc été multipliée plus de onze fois ; en chiffres relatifs, par rapport à une population en très forte croissance, elle est passée approximativement de 3 % à 6 %. Au cours des vingt premières années qui ont suivi l'indépendance (1948-1968), de nombreux chrétiens israéliens de culture arabe ont émigré. Aujourd'hui, on assiste au contraire à une immigration de Palestiniens chrétiens de Cisjordanie en Israël. Les communautés catholique et orthodoxe ont en outre été renforcées, dans les années 1990, par l'arrivée de nombreux chrétiens de l'ex-URSS autorisés à immigrer en raison de liens familiaux avec des juifs. Le Vatican a signé un concordat avec Israël en 1998 et a créé un évêché catholique de langue hébraïque.
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6. JORDANIE. Lors de sa création en 1923, l'émirat de Transjordanie ne comptait qu'un demi million d'habitants, dont quelques milliers de Bédouins chrétiens, descendants des tribus christianisées attestées en Arabie jusqu'à l'époque de Mahomet. Après 1948, cette communauté a été grossie par des réfugiés chrétiens palestiniens des environs de Jérusalem, qui lui étaient liés par des cousinages et des mariages depuis le dix-septième siècle. Dès 1970, la dynastie hachémite protégea ses sujets chrétiens afin de se concilier l'opinion publique occidentale.
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7. IRAK. Près de 10 % de chrétiens en Irak en 1920 (300.000 sur 3 millions d'habitants), 3 % aujourd'hui (un million sur vingt-quatre millions d'habitants). L'un des actes fondateurs du nationalisme irakien a été le massacre, en 1932, de plusieurs milliers d'Assyriens chrétiens du nord du pays, de langue araméenne et l'expulsion de plusieurs dizaines de milliers de survivants. Il est vrai que cette communauté réclamait la création d'un État autonome. Le premier roi, Fayçal Ier, personnage romantique venu du Hedjaz, est mort de chagrin et de dégoût quelques mois plus tard après ce génocide, tandis que son fils Ghazi organisait une parade pour célébrer l'événement. Les autres chrétiens irakiens, notamment les Chaldéens catholiques, ont émigré à 50 % ou s'en tiennent depuis à une attitude de soumission absolue envers le pouvoir musulman. Fondateur du Baath, le parti nationaliste arabe dont se réclamait Saddam, le chrétien syrien Michel Aflak a été contraint de se convertir à l'islam quand il s'est réfugié en Irak, dans les années 1970.
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8. ARABIE SAOUDITE. Le christianisme et le judaïsme sont interdits dans le royaume, sous le prétexte que la Péninsule arabique, terre sainte de l'islam est "analogue à une mosquée". Les juifs ne peuvent obtenir de visa d'entrée, sauf s'ils détiennent un passeport diplomatique. Les chrétiens étrangers en situation régulière - diplomates, hommes d'affaires - ne peuvent célébrer leur culte qu'en privé. Le prosélytisme entraîne l'expulsion immédiate, s'il s'agit d'un étranger, et la mort, s'il s'agit d'un Saoudien ou du ressortissant d'un pays musulman.
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9. PAYS DU GOLFE, YÉMEN.Les citoyens ne peuvent pratiquer une autre religion de l'islam : les minorités, naguère nombreuses, ont été progressivement expulsées. Les étrangers (y compris les résidents permanents) sont autorisés à pratiquer le christianisme en privé. Quelques familles juives autochtones jouissent du même privilège à Bahreïn et au Yémen.
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10. IRAN.Officiellement, la population chrétienne n'atteint pas 0,2 %. On l'évalue parfois à 0,5 %. Tout acte de prosélytisme est puni de mort, ainsi que toute relation sexuelle avec une femme musulmane. Les élèves des écoles chrétiennes doivent assister à des cours d'initiation à l'islam, destinés à "hâter leur conversion à la religion véritable". Les autorités de Téhéran préfèrent les chrétiens "nationaux", comme les Arméniens, installés dans le pays depuis le seizième siècle, aux "étrangers", arrivés plus tard. Les catholiques sont particulièrement mal vus, notamment depuis la conversion de la princesse Ashraf, sur jumelle du dernier Shah. La moitié des chrétiens iraniens auraient fui depuis 1979. La plupart se sont réfugiés en Californie.
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11. ÉGYPTE.Ce sont les coptes égyptiens qui, en se ralliant aux conquérants arabes en 642 par haine envers les Byzantins orthodoxes, ont rendu irréversible la progression de l'islam en Orient. Cette communauté a connu une brillante renaissance au dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, sous la monarchie d'origine turque fondée par Mehemet Ali. Elle représentait alors 15 à 20 % de la population et défendait l'idée d'une civilisation "pharaonique", propre à l'Égypte et différente de la culture arabe. La révolution nassérienne, à partir de 1952-1953, lui a été fatale : les coptes ont été exclus de la classe politique, sauf quelques personnalités symboliques (comme le ministre d'État Boutros Boutros-Ghali, devenu secrétaire général de l'Onu puis secrétaire international à la Francophonie) puis dépouillés de leur pouvoir économique. Sous Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, les violences en tout genre (de l'attentat à la bombe au viol) se sont multipliées, incitant les jeunes gens et les jeunes filles à émigrer vers la Grande-Bretagne, le Canada et les USA. Les coptes ne seraient plus aujourd'hui que cinq millions environ en Égypte, soit 6 à 7% d'une population égyptienne globale évaluée à 65 millions d'âmes.
Dans les débats actuels sur l'islam, la question des interdits et des blocages à l'égard de la modernité revient de manière permanente.
Il est souvent de bon ton de distinguer un islam ouvert, pacifique et compatible avec la modernité, d'un islamisme intégriste, mettant en valeur une approche intolérante de la foi. Mais cette distinction est-elle pertinente ? Ne relève-t-elle pas d'abord d'une attitude « politiquement correcte », qui évacue tout débat de fond, au détriment des évolutions nécessaires?
A LIRE pour être informé de la vraie nature de l'Islam : "Islam des Interdits" de Anne-Marie Delcambre (Desclée de Brouwer)
A travers un propos incisif, Anne-Marie Delcambre montre que nombre d'interdits ou de blocages actuels de la religion musulmane ne sont pas seulement des dérives intégristes mais font partie intégrante de l'islam lui-même. Bien des éléments de ces interdits se retrouvent en effet dans le Coran ou dans la tradition la plus établie. Ainsi du statut discriminatoire des juifs et des chrétiens, de l'appel à la guerre sainte voire au meurtre, de la place des femmes, du regard non critique et non historique sur les textes fondateurs, de la place assignée au Prophète...
Cet examen lucide est indispensable pour engager aujourd'hui un dialogue authentique avec l'islam.
Docteur d'Etat en droit, docteur en civilisation islamique, Anne-Marie Delcambre a publié "Mahomet, parole d'Allah" (Gallimard), "L'islam" (La Découverte) et "Mahomet" (Desclée de Brouwer). Elle est conférencière islamologue et professeur d'arabe au lycée Louis-le-Grand à Paris.
Voici la conclusion de ce livre qui présente une synthèse percutante de l'ouvrage
Conclusion
S'agissant des textes fondateurs musulmans le Coran et la Sunna , la question se pose de savoir si on peut s'autoriser une interprétation nouvelle, laquelle ne s'est pas jusqu'ici exprimée en terre d'Islam. En d'autres termes, est-il possible de lire la lettre de ces textes selon les conditions qu'offre le paysage mental de notre temps ?
Pour les savants traditionnels de l'Islam, la réponse est un non catégorique. Ce serait une innovation blâmable (bid'a), une hérésie! Soheib Bencheikh, dans son livre "Marianne et le Prophète" (Éditions Grasset et Fasquelle, 1998, p. 146), est honnête, lui, quand il écrit : « Les intellectuels se réclamant de la confession musulmane répètent sans cesse que l'Islam est fraternité, paix et tolérance. Ils ont certainement raison, mais ils n'ont aucun soutien théorique qui permette d'appuyer la plupart de leurs affirmations. Les modérés veulent embellir l'image de leur religion mais.
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ce qu'ils disent de l'Islam ne traduit qu'un souhait. Seule la version archaïque du droit musulman demeure sur le terrain.., offrant une vision globale des choses. Bien sûr que certains intellectuels musulmans voudraient que leur religion soit plus rationnelle ou plus mystique, moins juridique. On songe au cri du docteur Dalil Boubakeur, recteur de l'institut musulman de la grande Mosquée de Paris : « Non l'islam n'est pas une politique ! » ! (Éditions Desclée de Brouwer. 2003). Ce lettré rationaliste ne veut pas voir «la foi encadrée dans le carcan du juridisme », dans un enclos en quelque sorte. Il craint ceux qui se réclament du droit musulman avec leur folie délirante. Il leur oppose l'Islam des philosophes, Avicenne, Averroès, oubliant un peu vite que l'Islam des juristes a violemment combattu ces philosophes. Pas seulement les juristes, le peuple aussi. Dalil Boubakeur se sent évidemment proche, par son milieu et sa culture, de cet Islam des philosophes. Mais n'en déplaise à cet aimable recteur, non ! l'Islam n'est pas seulement une foi, c'est aussi une loi. Et les juristes (fuqaIhâ) ont toujours stigmatisé ceux qui n'avaient que le nom d'Aristote à la bouche et le petit peuple de Bagdad vomissait ces apports culturels étrangers et suivaient Ibn Hanbal.
Parler de théologie sclérosée de l'islam, d'archaïsme du droit musulman, n'empêche pas que l'Islam
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juridique est bien vivant dans tout le territoire musulman et que c'est même le seul Islam qui soit pratiqué. Les intégristes ne sont pas des hérétiques par rapport au système traditionnel de l'Islam. Ils veulent simplement que tout soit appliqué à la lettre. Or comment les choses pourront-elles changer puisque le Coran est considéré comme immuable et intouchable ? Le Coran en milieu musulman reste sacralisé et on est loin du débat des philosophes mutazilites qui, dès le VIII° siècle, posèrent la question du Coran créé ou incréé.
Depuis le 11 septembre 2001, on répète que ce n'est pas cela l'Islam, que le Coran est un message de paix et d'amour, qu'il s'agit là d'une dérive politique, d'une maladie ! Une mauvaise fièvre en quelque sorte ! Mais si le Coran était uniquement une parole de compassion, de douceur et de pardon, valable pour tous et pour tous les temps, pourquoi ces versets autorisant le talion, prescrivant le combat? Pourquoi ces prescriptions sur l'amputation pour vol, la flagellation pour adultère? Pourquoi cette autorisation de la polygamie, même accompagnée de mise en garde, pourquoi ces versets sur la répudiation, même si c'est le licite le plus haïssable ? Pourquoi cette différence de traitement entre l'homme et la femme dans l'héritage et le témoignage ? Pourquoi cette autorisation donnée à l'homme de frapper la femme, même si c'est en dernier recours ? Pourquoi cette sourate 8 sur le butin, les dépouilles de guerre ? Pourquoi ce rappel du
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massacre de la troisième tribu juive de Médine ? Pourquoi ces versets contraignants sur la tenue vestimentaire des femmes ? Pourquoi le verset sur la menstruation qualifiée de souillure ? Pourquoi tous ces versets stigmatisant les juifs ? Pourquoi ces invectives contre ceux qui sèment la corruption sur la terre ?
