Nous continuons à développer notre projet d'aide dans divers domaines à tous ceux qui recherchent des "reperes et des jalons" dans une période troublée, comme celle que nous vivons, où toutes les valeurs sont sans dessus-dessous ; dans ce but nous ouvrons un dossier "spiritualité" à l'intention de ceux qui recherchent souvent avec angoisse le sens de leur existence : d'où venons-nous, où allons-nous et par quel chemin passer ?
Les religions traditionnelles figées dans des spéculations et des pratiques culturelles ou cultuelles dépassées sont désertées, les gourous avec leurs recettes mirobolantes de recherche de pouvoir personnel pullulent, le matérialisme et le mercantilisme ont pris le dessus sur la spiritualité; il n'y a plus de morale, l'égoïsme règne; les âmes sincères et honnêtes ont perdu dans ce brouhaha le bon chemin de leurs ancêtres et ne savent plus comment le retrouver. Et pour aggraver la situation un Islam archaïque et dévoyé cherche à s'imposer dans le monde par une violence aveugle et systématique...
Alors on est en droit de se demander s'il y a vraiment une espérance pour l'avenir ? Nous pensons que oui et c'est cette espérance que nous souhaitons participer à réveiller
Pour ce faire nous commencerons par rappeler la charte spiritualiste fondamentale d'Allan Kardec publiée en 1869 qui englobe toutes les religions est, en quelque sorte, leur dénominateur commun. Cette charte, fidèle au christianisme originel de Jésus, qui a été adoptée depuis près de 150 ans par des personnes privées chaque jour plus nombreuses et par beaucoup d'associations spiritualistes, nous offre la possibilité de comprendre vraiment comment et pourquoi il peut y avoir une véritable espérance.
Puis nous diffuserons des extraits du petit ouvrage de l'un de nos amis "plein d'usage et raison" qui est à la fois un vademecum et un livre de chevet permettant de retrouver par la raison les bons chemins du judeo-christianisme pour pouvoir poursuivre ensuite en toute liberté un voyage personnel serein.
Mais d'entrée, nous conseillons à ceux qui ne se posent pas de questions existentielles, et surtout à ceux qui ne veulent pas s'en poser, de passer leur chemin ! Ce dossier n'est pas pour eux. Quoique...
La Rédaction de Reperes et Jalons
SOMMAIRE
- Le testament spirituel d'Allan Kardec de 1869
- "Sur le Chemin de l'Olivier à la recherche de l'Esprit" de Bernard Lefèvre (150 pages- 15 euros)
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Le Chapelet du Pélerin .... cliquer
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LE TESTAMENT SPIRITUEL d'ALLAN KARDEC
commenté par Jean Prieur
La veille de sa mort survenue le 31 mars 1869, Allan Kardec terminait le numéro d'avril de la Revue spirite.
Or, le dernier texte sorti de sa plume était son testament spirituel. Comme s'il avait pressenti sa fin imminente, il exposait les principes fondamentaux de sa doctrine. Voici donc ces dix-neuf articles qui devaient servir par la suite de points de ralliement aux nombreuses sociétés se réclamant de lui ou l'utilisant sans le nommer
I - L'homme possède une âme ou Esprit, principe intelligent, en qui résident la pensée, la volonté et le sens moral.
Kardec emploie souvent l'adjectif moral. Or, moral et son dérivé moralisant n'ont pas bonne presse aux XXe et XXle siècles même dans les milieux religieux et
pédagogiques. Nos contemporains gémissent sur l'insécurité et la criminalité galopante, sans se rendre compte qu'elles sont le fruit de la loi de cause à effet. Depuis plus de cent ans, l'Occident post-chrétien a mis par terre des structures qui étaient en place depuis le Décalogue et les livres de sagesse égyptiens, depuis Socrate et l'Évangile. Et les naufrageurs s'étonnent du naufrage programmé par leurs soins.
Il - L'Esprit est immortel; le corps seul est périssable. Il n'est que l'enveloppe matérielle.
L'Esprit est l'être principal, préexistant et survivant au corps, qui n'est qu'un accessoire temporaire.
L'Esprit, soit pendant la vie charnelle, soit après l'avoir quittée, est revêtu de ce que j'ai nommé le périsprit par analogie avec le périsperme, ce corps fluidique reproduit la forme du corps matériel.
Fluide est un terme que Kardec affectionne; on préfère aujourd'hui parler de vibrations et de particules. Le corps subtil étant à la fois l'un et l'autre comme la lumière.
Ill - Les Esprits, dégagés du corps charnel, constituent le monde invisible qui nous entoure et au milieu duquel nous vivons.
Les transformations vibratoires produisent des images et des objets aussi réels pour les esprits qui sont eux-mêmes vibrations que le sont les images et les objets terrestres pour les hommes, qui sont matière. Tout est relatif dans chacun de ces deux mondes.
L'informatique capable d'animer des scènes "virtuelles" sur nos écrans, par exemple le Parthénon tel qu'il était au temps de sa splandeur, peut nous donner une idée de la "nature subtile" sans pesanteur du Monde qui sera le nôtre dans le "Pays d'Après".
IV - La mort du corps ne change rien à la nature de l'esprit qui conserve les aptitudes intellectuelles et morales acquises pendant la vie terrestre.
Beaucoup de gens s'imaginent à tort que les esprits une fois libérés sont omnipotents et omniscients.
V - L'esprit porte en lui-même les éléments de son bonheur ou de son malheur; il est heureux ou malheureux en raison du degré de son épuration morale; il souffre de ses propres imperfections dont il subit les conséquences naturelles, sans que la punition soit le fait d'une condamnation spéciale individuelle.
Toujours la loi de cause à effet.
Le malheur de l'homme sur la Terre provient de l'inobservance des lois de Dieu. Quand il conformera ses actes et ses institutions sociales à ces lois, il sera aussi heureux que le comporte sa nature corporelle.
VI - Rien de ce que l'homme acquiert pendant la vie terrestre en connaissances et en perfection morales n'est perdu pour lui. Il est, dans la vie future, ce qu'il s'était fait dans la vie présente.
Ce que l'homme a semé, il le moissonnera disait saint Paul.