Si le Coran ne mentionnait rien de ce genre, si la vie du Prophète et son comportement ne contenaient aucune trace d'appel à la vengeance, bref, si le Coran, la Sunna ("imitation" du Prophète) étaient au-dessus de tout soupçon concernant ce qui est reproché aux intégristes islamistes, comment ces derniers pourraient-ils justifier l'imposition du voile à la femme, la polygamie, la peine de flagellation pour la femme adultère, l'amputation de la main pour vol ? Ces versets sont bien dans le Coran. Ils n'ont jamais été supprimés et le musulman, même le plus modéré, peut lire ces prescriptions. Il n'est pas juste, et surtout pas très judicieux, de laisser croire aux non musulmans que ce sont là pures inventions, sans fondements religieux, de fanatiques musulmans, d'excités, de malades, de fous de Dieu et ceci en Iran, en Arabie saoudite, au Soudan, en Libye, en Indonésie, au Pakistan, en Algérie et aujourd'hui au Maroc.
La liste des pays s'allonge. La vérité, c'est qu'il s'agit d'un retour aux textes fondateurs islamiques. Il faut avoir le courage de le dire dans le Coran comme dans la Sunna se trouvent certaines prescriptions qui sont intolérables pour une conscience moderne. Le Moyen
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Age trouvait normal de brûler les hérétiques. Le musulman traditionnel, intégriste, qui suit les textes à la lettre, n'est peut-être pas toujours très loin de cette mentalité médiévale. « Les islamistes ont une parole mortifère », déplore Latifa Ben Mansour (Frères musulmans, frères féroces.-Voyage dans l'enfer du discours islamiste, Ramsay, Paris, 2002). Mais le discours des intégristes s'appuie indiscutablement sur les textes fondateurs de l'Islam. Pourquoi trouve-t-on si souvent chez les intellectuels musulmans ce regard mutilé, hémiplégique, qui fait qu'ils ne voient pas que la Parole de leur Saint Coran, l'exemple de leur Noble Prophète, sont bien à la base du comportement qu'ils dénoncent chez ceux qu'ils qualifient d'islamistes, d'intégristes, de frères musulmans, de « frères féroces ». De même, en quoi Erdogan, l'ancien maire d'Istanbul en Turquie, dont le parti islamiste «Justice et Développement » a obtenu 34 % des voix, raflant 363 sièges sur 550 au Parlement, peut-il être vu par nos médias bien indulgents comme un islamiste « modéré » alors qu'il avait proclamé haut et fort : « Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les mosquées nos casernes »
le GLAIVE n° 59 de novembre-décembre 2001 sous la signature de François Gallart
A la suite de l'action des terroristes islamistes au World Trade Center le 11 septembre à New York, on peut se demander si l'Islam ne se trouve pas à un tournant majeur de son Histoire. Les responsables politiques des Pays occidentaux (et nous également dans le Glaive) avons dit à cette occasion, afin d'éviter d'irresponsables mesures de rétorsion, qu'il ne fallait pas jeter l'opprobre sur tous les musulmans, que la majorité d'entre eux étaient des modérés qui ne sauraient être confondus avec les intégristes enragés de Ben Laden et de son organisation Al Qaïda.
Mais en vérité, et à la réflexion, les choses sont-elles aussi simples que cela, s'agissant de l'Islam, du Coran et de son enseignement ? Il faudrait pouvoir faire état de l'ensemble des études entreprises dans toutes les disciplines exégétiques. Mais dans l'espace restreint qui m'est imparti je me bornerai à l'essentiel pour clarifier les choses en langage simple évitant au maximum toute érudition linguistique.
L'Intégrisme, facteur identitaire
Ainsi donc, des musulmans puristes s'appuyant sur les écritures prétendent reprendre à notre époque, pour la 3° fois dans l'Histoire, la marche en avant de l'Islam dans la conquête du monde. Rappelons qu'elle avait été stoppée une première fois à Poitiers et une 2° fois à Vienne. Ils utilisent la violence et le terrorisme ainsi que des moyens modernes sophistiqués, aussi bien contre tous les peuples mécréants, selon leur propre acception, que contre les musulmans modérés qu'ils considèrent comme des traîtres parce qu'ils s'écartent de la lecture orthodoxe du Coran. Ils trouvent un écho favorable auprès du prolétariat des pays musulmans du tiers monde, victime d'une exploitation économique post coloniale de la part des occidentaux et en particulier des USA ainsi que de celle de leurs propres affairistes. L'intégrisme en rassemblant le monde musulman autour d'un message divin vengeur leur donne une identité valorisante et des espoirs de revanche sociale pour l'avenir non seulement sur terre mais aussi dans le Paradis d'Allah...
Y-a-t-il une bonne et une mauvaise lecture du Coran ?
D'un autre côté, des collectivités musulmanes dirigeantes au contact des réalités économiques et sociologiques modernes prétendent, toujours en se référant au même Coran, que l'Islam est une religion modérée de paix et de charité, qu'il peut fort bien s'intégrer à un état laïc non musulman et cohabiter avec les autres croyances. S'illusionnent-ils, sont-ils vraiment sincères en professant cette lecture de leurs écritures ? On peut craindre leur double jeu quand on constate la très grande réticence actuelle des pays musulmans à condamner franchement l'action des intégristes, voire celle de Ben Laden. Même ceux qui ont assuré les USA de leur soutien restent dans une prudente réserve, sinon une neutralité hypocrite, se bornant à condamner non pas la lecture intégriste du Coran mais le terrorisme qu'ils prétendent étranger à l'Islam. N'est-ce pas trop facile ? Mais au fait que dit le Coran?
Aux yeux des musulmans, ce n'est pas un texte inspiré mais la parole même de Dieu qui est communiquée aux hommes par le canal de Mahomet, son prophète. Le Coran abroge donc toutes les manifestations prophétiques antérieures, en particulier celles d'Abraham, Moïse et Jésus. Et en tant qu'ultime manifestation de Dieu il est intangible et non évolutif. Il est le roc de la foi musulmane et il est reconnu comme tel par tous les croyants, quels qu'ils soient; c'est ce qui explique la très grande gène des musulmans modérés qui voudraient opérer une Réforme de l'Islam et leur incapacité jusqu'à présent à la promouvoir, autrement que, de ci de là et dans le privé, par de petites entorses à la tradition. Il faut souligner que les versets du Coran dits pacifiques et tolérants, et sur lesquels s'appuient les modérés, sont des versets abrogés au bénéfice de versets ultérieurs qui eux sont extrémement violents !
Le Coran est un assemblage de préceptes moraux, religieux, également civils et politiques (charia), mêlés d'exhortations, de promesses et de menaces relatives à la vie future, ainsi que de récits empruntés avec plus ou moins de fidélité à l'antiquité biblique, aux traditions arabes et même au premiers siècles du christianisme. La charia ou droit musulman (concernant l'individu, la famille et l'état) est fortement imprégnée d'injonctions et de règles de vie qui remontent à la société arabe du 7° siècle; elle est donc totalement inadaptée à la société moderne. Cependant, le Coran étant reconnu intangible, cette charia reste difficilement amendable....Et c'est bien là la pierre d'achoppement des rénovateurs.
Pas de structure organique universelle de l'Islam
Le Coran, parole de Dieu, se suffit à lui-même, il est l'alpha et l'oméga. Point n'est besoin d'une structure temporelle, d'une Église (qui aurait pu guider une évolution de l'Islam à travers les siècles). En cas de problème de société c'est le Coran qu'il faut consulter. D'où la multiplication anarchique d'associations de croyants, de religieux exégètes des écritures, d'écoles juridiques et théologiques pour la propagation de la foi coranique la plus pure possible dont les chefs, des imams souvent autoproclamés, desservants habituels des mosquées, s'instituent guides religieux.
Sans Église et sans clergé structuré et hiérarchisé, l'Islam, adapté jadis à un peuple de nomades, se pratique individuellement ou dans le cadre de communautés locales. Le culte extérieur se réduit à cinq obligations fondamentales : la prière dont l'élément essentiel est al fatiha (un équivalent du "notre père chrétien"), que l'on trouve dans les 7 versets de la sourate n°1. Puis, le jeune du ramadan, l'aumone, le pèlerinage de la Mecque et la guerre sainte. (le djihad)
Le djihad, quelle est sa véritable nature ?
La guerre sainte ou djihad est l'un des points les plus controversés à propos duquel les modérés tentent de discuter. Ils disent que l'on doit la comprendre dans un sens adouci de propagande religieuse ou de guerre que l'on doit faire à l'intérieur de soi-même pour se perfectionner. Mais c'est une position difficile à tenir. Mahomet lui-même n'a-t-il pas imposé sa religion par la guerre et les massacres ? D'autre part, si l'on interroge le Coran, que constate-t-on ? Que l'Islam est un universalisme, sa propagation est un devoir pour la communauté musulmane des croyants (la umma), il faut élargir toujours plus la superficie des terres où seront reconnus les droits de Dieu. Un appel doit être adressé aux États qui repoussent l'Islam. S'ils refusent à se rendre à cet appel, on doit les attaquer les armes à la main...Une fois acquise la victoire, les vaincus, ou bien se convertissent ou bien disparaissent. Seuls les juifs et les chrétiens, parce que monothéistes, peuvent conserver leur foi, mais en tant qu'hôtes protégés ou dhimmis, citoyens de deuxième zone à la situation précaire, pressurés financièrement et sans aucun droit de citoyenneté.
Les modérés nous disent bien que le Coran n'est en fait pas appliqué à la lettre par tous les musulmans. Certes, mais le terrible message du djihad fait partie de la culture de l'Islam; il est véhiculé par les mosquées et les écoles coraniques et dans les familles; il fait partie de l'inconscient collectif. Ainsi alimente-t-il le comportement agressif de nombreux jeunes immigrés dans les banlieues chaudes; comme de surcroît leur religion professe l'infériorité des roumis, ils ne se soucient pas des conséquences de leurs actes pour les gens qui n'appartiennent pas à leur groupe.
L'Islam peut-il évoluer ?
Les musulmans modérés pensent-ils vraiment pouvoir réformer l'Islam? Ils ne peuvent ignorer pourtant que le Coran est intangible, que la charia des temps antiques ne peut donc pas être modifiée en profondeur, qu'il ne peut y avoir d'Etat laïc, qu'il n'existe pas d'autorité religieuse universelle incontestée susceptible d'entreprendre une réforme acceptée.
Si nous écartons comme impossible l'hypothèse d'une victoire finale sur l'Occident, le combat des intégristes n'ayant aucune chance à terme, l'Islam me parait être devant une alternative: ou bien un conclave islamique, à créer, reconnu par la umma, fera les réformes nécessaires, ce qui parait bien improbable, ou bien avec le temps, ce qui est le plus vraisemblable, l'Islam dépérira en tant que force temporelle majeure par suite d'inadaptation aux temps modernes. Les Etats musulmans eux-mêmes, les uns après les autres, finiront par abolir la charia autoritairement. La Turquie a déja montré la voie.
François Gallart
Saviez vous que.... ?
- de jeunes musulmanes réclament d'être exemptées des cours de sport et de biologie, tout en étant non pénalisées pour leur examen (Source : Nouvel Obs)
- des musulmanes exigent et obtiennent des horaires qui leur sont exclusivement réservés à des piscines municipales (Source : Revue politique)
- des étudiantes musulmanes, à leur examen, exigent et obtiennent d'être accompagnées de leur mari (ou leur père ou leur frère ) et d'être jugées par une femme (Source : Nouvel Obs)
- une association musulmane ('Unir' à l'Université Paris XIII) remet en cause le droit d'un professeur "de culture occidentale" de juger le travail d'un étudiant musulman (Source l'Express)
- des étudiants musulmans, prenant comme excuse la loi de la laïcité réclament et obtiennent le retrait des sapins de Noël, dans différents établissements scolaires, jusque dans les maternelles (Source: Le Parisien)
- des musulmans réclament et obtiennent carrément la suppression de la fête de Noël dans certaines écoles primaires
- des musulmans réclament et obtiennent l'interdiction du porc ou de la viande non hallal dans les écoles françaises où ils sont majoritaires
- dans l'administration, des musulmans réclament des jours de congés supplémentaires pour leurs fêtes islamiques
- des musulmans réclament des salles de prières dans nos collèges, nos lycées et nos universités, ce que n'ont jamais exigé les autres religions
- des musulmans demandent aux écoles, universités et lieux de travail des horaires aménagés pour leurs cinq prières quotidiennes
- des musulmans réclament une révision de nos livres d'histoire pour y intégrer l'histoire de leur pays et de leur religion (Source : Nouvel Obs)
- dans nos manuels scolaires, vont être supprimées toutes références à Charles Martel, afin de ne pas froisser les français musulmans
- des musulmanes exigent de pouvoir pratiquer des métiers publics (administration, hôpitaux, écoles, justice) avec un tchador
- des musulmanes voilées et étudiantes en médecine exigent de ne soigner que des femmes (Source: Le Monde, Le Figaro)
- l'un des livres les plus antisémites qui soient, « le Protocole des Sages de Sion » (dont Hitler s'est servi pour justifier ses crimes), interdit en France, circule librement dans les banlieues et librairies musulmanes
- des médecins se sont fait tabasser pour avoir soigné des femmes sans le consentement de leurs maris musulmans (Source: Le Monde, Le Figaro)
- dans bon nombre de collèges français à majorité afro-maghrébine, on trouve les inscriptions «Morts aux Juifs», «Mort aux chrétiens » ou « Vive Ben Laden »
- nombre d'associations françaises d'extrême gauche et de musulmans se disant modérés (www.oumma.com ) militent pour la disparition de l'Etat d'Israël et des Juifs
- lors des manifestations contre la guerre en Irak, certains « pacifistes » musulmans exhibent des portraits de Ben Laden ou de Saddam, (Source Les 4 vérités)
- le sauvageon nommé Djamel ayant brûlé vif une jeune fille, Sohane, s'est vu acclamé dans sa cité du Val de Marne lors de sa venue à la reconstitution des faits (Source: JT de France 3)
- les jeunes Noirs et musulmans ayant brûlé vif un vigile de race blanche d'un supermarché à Nantes (en 2002) n'éprouvent aucun remords et sont fiers deux (Source : Témoignage de l'avocat)
- un manuel de bonne conduite "Le licite et l'illicite en Islam", vendu en France depuis 10 ans, explique comment un bon musulman doit frapper sa femme: "Avec la main", "sans fouet" ni "morceau de bois", et "en épargnant le visage" ? (Source: l'Express)
- des milices islamiques patrouillent dans les rues d'Anvers et d'ailleurs pour "surveiller les mauvais flics blancs racistes" et appliquer leur propre loi (Source : Libération)
- des nouvelles lois vont obliger la police, l'armée, et la fonction publique en général à embaucher en priorité des «jeunes » issus de l'immigration et que 35 entreprises dont France télévision, Peugeot ou encore le groupe alimentaire Casino ont signé un contrat de préférence étrangère pour l'embauche de leur personnel (Source : gouvernementale et syndicale)
- dans des lycées, des musulmanes « enfilent leur manteau avant d'aller au tableau afin de n'éveiller aucune convoitise », dans des écoles primaires des pères musulmans refusent que leurs fillettes soient laissées dans la classe d'un instituteur remplaçant l'institutrice, une école a dû organiser un sas, sans fenêtres, pour reconnaître les mères, voilées de la tête au pied, avant de leur rendre leurs enfants (Source: Le Monde 09/07/04)
- dans des écoles primaires, des élèves sont allés jusqu'à instituer l'usage séparé de deux robinets des toilettes, l'un réservé aux "musulmans", l'autre aux "Français", un responsable local du culte musulman a demandé de prévoir des vestiaires séparés dans les salles de sport, car, selon lui, "un circoncis ne peut se déshabiller à côté d'un impur" (Source : Le Monde )
- d'après une étude livrée à la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, à la question: « En cas de conflit, seriez-vous prêt à vous engager pour défendre la nation ? Sur dix jeunes de l'immigration, sept répondent non, deux préfèrent rire et se taire et un seulement est prêt à verser son sang pour la France. (Source : Le Point )
Dans la rubrique DEBATS du FIGARO du 19 septembre 2006 Robert Redeker , philosophe et professeur de Lycée fait la parfaite démonstration de l'incongruité de l'Islam à vouloir imposer par la force sa religion à l'Occident et dénonce sa prétention infondée à censurer tout écrit non conforme à la ligne définie par Mahomet.
Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer.
L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles: ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.
Il n'est pas déplacé de penser ....(qu'il y a déjà) une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l'islam. Ou, à tout le moins, qu'elle résulte de l'insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s'élevaient contre l'inauguration d'un Parvis Jean-Paul-Il à Paris ne s'opposent pas à la construction de mosquées. L'islam tente d'obliger l'Europe à se plier à sa vision de l'homme.
Comme jadis avec le communisme, l'Occident se retrouve sous surveillance idéologique.
L'islam se présente, à l'image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l'instar du communisme d'autrefois, l'islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d'une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd'hui elle viendrait de La Mecque Aujourd'hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l'oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.
Dans l'ouverture à autrui, propre à l'Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l'autre doit toujours passer avant moi. L'Occidental, héritier du christianisme, est l'être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible.
À l'identique de feu le communisme, l'islam tient la générosité, l'ouverture d'esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence. Ce sont des faiblesses qu'il veut exploiter au moyen « d'idiots utiles », les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d'imposer l'ordre coranique au monde occidental lui-même.
Le Coran est un livre d'inouïe violence.Maxime Rodinson énonce, dans l'Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D'une part, « Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin ».
D'autre part, « Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu'il accusait d'un comportement suspect ». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d'années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages ».
Exaltation de la violence, chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.
De fait, l'Église catholique n'est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L'Inquisition, la chasse aux sorcières, l'exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l'islam apparaît : il est toujours possible de retrouver les valeurs évangéliques, la douce personne de jésus contre les dérives de l'Église.
Aucune des fautes de l'Église ne plonge ses racines dans l'Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l'institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d'amour, Mahomet un maître de haine. (.......)Au lieu d'éliminer cette violence archaïque, à l'imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c'est-à-dire l'entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l'islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l'islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.
Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l'islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l'Occident « le monde libre » par rapport au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce « monde libre », fonctionnaires zélés de l'oeil du Coran, pullulent en son sein.
Existe-t-il un tabou qui nous empêche de faire un examen critique de quelques religion que ce soit et en particulier de l'islam? C'est le problème mis à l'ordre du jour par les paroles de Benoit XVI ce qui apparemment a suscité des réactions violentes de la part de l'islam extrémiste et terroriste. Preuve s'il en est que le Pape a bien mis le doigt sur le nœud de la question.Constant Rémond (dans le site www.conscience-politique.org) répond à cette question
....Sous l'influence de la décolonisation et des idées héritées de mai 68, les Eglise catholiques et protestantes s'interdisaient, au nom du "respect des croyances d'autrui", de porter le moindre jugement critique sur les fondements religieux d'une autre religion, surtout quand cette dernière semble l'apanage des déshérités de cette planète. Paradoxalement, l'acte de repentance initié en l'an 2000 par le feu pape Jean-Paul II pour les crimes commis au nom de l'Eglise catholique modifia considérablement la donne.
En effet, il était maintenant devenu difficile pour les chrétiens de pratiquer à eux seuls l'autocritique tandis que les musulmans se sentiraient totalement exempts de reproches. L'atmosphère de repentance historique dans laquelle baigne l'Occident depuis l'initiative du pape ne pouvait que donner raison à ceux qui s'étonnent de l'absence totale de réciprocité dans la mémoire musulmane. Les musulmans n'avaient-ils pas connu leurs "croisades" (le jihad depuis l'origine), leurs "inquisitions" (l'application de la chariah), et même leurs "traites des Noirs" (17 millions d'africains déportés depuis le haut Moyen-âge) ? Dans un autre registre, les attentats terroristes commis au nom de l'islam depuis le 11 septembre 2001 confirmèrent les doutes de l'Occident concernant la nature non-violente de l'islam. L'explosion du tabou de la critique interreligieuse était donc inévitable. Les propos de Benoît XVI ne constituent donc nullement une initiative spontanée, mais l'expression d'une tendance lourde qui devait se manifester un jour ou l'autre.
Toute sa vie durant, le pape Jean-Paul II avait fermement combattu le communisme, cette idéologie criminelle du 20 ème siècle. Après la chute du communisme, le pape Benoît XVI prend désormais conscience de la nécessité de combattre la nouvelle idéologie totalitaire de ce siècle naissant, l'islamisme. Or comme le mur de Berlin s'écroula sous les coups de butoirs des peuples opprimés à l'Est, la muraille de l'islamisme ne peut tomber qu'à l'initiative des musulmans eux-mêmes qui auront décidé de prendre une distance critique vis-à-vis de certains fondements théologiques de l'islam. Loin de remettre en cause leur foi légitime en un Dieu unique, les musulmans sincères gagneraient à replacer le personnage Mahomet dans son contexte historique, à souligner l'apport déterminant du judaïsme dans la genèse de la doctrine musulmane, à revendiquer le droit à l'exégèse pour l'étude des livres sacrés.
Et la meilleure façon d'aider les musulmans à relativiser l'immuabilité du texte coranique pour adhérer à une vision purement intellectuelle et spirituelle de la foi passe par un échange franc et sincère. Cet échange inclut la critique du Coran et de Mahomet, aussi sensible soit-elle.
Puis selon ce que rapporte Hervé Yannou,le correspondant du FIGARO (26 septembre 2006)
POUR CLORE la polémique suscitée par ses propos sur l'islam, Benoît XVI a proposé hier aux vingt-deux diplomates des pays à majorité musulmane accrédités au Vatican et à une quinzaine de représentants du monde islamique en Italie une feuille de route pour que les «leçons du passé» aident à «trouver les voies de la réconciliation». Le temps des regrets est passé, celui des explications aussi, et pour Benoît XVI le moment est venu d'adresser un discours diplomatique, et non théologique, à ce panel d'ambassadeurs. Son texte a été immédiatement traduit en arabe.
Dans cette troisième étape de l'offensive diplomatique que le Pape a mis en oeuvre pour renouer le dialogue avec le monde islamique, il a rappelé «l'estime et le profond respect» qu'il a pour les musulmans. En ce début de ramadan, il leur a adressé ses voeux. Mais Benoît XVI a surtout exposé sa vision du dialogue entre chrétiens et musulmans. Cette audience exceptionnelle d'une demi-heure n'avait donc rien d'un échange de points de vue avec les ambassadeurs. Le Pape a repris une partie de la problématique de son discours prononcé à Ratisbonne le 12 septembre qui avait lancé la controverse.
Le monde sécularisé est l'ennemi des religions. Le Pape aimerait donc voir chrétiens et musulmans «montrer à tous la valeur de la dimension religieuse de l'existence». Dans «un monde marqué par le relativisme et excluant trop souvent la transcendance de l'universalité de la raison, nous avons impérativement besoin d'un discours authentique entre les religions et les cultures, capable de surmonter ensemble toutes les tensions» et plus particulièrement «toute forme d'intolérance» et «toute manifestation de violence».
Dans un dialogue qui ne peut se réduire «à un choix passager», le Pape a invité chrétiens et musulmans à se rencontrer sur le terrain de «la défense et la promotion de la dignité de l'être humain», des droits de l'homme et de la liberté religieuse.
Si ce dialogue est «une nécessité vitale», le Pape a aussi rappelé qu'il devait être fondé sur «la réciprocité». Il doit donc être «sincère et respectueux», reconnaître «les valeurs religieuses communes», et respecter «loyalement» les différences et «l'identité et de la liberté de chacun». Cette perspective, le Pape a voulu l'inscrire dans l'héritage de Jean-Paul II et du Concile Vatican II. Il a ainsi cité à deux reprises son prédécesseur qui jouit, dans une partie du monde musulman, de l'image très positive d'un pape ouvert à l'islam.
De nombreux ambassadeurs n'ont pas souhaité commenter la rencontre. Elle a cependant été qualifiée de «fructueuse» par le chargé d'affaires iranien, Ahmad Fahima. «C'est ce que nous attendions», a pour sa part estimé l'ambassadeur irakien, de confession chrétienne, Albert Yelda. Il a souhaité qu'elle mette un point final à la polémique.
Article paru dans l'Express du 17 avril 2003 sous la signature de Jean-Marie Amat et Yves Benoit
Le problème du voile islamique est rendu difficile parce que l'islam est à la fois une religion et une idéologie politique : Mahomet était en même temps le chef d'une religion, d'un gouvernement, d'une force armée et d'une police des idées, et le coran contient beaucoup plus de prescriptions relatives à la société civile qu'à la morale ou à la théologie.
De nombreuses dispositions islamiques ne relèvent pas de la religion, mais d'un projet politique : le statut des femmes, le principe des droits inégaux (les hommes ont plus de droits que les femmes, les musulmans plus que les non-musulmans), le rejet de la laïcité, l'interdiction de la pensée dissidente, le statut des dhimmis (dont certains musulmans ont demandé l'application à Roubaix, ville aujourd'hui majoritairement musulmane…
Le voile symbolise aujourd'hui ce projet politique. Ce qui est inacceptable dans le voile, ce ne sont pas ses connotations religieuses, mais ses implications en droit civil, incompatibles avec les traditions, la culture, la Constitution et les lois de la France.
Il n'y a pas de pape musulman, chargé de définir ce qu'est l'islam. Comment savoir ce qui est fondamental, et ce qui n'est qu'une déviation ? La réponse est simple : ce qui est fondamental est ce qui se trouve à la fois dans les trois sources, qui sont :
• Le coran
• Les hadiths, c'est-à-dire les actes et les paroles de Mahomet, tels qu'ils sont rapportés par une chaîne de témoins reconnus par l'ensemble du monde musulman. Ces actes et ces paroles doivent être imités, car Mahomet est « le beau modèle », pour tous les siècles et pour tous les peuples.
• Le consensus. Une affirmation célèbre, rapportée par les trois principaux hadiths (Abu Daoud 34,1. At Tirmidhi 31,7. Ibn Maja 36,8) dit que d'après Mahomet, sa communauté ne sera jamais d'accord sur une erreur. La conclusion tirée par les légistes est que le consensus a force de loi.
Ce qui est indiqué ci-dessous comme appartenant à l'islam est ce que l'on trouve à la fois dans ces trois sources.
L'abrogation
Le coran est censé avoir été écrit avant la fondation du monde, sur une Table Gardée du Paradis, dans la langue que parlent Allah et les anges : le dialecte de La Mecque. Cela tombait bien, c'était la seule langue connue de Mahomet. Cependant certains contemporains avaient été surpris du contraste entre les versets déclamés à La Mecque, quand l'islam était faible et avait besoin de tolérance pour survivre (pas de contrainte en religion, sourate 2 verset 256) et ceux de la période suivante, à Médine, quand l'islam devenu fort voulu user de violence contre ses opposants (assassinez ceux qui quittent l'islam, sourate 4 verset 89, assassinez les polythéistes, c'est-à-dire les animistes, sourate 9 verset 5). Mahomet répondit par des versets, sourate 2 versets 106 et 107 et sourate 16, versets 101 et 102. Lorsqu'Allah remplace un verset par un autre de sens contraire, le nouveau est meilleur, ceux qui contestent iront en enfer... Ainsi, le coran contient deux sortes de versets : les mansukhs, qui sont des versets abrogés, toujours présents dans le coran, mais sans valeur, et les nasikhs, les abrogeants, qui sont des versets ultérieurs de sens opposé. Le coran est fait comme un ensemble de circulaires administratives. Les dernières en date annulent et remplacent les précédentes de sens contraire. Certains disent que les atteintes aux libertés et les violences ne sont qu'une déformation de l'islam, lequel serait modéré. Mais cette modération n'est présente que dans les mansukhs, les versets abrogés qui n'ont plus de valeur.
En particulier, les 115 versets tolérants, répartis dans 54 sourates, sont tous, sans aucune exception, des mansukhs, des abrogés sans valeur. Ils sont cités par les musulmans dits modérés, qui savent que les hommes politiques ou les journalistes d'Occident sont très rares à avoir lu le coran, et qu'il n'y a guère de risques à présenter des versets abrogés comme preuve de tolérance...
La taquia
À la mort de Mahomet, la succession se traita par des guerres et des assassinats. Ali, un petit fils de Mahomet, conquit le pouvoir, le garda deux ans, et le perdit. Ses partisans formèrent les Chiites (chiite vient d'un mot arabe qui signifie partisan). Les adversaires formèrent les Sunnites (leur nom vient d'un mot qui signifie le chemin, celui que doivent suivre les musulmans). Comment résoudre ce schisme ? Mahomet avait montré la voie, en appliquant la solution finale d'abord aux Juifs de Médine, puis à ceux qui abandonnaient l'islam, puis aux « polythéistes ». Les Sunnites tentèrent donc de génocider tous les Chiites. Ceux-ci choisirent en masse l'abjuration. Pour éviter de perdre tous leurs fidèles, les dirigeants du chiisme inventèrent la taquia : c'est l'obligation religieuse faite aux Chiites de mentir pour sauver leur vie, en faisant une abjuration publique, sans pourtant changer de religion.
La taquia s'est ensuite généralisée, et aujourd'hui elle est devenue l'obligation religieuse, qui s'impose à tout musulman, de mentir chaque fois que le mensonge est utile à l'islam.C'est au titre de la taquia que les musulmans d'Occident citent souvent les versets de la tolérance, sans dire que ce sont des mansukhs abrogés…
Les femmes
- La femme est inférieure à l'homme en dignité : sourate 2, verset 228 et sourate 4, verset 34.
- La femme est inférieure à l'homme en droit : elle hérite d'une demie part (sourate 4, versets 11 et 176) et en justice, son témoignage vaut un demi-témoignage d'homme (sourate 2, verset 282).
- L'interdiction de sortir de la maison sans un motif approuvé par le mari : sourate 33, verset 33.
- Son mari doit la frapper et la séquestrer non pas si elle désobéit, mais dès que le mari soupçonne qu'elle pourrait penser à désobéir : sourate 4, verset 34. - - La polygamie : sourate 4, verset 3.
- La rupture du mariage uniquement par répudiation. La femme ne peut quitter son mari si celui-ci s'y oppose. Si elle est répudiée, avant de la mettre à la porte, le mari doit la séquestrer pendant trois périodes menstruelles pour s'assurer qu'elle n'est pas enceinte : sourate 65, versets 1 et 4.
- La peine de mort pour adultère : sourate 4, verset 15.
- Le droit de faire des prisonnières de guerre des concubines forcées, c'est-à-dire des esclaves sexuelles : sourate 70, versets 29, 30 et 35.
- Le consensus et les hadiths ajoutent des dispositions aussi inacceptables que celles fondées sur le coran : Mahomet a épousé Aïcha lorsqu'elle avait 6 ans, l'a laissée chez sa mère, et l'enfant ayant atteint 9 ans, il l'a vue jouer sur une balançoire, a ordonné à sa mère de la porter dans son harem, et lui a fait commencer sa vie conjugale. De ce fait, pour l'islam, il est légitime de mettre de force une fillette de 9 ans dans le lit d'un homme de 54 ans. Ce mariage forcé des filles impubères s'appelle le djabr.
- Le code unifié établi par la ligue arabe, qui représente le consensus musulman, stipule dans son article 20 que la femme ne se marie qu'à l'initiative et sur décision du « tuteur matrimonial », c'est-à-dire le plus proche parent masculin. Si la femme a pris elle-même l'initiative, l'union est nulle de plein droit. - --
Le voile
L'ensemble de ces servitudes est symbolisé par l'obligation du voile, qui prend sa source dans le coran - sourate 24, verset 31 et sourate 33, verset 59 - mais aussi dans la pratique imposée par Mahomet et dans le consensus, c'est-à-dire dans la totalité des sources de l'islam.
Le voile ne signifie pas, cependant, uniquement la servitude des femmes, mais aussi l'approbation de l'ensemble des injonctions islamiques. Celles-ci comportent d'autres obligations : en particulier l'égorgement...
L'égorgement
De manière fort peu religieuse, Mahomet veilla à faire égorger tous ceux qui luttaient contre lui par la parole ou les idées. Dans une société illettrée, les idées se transmettaient sous forme de poèmes et d'épigrammes, faciles à fixer dans la mémoire. Il fit égorger la poétesse Aça bint Marwan, une jeune mère de famille qui tenait son bébé dans ses bras, et un poète centenaire, Abou Aflak. Tous deux avaient rédigé et déclamé des poèmes satiriques contre Mahomet et l'islam. Après sa victoire de Badr, il se sentit assez puissant pour faire égorger devant lui Nadr Ibn al Harith, un conteur perse qui traitait le Coran de mauvais conte, et Ocba, qui avait posé à Mahomet des questions théologiques embarrassantes. D'après les hadiths, Mahomet insulta le cadavre d'Ocba et se réjouit d'avoir vu sa mort. Un autre poète satirique, Ka'b ibn al Ashraf, de mère juive, fut assassiné par son frère de lait, sur l'ordre de Mahomet, qui à cette occasion permit explicitement de recourir à la ruse et au mensonge pour assassiner les opposants intellectuels. Abou Rafi, un vieux rabbin réfugié à Khaybar fut égorgé par un commando.
Comme Mahomet est pour les musulmans le « beau modèle », qu'il faut imiter en tout, les violences dans les cités, aujourd'hui, contre ceux qui récusent ou contestent l'islam, sont fondées sur ces hadiths…
Les dissidents
Ce ne sont pas seulement les contestataires qui sont mis à mort dans l'islam, c'est aussi ceux qui, sans désapprouver ouvertement, ne veulent cependant pas approuver, ou veulent cesser d'approuver. Tout musulman qui veut quitter l'islam doit être mis à mort : « S'ils retournaient à l'infidélité, saisissez-les et mettez-les à mort partout où vous les trouverez » (sourate 4 verset 89). Dans les pays musulmans d'aujourd'hui, cette loi est strictement appliquée. C'est la plupart du temps la famille qui se charge d'égorger elle-même le dissident, à défaut les amis, ou les voisins s'ils sont défaillants. En Syrie, les musulmans qui deviennent chrétiens ou bien dissimulent leur conversion à tous, ou bien vont au Liban se fondre dans la communauté chrétienne. En Égypte, ils peuvent aller habiter chez les Coptes, mais dans les autres États islamiques, le secret est le seul recours. Même au Maroc, l'un des pays musulmans les moins stricts, un musulman qui quitte l'islam perd sa nationalité marocaine, et devient apatride.
Comment les populations chrétiennes de Turquie, du Maghreb ..., ont-elles disparues ? Par évaporation ?
En France, il y a périodiquement des meurtres de jeunes filles, soit par leur père, soit, par un membre mineur de la famille afin de faire bénéficier le meurtrier de l'indulgence que les lois françaises réservent aux mineurs. Certes, il n'y a que quelques cas connus par an. Mais combien de violences sont-elles commises, sans atteindre le degré qui permet à la force publique d'intervenir ? Les meurtres islamiques en France sont un symptôme, petit par le nombre, mais grave parce qu'il implique. Légitimer le voile, c'est, dans l'esprit de la plupart des musulmans, légitimer l'idée qu'une partie au moins des lois islamiques doit s'appliquer en France…
La Pauvreté
Les 45 États musulmans du monde sont les plus pauvres de la planète, sans exception si l'on ne tient pas compte de la richesse pétrolière, qui ne doit rien aux hommes, et qui enrichit essentiellement le groupe dirigeant.
Il est éclairant de regarder ce que sont devenues les diverses parties de l'empire romain. Il y a dix-huit siècles, il s'étendait de l'Espagne à la Syrie, et de l'Angleterre aux déserts africains. Il y avait une seule civilisation, un seul droit, une organisation d'ensemble. Aujourd'hui, la partie qui n'a jamais connu l'islam, l'Italie, la France, la Belgique, la Hollande, l'Allemagne de l'ouest, l'Angleterre, est la plus riche, de fort loin. L'Espagne, qui a fini de rejeter l'islam il y a cinq siècles, vient ensuite, au second rang en richesse ; le nord, qui a rejeté l'islam plus tôt est plus riche que le sud, qui l'a rejeté plus tard. Au troisième rang, il y a les peuples qui se sont libérés il y a moins de deux siècles, la Grèce, la Roumanie, ce qui fut la Yougoslavie. Au quatrième rang, la Turquie qui fait des efforts de laïcisation depuis 80 ans, mais qui reste musulmane. Au cinquième et dernier rang, les peuples restés entièrement islamiques, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, l'Égypte, le Moyen-Orient. Est-ce un hasard si plus l'influence de l'islam s'efface, plus la richesse et la liberté sont grandes ?
Violence
La violence est inscrite dans le coran, dans les hadiths, et dans le consensus tel qu'il s'exprime dans la pratique séculaire. Sur ces fondations a été construit le droit islamique, théorisé ensuite par les élaborations des philosophes musulmans. Dans toutes ces sources, la violence est légale contre les femmes, contre les opposants intellectuels, contre les musulmans qui veulent quitter l'islam, contre ceux qui ne veulent pas observer les lois de l'islam là où l'islam détient une force suffisante pour contraindre les récalcitrants. En conséquence, l'islam divise le monde en deux parties : d'une part le Dâr al islam, « la maison de la soumission », la partie du monde soumise par la force à des autorités musulmanes, d'autre part le Dâr al harb, « la maison de la guerre » qui devra être soumise à l'islam par la violence armée : c'est l'islam ordinaire qui est violent et liberticide, et non pas une prétendue déformation par des extrémistes.
Naturellement, certains musulmans dits modérés ne se reconnaîtront pas dans ces constatations. Le problème n'est nullement de savoir s'ils sont de bonne ou de mauvaise foi, car beaucoup sont de bonne foi, c'est uniquement de savoir si l'islam, en fait et non en théorie, asservit les femmes, supprime les libertés, appauvrit la nation. Il existe des musulmans de bonne foi, qui s'imaginent que l'islam peut être modéré, et qu'il ne faut rien conclure des résultats qu'il produit dans tous les États musulmans, sans exception. Mais la bonne foi erronée de quelques-unes ne change rien à la nature de l'idéologie musulmane, et aux résultats qu'elle produit.
Le voile islamique est une déclaration publique d'allégeance à un système de lois incompatibles avec celles de la France. Il constitue un refus déclaré de la France, et une incitation aux formes de violence prescrites par l'islam. C'est à ce titre que le voile doit être interdit, et non en tant que signe religieux.
Accepter le voile islamique, c'est donner droit de cité à des comportements incompatibles avec toute société démocratique.C'est une atteinte non seulement à ce qui fonde la France, mais aussi à tout ce qui fonde les sociétés de liberté, partout dans le monde.
Au Liban, les jeunes musulmanes qui vont chercher dans les écoles chrétiennes une éducation de meilleure qualité doivent ôter leur voile en entrant, sous peine d'exclusion. Cela ne choque personne. Pourquoi la France devrait-elle cacher honteusement ses lois et sa culture ?
Extrait d'une lettre envoyée à tous les députés par Jean-Jacques Walter, auteur du livre « Les machines totalitaires » (Éditions Denoël, 1982). Au moment où le problème d'un Islam conquérant se pose avec acuité à l'Etat français le texte suivant constitue une remarquable synthèse de la vérité à propos de l'Islam
Un réseau déjà bien implanté dans plusieurs grandes villes de France cherche à peser sur les lieux de pouvoir, des universités à l'UMP. L'Express s'est procuré son manuel de lobbying, dissimulé dans un cédérom pirate du disque... de Carla Bruni.
Ultrasecret, ce mode d'emploi de l'entrisme est délivré aux cadres du réseau, une soixantaine d'initiés présents dans la mouvance des Etudiants musulmans de France (EMF) ou de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) - laquelle, par ailleurs, vient de réaliser un score significatif aux élections du Conseil français du culte musulman. Ce document, malgré sa ferveur et son triomphalisme, est intéressant par la froideur tactique, la volonté de puissance, l'habileté politique et la philosophie opportuniste qu'il affiche. Rien ne dit que ce prosélytisme religieux ait de l'avenir. Mais iI faut savoir qu'il existe
La délicieuse Carla Bruni est devenue, sans le savoir, la messagère des consignes clandestines d'une avant-garde néo-islamiste réunie sous le nom de code «Veni, vidi, vici». Un réseau de croyants purs et durs répartis entre Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse et Bordeaux. Tous passés par l'université, ils sont jeunes, intelligents et cyniques, bien placés à l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) et souvent à l'association des Etudiants musulmans de France (EMF).
Au nom d'Allah, cette petite phalange influente et rompue aux jeux politiques a décidé d'investir les centres d'influence et de pouvoir de l'Hexagone. Un combat mené dans le plus grand secret. Avec le concours d'informaticiens de haut vol, leurs recommandations stratégiques et tactiques ont été camouflées à l'intérieur de copies pirates, sur mini-cédéroms numérotés, a priori insoupçonnables, du disque de Carla Bruni, Quelqu'un m'a dit.Il s'agit de 70 fiches ultraconfidentielles qui déclinent un à un les axes du combat. Seuls les militants les plus sûrs y ont accès. Au préalable, lors de discrets rendez-vous, on leur a confié les clefs du décryptage, dont huit mots à retrouver dans l'édition Folio de Paris, d'Emile Zola. L'Express a pu se les procurer, remonter le jeu de piste et accéder à la stratégie secrète des néo-islamistes. «Restez humbles et discrets et nous atteindrons nos objectifs»
Dès le préambule, la petite équipe affiche sa conviction d'avoir le vent en poupe: «Cette année 2002 fut, grâce à Allah, et grâce à vous, une année riche pour nous tous.» Elle s'attribue de nombreux succès. Il s'agit de l'entrée, par la grande porte, de l'UOIF au Conseil français du culte musulman, de l' «explosion» sur la scène universitaire des Etudiants musulmans de France, qui se targuent d'avoir déjà 39 élus dans les conseils d'université et de résidence, et de l'élection, grâce à la mobilisation d'associations islamistes, d'une dizaine de députés UMP. Le «didacticiel de formation» secrètement inséré dans le disque de Carla Bruni se veut un «recueil d'expériences» destiné à aider les militants «dans cette guerre de mouvement que nous engageons face à nos adversaires multiples».
La détermination de ces jeunes gens se veut sans faille: «Toute défaite peut être une victoire et toute victoire une défaite potentielle.
Restez humbles et discrets et nous atteindrons nos objectifs.»
La réalité impose la modestie: «Malgré les bons résultats obtenus dans une dizaine de circonscriptions où nous sommes responsables directement de l'élection de l'UMP, nous sommes encore dans une phase d'introduction dans le jeu politique en face de musulmans laïcs mieux installés que nous.» Mais l'évolution du rapport de forces politique s'annonce favorable. Lors de l'élection présidentielle, le petit groupe se vante d'avoir «participé au retournement d'une partie de l'opinion musulmane»: «Si nous avons réussi à l'influencer, c'est que cette dernière a enfin compris son poids politique après des années de tromperie, de manipulation et de racisme de la part des notables du PS.» Selon cette analyse, les néo-islamistes devraient leur poids politique «à la ghettoïsation et à la fin de la mixité sociale dans les années 1980 en raison de la politique locale d'élus de gauche».
L'une des fiches des néo-islamistes décortique l'exemple, à suivre, d'un «communautarisme réussi»: le communautarisme juif. Sont ainsi mis en avant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), auprès duquel «se rend, tous les ans, le chef du gouvernement», l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui a «longtemps influencé la politique de l'Unef», le B'nai Brith (orthographié Ben Brit), «association juive mondiale, ayant des structures locales, regroupant essentiellement des décideurs économiques qui financent du lobbying au sein d'institutions locales, nationales, voire transnationales», Radio J, Proche-Orient Info et d'autres médias «dont l'influence n'est plus à démontrer» - «A nous de nous inspirer de ces exemples pour réussir. Nous avons pour nous la discrétion».
«Qui s'intéresse aux intégrés?»
Le Parti musulman de France, de Mohammed Latrèche, groupuscule islamiste violent, antisémite et négationniste, sur lequel les médias se sont un moment focalisés, est l'exemple à fuir: «Soyons consensuels, et, dans le climat d'ethnisme actuel, personne ne fera attention à nous. Médiatiquement, nous n'aurions pas assez d'attrait. D'ailleurs, qui s'intéresse aux intégrés?»
«Comment nous inscrire dans le jeu?»
Plusieurs fiches détaillent la réponse à cette question lancinante. D'abord, cibler «le candidat ou le parti que la situation locale rend demandeur de soutiens face à un adversaire très proche». Mais attention! «Notre but n'est pas, dans un premier temps, de donner une victoire trop large au candidat soutenu, mais de lui donner la victoire la plus inconfortable possible au niveau de l'avance en voix.» La raison? «En se retrouvant dans une situation de dépendance vis-à-vis de nous, nous pourrions obtenir de lui un certain nombre de choses, lui-même se rendant compte que sa survie politique est entre nos mains.» L'avantage de se rendre «incontournables» est de négocier des postes de chargés de mission. Un bon moyen de «renforcer notre présence en tant qu'acteurs de terrain»: «Des acteurs qui auront suffisamment d'aura pour attirer à nous les éléments prometteurs et pour appliquer nos points de vue avec le moins de résistance possible dans la communauté musulmane.»
Or, se félicitent les stratèges de Veni, vidi, vici, le jeu politique s'ouvre: «Aujourd'hui, nous sommes en position d'arbitres dans un certain nombre d'endroits, entre gauche et droite. Il nous semble évident que la gauche n'est pas un choix valable au moment où une partie de la communauté musulmane bascule à droite. Compte tenu des relais dont nous disposons dans les banlieues et de l'affaiblissement idéologique de la gauche, nous sommes en position d'imposer le candidat de notre choix.» A l'égard de la gauche, deux griefs sont formulés: «D'une part, l'incapacité de donner un signal crédible d'écoute, de respect et de refondation sociale et culturelle; d'autre part, l'inaptitude à équilibrer sa politique par rapport au lobbying juif et d'intégrer en vingt ans une élite musulmane de seconde génération.»
Dès lors, tout accord local avec la gauche est d'avance «décrédibilisé vis-à-vis de la communauté musulmane».
La carte à jouer est la réislamisation
A l'opposé, «la droite, donc l'UMP aujourd'hui, malgré un certain nombre de mesures nuisibles à la communauté musulmane, a beaucoup mieux géré son équilibre par rapport au lobbying juif.
Et la politiue pro-arabe de la droite est vécue comme un premier pas et une marque de respect de la culture musulmane. Dès maintenant, en jouant sur les luttes de pouvoir internes à l'UMP (qui favorisent les groupes communautaires), il faut faire adhérer un maximum de musulmans que nous encadrerons avec nos jeunes cadres».
Les «théâtres d'opération prioritaires» sont désignés:
«La région et la ville de Bordeaux, où nous sommes bien implantés, où, via les associations dans lesquelles nous sommes présents, nous avons d'excellentes relations avec le maire, Alain Juppé; la ville de Toulouse, où nous avons pu nous installer et influencer certains scrutins lors des législatives; la région Languedoc-Roussillon, où des contacts au plus haut niveau ont été pris avec l'UMP, qui nous doit sa victoire la plus médiatique [Jacques Domergue, face au socialiste Georges Frêche]; la région de Marseille, où la gauche et le FN sont en position, l'un comme l'autre, de remporter d'importantes victoires face à l'UMP; la région Nord où, sur Lille, nous sommes responsables de certaines défaites importantes de la gauche [Martine Aubry]; enfin la région parisienne, où nous sommes bien implantés dans certaines banlieues sans avoir encore réellement capitalisé sur nos relais dans la communauté musulmane.»
La carte à jouer est la réislamisation: «En redonnant une pratique religieuse orthodoxe, donc en réislamisant les quartiers, notamment chez les jeunes, nous augmentons notre poids politique.» Avantage collatéral: «Ce faisant, nous marginalisons les laïcs, qui cessent d'être des acteurs de premier plan pour les politiques.» Ces laïcs sont en effet leurs bêtes noires, parce qu'ils s'intègrent - et donc «s'acculturent» - et parce qu'ils cantonnent leur religion à la sphère privée, ne voient aucun inconvénient à épouser une chrétienne, ne rechignent pas devant un verre de vin. Il y aurait donc urgence: «Observez autour de vous le nombre de non-pratiquants et de pratiquants ne respectant pas l'intégralité des préceptes. Le taux de pratique le plus élevé - moins de 50% - est observé chez les Marocains, mais ce sont eux qui sont les plus laïcs et les moins rigoureux. Les Algériens, qui ont subi une acculturation importante lors de la colonisation, ont un faible taux de pratique. Mais les pratiquants algériens sont plus rigoristes, donc potentiellement plus sensibles à nos vues.» La réislamisation présente également l'intérêt de faire obstacle à «une politique dite d'intégration, pour nous d'acculturation». Les néo-islamistes se félicitent de la médiatisation du combat religieux à travers les «différentes affaires de voile», du ressentiment créé «à l'égard d'institutions acculturantes telle l'école».
«Financer notre lobbying»
La tactique des néo-islamistes? Faire apparaître l'Etat comme une «institution discriminatoire»: «Pourquoi les musulmanes ne peuvent pas porter le voile, alors que l'on tolère la kippa dans un certain nombre d'établissements publics?» Dès lors qu'elle génère «un sentiment d'incompréhension et de lynchage ciblé uniquement vers les musulmans», la «laïcité discriminatoire» doit être dénoncée comme une «atteinte à l'intégrité morale de la personne». Il convient également d'aiguiser «les contradictions de la République qui nous permettront d'avoir un enseignement religieux à l'école, comme en Alsace, de porter le foulard, etc.»: «En nous présentant en défenseurs de l'équité et des musulmans oppressés par un Etat raciste, nous augmentons notre crédit dans la communauté. Il est envisageable, à terme, qu'une révision majeure de la loi de 1905 fasse une place à la religion musulmane. Si nous savons nous y prendre, nous pourrons profiter de la situation. Les chrétiens souhaitent aussi une telle révision, ce qui nous aide, puisque ces derniers font du lobbying dans les antichambres des ministères et autres lieux de pouvoir.»
Les néo-islamistes sont des réalistes:
«Comme tous les combats, le nôtre nécessite des moyens pour nous équiper et financer notre propagande.» Le cédérom insiste sur «nos» atouts: «L'important tissu de PME détenues par des musulmans et qui génèrent de forts revenus dans les banlieues. Ces commerçants, dont la clientèle est communautaire, ne peuvent se permettre de paraître moins pieux que leurs clients, au risque de voir leur chiffre d'affaires baisser, suite à de mauvaises rumeurs. Ainsi, la collecte de la zakat [l'impôt religieux] se voit grandement facilitée chez les entrepreneurs. Et cela nous permet d'avoir un financement communautaire aussi efficace que celui de la communauté juive et de financer notre lobbying au même titre que le B'nai Brith.» Une fiche fait l'inventaire des types de PME les plus rentables: les kebabs, les épiceries de nuit, les téléboutiques. Leur avantage est de «générer énormément de revenus en espèces, donc plus facilement utilisables par nous». L'avant-garde néo-islamiste peut même rendre des services: «Pour certaines activités, nous pouvons mettre en place une double comptabilité informatique, moyennant évidemment un pourcentage sur la différence non déclarée.»
Le milieu étudiant semble être particulièrement convoité: «L'année 2002 a vu une érosion de l'importance de l'Unef, la principale force universitaire. Partout où nous sommes présents avec les Etudiants musulmans de France, nous avons fait basculer la situation grâce à des coalitions regroupant les associations corporatistes membres de la Fage et l'UNI, le syndicat de droite. Aujourd'hui, via nos alliances avec l'UNI et la Fage, nous sommes en mesure de faire contrepoids à l'Unef . Nous devons laisser à l'UNI un espace à occuper, même si cela doit être à notre détriment, car nous n'avons pas encore la masse critique pour affronter l'Unef sur un terrain national, alors que l'UNI la possède. L'UNI peut faire diversion et focaliser l'attention de l'Unef et nous permettre de nous installer.»
«Endoctriner suffisamment tôt»
Comment contrer l'influence des «réseaux relationnels» de l'Union des étudiants juifs de France, qui peuvent causer des «préjudices importants»? En jouant sur son soutien public au sionisme et à la politique israélienne, «très impopulaires chez les étudiants de gauche»: «Cela créera un amalgame suffisant pour obliger l'Unef à prendre une attitude distante. Sinon l'Unef se coupera davantage de son électorat et renforcera le vote non musulman, dont nous bénéficions, émanant d'étudiants de gauche et d'extrême gauche. Ce qui permettra du coup de relativiser notre positionnement communautaire, ce qui est impossible à l'UEJF.» Autre observation: «A chaque accusation d'antisémitisme, nous renforçons notre électorat non musulman. L'utilisation abusive de l'accusation d'antisémitisme le banalise et le dépénalise chez les non-musulmans.»
Les «néo-islamistes de Carla Bruni» attribuent à leur lobbying le succès qu'a représenté pour eux le vote à l'université Paris VI de la motion de rupture de la coopération avec les universités israéliennes. C'était «la première action de ce genre»: «Nous essaierons d'appliquer la même tactique sur d'autres campus.»
Le petit groupe tente enfin d'examiner lucidement ses forces et ses faiblesses: «Nous souffrons d'un manque chronique de cadres ayant une formation universitaire de haut niveau. Cette carence réduit notre influence potentielle au sein de la communauté musulmane, alors que nous nous retrouvons dans une conjonction d'événements qui nous sont étonnamment favorables.» Autre faiblesse: «Nos profils manquent de variété. Nous sommes essentiellement des scientifiques. Nous avons peu de littéraires et d'économistes et pratiquement pas de médecins. Cette trop grande spécialisation peut nous être préjudiciable: nous manquons de points de vue venant de gens ayant des formations fondamentalement différentes de la majorité d'entre nous.» Un recrutement plus varié permettrait en outre d'avoir des appuis dans les administrations importantes, notamment «en cadres de catégories B et C, en contact avec du matériel sensible». Mais un avantage existe: «Nous avons énormément de cadres convertis à l'islam depuis quelque temps et ayant gardé leur nom chrétien aptes à s'intégrer en tant que fonctionnaires de catégorie B et C. De plus, des rumeurs de cinquième colonne dans l'administration conduiraient à une possible épuration des postes sensibles de l'administration de ces cadres maghrébins, facilitant l'embauche de nos cadres convertis.»
Pour le moment, la phalange néo-islamiste ne compte pas sur les fonctionnaires de catégorie A: «Leur haut niveau d'études et de culture générale induisent des personnalités extrêmement critiques, conduisant à une laïcité féroce empêchant un recrutement de musulmans maghrébins ou non.» Le remède, à long terme: «Endoctriner suffisamment tôt des jeunes que nous orienterons.»
Autres objectifs: «des agents dormants dans les services de sécurité, fidèles à notre combat»; «une formation militaire poussée - ce qui donnerait de la rigueur à certaines de nos formations, tout en permettant le recrutement de militants dans les hommes de troupe». La clef de l'influence dans la société française? «Des personnes à nous, en prise directe avec les institutions aptes à diriger les décideurs ou, à défaut, leur inculquer une vision favorable à notre cause.» Le programme est en marche.
Dans le FIGARO du 14 août 2005, son correspondant à Londres, Jacques Duplouich, évoque les dernières prises de position percutantes et fondées de Salman Rushdie en faveur d'une réforme de l'Islam.
..........Sans doute « l'islam traditionnel est une vaste institution qui rassemble des millions d'hommes et de femmes tolérants et civilisés », relève Salman Ruslidie. Mais il comprend, aussi, « un grand nombre d'êtres aux idées antédiluviennes sur les droits des femmes, l'homosexualité, la liberté d'expression » et qui affichent «quotidiennement leur antisémitisme ».
Dans le cas de la diaspora musulmane, ces gens-là « se trouvent en décalage par rapport aux cultures chrétienne, athée, hindoue, juive, dans lesquelles ils vivent». Le fondamentalisme islamique s'appuie alors sur un communautarisme religieux et social qui enferme de jeunes fidèles dans un carcan synonyme de « quasi-ségrégation » volontaire. Dans cet environnement, la bigoterie qui privilégie l'identité islamique sur l'identité nationale accentue l'aliénation des fidèles. Elle peut, comme l'ont montré les attentats du 7 juillet à Londres, faire basculer d'aucuns dans la violence djihadiste.
Le dialogue avec les musulmans « modérés », le renforcement de l'arsenal répressif pour endiguer cette dérive seront autant de cautères sur des jambes de bois, estime l'écrivain.
« Ce qu'il faut, c'est rien de moins qu'une Réformation de l'islam. » Une ample révolution spirituelle, « non seulement pour combattre les idéologues du djihad», mais aussi « pour aérer les écoles religieuses empoussiérées et suffocantes des traditionalistes». Il faut « ouvrir en grand les fenêtres de communautés confinées pour laisser entrer l'air frais dont elles ont tant besoin», insiste l'écrivain. La réforme, soutenue par les gouvernements et les responsables des communautés dans le monde musulman et au-delà, exige « un enseignement nouveau » pour remplacer « les diktats et l'étroit dogmatisme » des « islamo-fascistes » qui « enferment l'islam dans leurs certitudes d'acier et leurs absolus éternels».
Vaste programme. Mais Salman Rushdlle est convaincu que le temps est venu de l'émancipation. D'une relecture du Coran, comme d'« un document historique pour l'adapter aux conditions » du monde actuel. « La Reformation islamique commence ici, avec le constat que toutes les idées, même les sacrées, doivent s'adapter aux réalités » de l'évolution des temps. Après tout, « des lois énoncées au VII ème siècle pourraient, enfin, s'accorder aux exigences du XXI ème »
L'appel au schisme moderniste lancé par Salman Rushdie, bien accueilli par les laïcs, n'a pas eu d'écho chez les religieux. ...... Déjà condamné par les clercs de l'islam pour blasphème et apostasie, l'écrivain encourt de nouveau leurs foudres pour la démarche sacrilège consistant à réinterpréter le recueil des Paroles de Dieu «incréées » transmises à Mahomet, « le dernier des envoyés de Dieu». Ils ne sont pas nés, les Calvin et Luther de l'islam prêts à le prendre au mot.
Extraits d'une lettre du Père de Foucauld
(Lettre adressée à René Bazin, de l'Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens, parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917. Source : archives familiales, famille de René Bazin. JESUS CARITAS, Tamanrasset, par Insalah, via Biskra, Algérie.29 juillet 1916.
«.....L'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc,Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens. Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force, mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laics français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.»
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français? «Exceptionnellement, oui. D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains, il y a des accommodements ; avec l'un, celui du medhi (ndlr le mythique Sauveur qui doit venir et convertir le monde à l'Islam ), il n'y en a pas: tout musulman (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi) croit qu'à l'approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse I'engage à subir avec calme son épreuve; "l'asseau pris au piège, qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la liberation", disent-ils; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIème et XVIIème siècles mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France. De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française: comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du medhi» I
NDLR
Depuis l'époque ou le Père de Foucauld a fait cette analyse les intégristes musulmans ont quelque peu adapté leur tactique : à partir du moment où ils ont constaté la faiblesse de l'Occident à leur égard qui a accepté de recevoir chez lui l'Islam avec armes et bagages culturels et religieux, et en plus avec la polygamie, ils ont compris qu'en faisant entrer en masse les populations musulmanes en Europe ils allaient pouvoir avec «le ventre de leurs femmes » comme ils l'ont dit, rapprocher le moment où ils deviendront majoritaires et donc les maitres; ils se sont mis à faire de l'entrisme en Europe et en France, comme un virus envahit une cellule et la désintègre en se nourrissant de sa substance. Certes la majorité des musulmans installés en France, et en Europe, dont beaucoup sont agnostiques, et dont le reste a une pratique religieuse pacifique de base ne participent pas à ce complot à longue échéance...mais ils pourraient basculer dans l'intégrisme avec le prêche virulent d'imams salafistes , wahabites ou autres Frères musulmans politisés (voir sur Internet leur haineuse propagande) dans la mesure où ils se sentiraient frustrés, parce que rejetés comme citoyens de deuxième zone, et auraient tendance alors à resserrer les liens d'un communautarisme d'auto-défense. C'est pourquoi le conseil du Père de Foucauld en 1916, que nous répétons ici, apparait peut-être encore valable pour aujourd'hui ? :
«Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force, mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laics français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.»
Extraits d'un article de François Hauter dans le FIGARO du 23 octobre 2005, qui fait le point sur le rôle des écoles coraniques dans la propagation du terrorisme. Et on devra admettre que c'est à juste titre que le Ministre de l'Intérieur en France travaille à «cadrer et encadrer» mosquées, imams et écoles coraniques dans notre pays.
Il y aurait près de 100 000 écoles coraniques dans les trois pays du sous-continent indien. Toutes ne sont pas extrémistes, mais beaucoup cultivent l'intolérance.
COMMENT LES FONDAMENTALISTES musulmans forment-ils leur idéologie de rejet des autres religions, en vivant dans un univers mental autistique, qui rejette la modernité ?
Le phénomène touche près de 700 millions de croyants dans le monde, et il se reproduit d'abord dans les écoles coraniques (les madrassas), qui n'ont guère évolué dans leur enseignement depuis trois siècles. Pour comprendre cet enseignement qui ferme les esprits, nous avons visité quinze madrassas au Bangladesh et au Pakistan.
Les madrassas existent depuis la naissance de l'islam. Elles font partie du paysage social dans le monde musulman, de l'Indonésie jusqu'au Tchad. Comme nos écoles religieuses en Occident, elles sont aussi diverses que les enseignements qui y sont dispensés. Dans leur immense majorité, ce sont de petites écoles, qui, dans les villages, les bourgs ou les quartiers populaires des grandes villes, accueillent les enfants de familles pauvres ou des orphelins. Ces madrassas sont financées par les commerçants aisés. D'autres grandes madrassas prestigieuses rassemblent jusqu'à 3 000 étudiants. Le ministre pakistanais des Affaires religieuses, Iyaz Ul-Haq (le fils du dictateur Zia Ul-Haq), nous déclare qu'ils sont 1,5 million d'élèves «dans 11 000 madrassas, dont 4 000 délivrent un enseignement moderne (des cours d'anglais, de mathématiques, de géographie). La plupart des élèves sont des orphelins (NDLR : de fait, 15% des effectifs). Les madrassas sont les meilleures ONG du monde !», proclame-t-il.....
Les dirigeants de ces madrassas disent tous les mêmes choses : «Nous n'avons aucun lien avec les partis islamistes !» «L'Islam n'autorise pas le terrorisme, et nous protestons contre ça !»
Cependant
Grâce à l'Arabie saoudite, les écoles coraniques sont devenues les places fortes du fondamentalisme musulman.....
Les non-musulmans, pour le chef de la madrassa (école coranique) Darul Uloom Haqqania, qui appartient à la secte déobandi (des fondamentalistes sunnites), sont des races inférieures. Maulana Sami Ul Haq nous accorde quelques regards méprisants, comme on jette trois miettes à un moineau. Et les juifs, c'est simple, il les hait. Qui sont les humains fréquentables pour lui ? Les gens bien, c'est par exemple «Oussama» (Ben Laden), un homme «très sympathique que Dieu protège» puisque «les Américains n'ont pas encore réussi à le capturer».
Maulana Sami Ul Haq, rigide sous son grand turban, dirige cette école coranique qui accueille trois mille étudiants, sur la route entre Islamabad et Peshawar, d'une poigne de fer. Ses collaborateurs et disciples le contemplent la bouche ouverte, écrasés de respect. Cette école, il en est la seule lumière, le maître absolu.
C'est dans cette madrassa qu'ont été «éduqués» la plupart des hauts responsables talibans, d'un «djihad» à l'autre.Il y eut d'abord la guerre sainte contre les Soviétiques, entre 1979 et 1989. Les Américains fournissaient les missiles sol-air Stinger. Les madrassas offraient la chair à canon, c'est-à-dire les troupes de jeunes gens barbus, ces talibans qui ne connaissaient du monde que les sourates du Coran apprises par coeur.
Aujourd'hui il y a un nouveau djihad
Aujourd'hui dans la région des Pachtounes, à la frontière sauvage entre l'Afghanistan et le Pakistan, c'est pour Washington le retour du boomerang : un autre «djihad» est lancé. Mais cette fois les «infidèles» sont les Américains. «Les Américains, explique Maulana Dami Ul Haq, sont pris comme dans un filet. Leurs problèmes vont empirer, comme au Vietnam : en Afghanistan et en Irak, on n'a jamais accepté les envahisseurs.»
Barbus, pas barbus, tous ici sont impliqués dans cette guerre dont le Zorro est «Oussama», l'homme le plus populaire du monde musulman, comme l'affirment les sondages des journaux pakistanais (le numéro deux est Jacques Chirac).......
Sélim K. est né dans le Constantinois voici quarante ans. Lorsqu'il avait quatre ans, sa famille a immigré en France et s'est installée à Briançon (Hautes-Alpes). Musulman pratiquant, son père, issu d'une lignée de cheikhs, lui a enseigné le Coran. A présent, devenu chrétien, il vénère Marie, Mère de Dieu. Tout a changé pour Sélim lorsque, à la fin de son adolescence, épris d'absolu, il voulut connaître la religion des enfants de leurs voisins et amis, qui étaient des catholiques fervents. L'un d'eux, devenu prêtre par la suite, lui a parlé du christianisme à titre informatif. Quelques mois plus tard, le jeune musulman demandait le baptême, qu'il reçut à l'âge de vingt ans avec son nouveau prénom, Simon-Pierre, après une solide préparation doctrinale... II vit intensément sa foi, une foi qu'il approfondit et nourrit par l'étude amoureuse et sérieuse de l'Histoire sainte...
LE CHRISTIANISME
Ce qui m'a attiré dans le christianisme, c'est la profondeur, qui n'existe pas dans l'islam. Beaucoup de trivialités et d'incohérences me choquaient dans le Coran. Au contraire de l'Évangile, il n'y a pas d'unité dans le Coran. On peut tout interpréter de mille façons selon le lieu et le moment où l'on se trouve. Et puis, les musulmans légitiment les mauvaises actions, la violence, par Dieu; ils ne font pas l'effort de chercher l'objectivité, de tendre vers le haut, car l'Islam ne les y incite pas. L'esprit musulman se compromet avec des erreurs manifestes; il nie la vérité la plus évidente. A mon avis, l'Islam pêche contre l'Esprit. Seuls des mystiques musulmans, tel Ibn Arabi auquel je m'intéresse, ont atteint un profondeur spirituelle grâce au Christ dont ils ont fait le pôle majeur de la religion. Ils ont ainsi pu toucher à l'Amour vertical, transcendant. Ces mystiques sont souvent des chrétiens qui s'ignorent. C'est pourquoi ils dérangent l'Islam. Certains ont même été persécutés.
De plus, le christianisme ennoblit l'homme en poussant au dépassement permanent de soi. Ce désir d'élévation de l'âme ne doit pas être vécu comme une tentative héroïque mais comme un acte d'amour. Certes le Christ est exigeant, mais si on le suit on obtient le repos, la paix intérieure. En fait, tout dans le christianisme prend un goût nouveau. Personnellement, le baptême m'a libéré...
Je rends grâce à Dieu d'avoir été instruit de la foi chrétienne dans la Tradition, car sans cela je n'aurais sans doute pas été attiré par le christianisme, du moins pas avec autant de force. Seule la Tradition a préservé la vérité, et quand on a vécu dans l'erreur, croyez-moi, on aspire à la pleine vérité; la tiédeur nous répugne... La charité impose de toujours dire la vérité, car le mal reste le mal, l'ennemi reste l'ennemi, l'erreur reste l'erreur, même si elle est habillée de vêtements chatoyants... Je constate d'ailleurs que les mots ont perdu leur sens réel. L'usage trop répandu des langues vernaculaires dans la liturgie n'est pas étranger à ces transformations. Les langues mortes ont le mérite de conserver aux mots leur signification immuable. Quant au latin, il est un garant de vérité.
LA MISSION DE L'ÉGLISE EN FRANCE
A vrai dire, je ne comprends pas l'attitude de la France. Fille aînée de l'Église, ayant eu dans son histoire des rapports privilégiés avec les Arabes et les musulmans, accueillant de nombreux musulmans sur son sol, elle néglige de transmettre son précieux héritage spirituel. Beaucoup de chrétiens ne font pas leur devoir de chrétiens. L'Eglise dit aux musulmans : « Vous avez des valeurs, nous devons les respecter ». Certes, mais ces valeurs ne sont qu'humaines, qu'immanentes. Quand je vois l'état des musulmans en France, leur révolte, leur recours à la délinquance, je me dis qu'on ne leur apprend pas à ouvrir leur cœur, à aimer, à tendre vers ce qui libère vraiment. Lorsqu'il vit dans une société islamique, le musulman est encadré, orienté par sa famille, son clan, ce qui l'empêche de dévier. Mais ici, livré à lui-même, il ne sait pas gérer sa liberté car il en ignore le sens véritable. Alors, il se perd. C'est une raison suffisante pour lui inculquer d'authentiques valeurs spirituelles. N'est-ce pas le rôle de l'Église?....
Beaucoup de prêtres ont oublié la finalité de leur mission: annoncer Jésus-Christ. Je me souviens d'une conversation avec une religieuse qui dirigeait une école fréquentée aussi par des musulmans. Par une prétendue charité, elle supprimait la prière chrétienne de la vie scolaire. Donc, elle privait ses élèves d'un bien. L'un de mes neveux, musulman, qui est en pleine dépression mystique, a émis cette remarque terrible après son entretien avec un prêtre: « Les chrétiens possèdent la vérité mais ils ne veulent pas la partager. » Tous ces prêtres et religieux paieront un jour leur démission...... Les musulmans ne se convertiront pas avec des prêtres « tolérants » ou permissifs. Très religieux, assoiffés de Dieu, ils n'adhéreront pas à une foi édulcorée, relativisante...
Je le réaffirme : seule la religion catholique enseigne la vérité qui rend libre. S'en éloigner, c'est se fourvoyer dans les erreurs. On a beaucoup écrit sur les raisons qui ont amené les pays de l'Est à tomber dans le marxisme. Mais il est une raison que peu de politologues ont avancée : il s'agit de l'éloignement que ces pays avaient opéré vis-à-vis de leurs- traditions chrétiennes. Seul, à ma connaissance, un conférencier de Nancy (tchèque et protestant de surcroît) avait soulevé la question.
« Coupez-vous de vos racines, et l'on fait de vous n'importe quoi », avait-il dit! Lorsque le chrétien croit, il ne peut chuter. Mais coupez-le de ses origines divines, et le voilà mûr pour n'importe quelle hérésie...
On doit apprendre aux musulmans d'abord l'Amour surnaturel. L'Islam s'impose par l'épée, admire la force, mais quand il a affaire au cœur, il est dérouté. La charité chrétienne surprend et désarme les musulmans, car l'amour en Dieu, celui qui fait tendre l'autre joue à l'agresseur, celui qui pousse à donner sa vie pour autrui, n'existe pas dans l'Islam. Ensuite, l'humilité, qui est une conception chrétienne. L'Islam, conquérant par nature, ne connaît pas de limite à cet esprit de conquête. II rend la haine pour la haine. C'est pourquoi il est dangereux...
LE DIALOGUE ISLAMO-CHRÉTIEN
II n'y a pas de dialogue islamo-chrétien, et il n'y en aura pas. C'est un leurre car les musulmans, lorsqu'ils font bloc, partent du principe qu'ils possèdent la vérité. Le christianisme ne les intéresse pas et ils ne sont donc pas prêts à discuter religion. En le faisant, ils auraient l'impression de se remettre en cause. De plus, leurs arguments sont puérils, pauvres, pas convaincants. Pourtant, même s'ils ne le savent pas, beaucoup de musulmans attendent la vérité, et c'est à ce niveau des rapports personnels que les prêtres ont un rôle à jouer. S'ils aiment la vérité, ils doivent la faire partager à tout prix; cela devrait être le prolongement naturel de tout chrétien. Et c'est possible lorsque les musulmans ne sont pas soumis à l'emprise de la communauté, comme en France. Croyez-moi, plus d'un musulman vivant ici s'interroge sur le christianisme. Leur apprendre à aimer le vrai Dieu, c'est en cela que devrait consister le dialogue...
Les théologiens chrétiens, qui voient du bon dans le pluralisme religieux... apostasient. Ils accréditent l'hérésie du Coran et ils n'obéissent pas au Christ qui a commandé d'aller enseigner toutes les nations. La Vérité ne se mutile pas, ne se divise pas...
L'ISLAM EST INCOMPATIBLE AVEC LA LAÏCITÉ.
Dans un pays musulman ne pas être gouverné par l'Islam est impossible, inconcevable. II ne peut donc renoncer au pouvoir que tactiquement. Tout est perçu en termes de rapports de forces...
En France, l'Église ne pourra pas persister à se cantonner dans une fonction de type social envers les musulmans. Elle se redressera et évangélisera les musulmans quand leurs excès deviendront insupportables.
Remettre Dieu dans la cité sera l'ultime solution. Les dirigeants politiques, qui auront épuisé toutes les idéologies, en constateront les bienfaits.
Cette avocate iranienne musulmane de 63 ans symbolise la résistance au régime islamique en place à Téhéran. Emprisonnée à plusieurs reprises, elle a reçu en 2003 le prix Nobel de la paix. Elle vit en exil entre les États-Unis et l'Europe. Sa mission : témoigner des souffrances subies par les Iraniens et partager son rêve d'un pays libre et démocratique. Elle a accordé une interview à Luc Balbont, journaliste au "Pélerin", journal hebdomadaire catholique d'une très grande ouverture d'esprit dont nous recommandons vivement la lecture.. Par ailleurs nous avons là la preuve qu'il existe bien deux islams : un Islam modéré tout à fait "soluble" dans notre société occidentale, un Islam que nous devons aider dans sa lutte contre le deuxième Islam abominable qui est terroriste et auquel nous devons faire une guerre inexpiable.
La Rédaction.
Pourquoi n'êtes-vous pas rentrée en Iran en juin 2009, au moment de la réélection du Président Ahmadinejad?
POUR TÉMOIGNER. Partout où je suis invitée, je dénonce les horreurs qui se passent là-bas. Chaque jour des opposants sont arrêtés, emprisonnés, torturés. L'Iran est devenue, en seconde position derrière la Chine, le pays qui prononce le plus de condamnations à mort ( Environ 320 depuis le début 2009, contre 5 000 chaque année en Chine, NDLR).
Des hommes, des femmes mais aussi des mineurs sont pendus chaque jour. C'est pour dire la détresse de mon peuple que je suis restée en occident. Il faut que les gens sachent. J'essaie de mettre ma notoriété au service d'un Iran libre et démocratique qui reste à construire :un pays où les femmes auraient les mêmes droits que les hommes.'
Comment vivez-vous votre exil volontaire?
AU JOUR LE JOUR. Je suis en mouvement constant. Aujourd'hui, je suis en France, à Nantes, demain je repars en Angleterre. Puis je m'envole pour l'Autriche, le Canada. Je me partage entre mes deux filles. L'une vit en Europe, l'autre aux États?Unis. Le reste du temps, je réside à l'hôtel ou alors je suis hébergée par les organisations qui m'invitent. Je ne pourrais pas vivre sereinement dans une maison agréable, alors que mon pays subit la dictature et que mes amis et mes collègues sont emprisonnés.
Des membres de votre famille sont restés en Iran?
MON MARI. Le gouvernement le retient. Maltraité par la police, il a été contraint de m'accuser d'être pro-occidentale, anti-iranienne, violente, et, affirmer que nous n'avions plus aucune vie de couple. Ces aveux ont été montrés en boucle à la télévision d'État. C'est une façon de faire pression sur moi. Quand je souffre trop de la séparation, je pense aux Iraniens restés là bas. Ils souffrent encore plus que moi. Certains sont emprisonnés, comme ma collaboratrice Nargues Mohamadi, arrêtée à son domicile, devant ses jeunes enfants. Ou Zeina Jalalian, une jeune Kurde, condamnée à la pendaison pour avoir manifesté contre le pouvoir. Comparée à elles, je n'ai pas le droit de me plaindre.
Arrivez-vous à maintenir le contact avec vos proches?
OUI, GRÂCE AUX NOUVELLES TECHNOLOGIES, avec des boîtes d'e-mails sécurisées et des numéros de téléphone secrets. La dictature nous oblige à être inventifs.
Vous êtes avocate. Continuez-vous à travailler?
JE DÉFENDS LES LEADERS de la communauté baie, une minorité religieuse persécutée en Iran. Ils sont accusés d'espionnage en faveur des États-Unis et d'Israël. J'ai lu tout le dossier. C'est un mensonge de plus du pouvoir. Il ne tolère pas cette religion, qui a son siège dans la ville d'Haifa, en Israel. En tant que musulmane, je n'adhère ni à leur philosophie ni à leur croyance. Mais j'ai la conviction que chaque personne est libre de choisir sa propre voie spirituelle.
Les chrétiens, qui représentent entre 1 et 2 % de la population iranienne, sont-ils aussi menacés?
S 'ILS ÉVANGÉLISENT, OUI! En Iran, tout prosélyte risque la prison, voire la peine de mort. Un croyant, non musulman, soupçonné de convertir, doit s'attendre à tout.
Moi-même, j'ai défendu des chrétiens jugés pour avoir évangélisé. Nombreux sont les avocats qui, chez nous, refusent ces affaires par peur des représailles.
Vous dites être profondément croyante, que vous apporte la foi?
ELLE ME DONNE la force et l'énergie nécessaires pour m'opposer à la dictature et au mensonge. Dans mon combat, je me sens toujours accompagnée par Quelqu'un. Devant les obstacles, j'ai le sentiment qu'Allah me prend la main pour m'aider à les franchir.
Le port du voile, obligatoire en Iran, est-il compatible avec la liberté que vous défendez?
LA FEMME DOIT ÊTRE LIBRE de porter ou de refuser le voile. Personne ne doit le lui imposer. La foi ne s'exprime pas par une tenue vestimentaire. Le voile intégral, c'est autre chose. Une femme ne doit pas cacher son visage. Même à La Mecque, en pèlerinage, cacher son visage est illicite. Cela n'a aucun sens.
Quel est le quotidien des Iraniens aujourd'hui?
TRÈS DIFFICILE. Les prix des denrées alimentaires sont presque aussi élevés qu'en Europe. Et 95 % de la population souffre de la pénurie. À l'inverse, 5 % d'iraniens, proches du pouvoir, vivent dans un luxe que vous ne soupçonnez même pas. Au nord de Téhéran, dans les quartiers chics, il existe des appartements où vous pouvez garer votre voiture en face de votre appartement... au 15 étage!
Quel est l'Iran dont vous rêvez?
CE SERAIT UN PAYS où les gens jouissent pleinement de la liberté d'expression, où ils peuvent non seulement choisir leur religion, mais aussi en changer. Ils pourraient lire les livres de leur choix, voter pour les personnes qu'ils souhaitent. Ce serait un pays de justice, sans mendiants dans les rues, où la richesse serait distribuée équitablement. Et où les femmes auraient les mêmes droits que les hommes. L'un des plus grands mensonges du pouvoir iranien actuel est d'affirmer que les droits de l'homme sont une invention occidentale inapplicable chez nous. C'est faux! Je me bats pour la reconnaissance de leur universalité.
Parmi l'opposition, existe-t-il une personnalité qui incarne ce projet aujourd'hui?
HÉLAS, NON! En revanche, je crois en cette nouvelle génération qui, malgré la répression, continue de s'opposer à la dictature, et de dénoncer l'injuste réélection du Président. Cette jeunesse, et notamment les femmes, a montré sa maturité politique mais, pour le moment, elle n'a malheureusement pas de leader charismatique.
Vous parlez beaucoup des iraniennes dans vos interventions. Sont-elles l'avenir de l'Iran ?
A l'Université elles forment 63 % de la population étudiante. Elles se regroupent en associations, animent des journaux. Le monde entier les a vues descendre dans la rue pour contester Ahmadinejad en juin dernier. Oui, elles incarnent l'espoir de l'Iran.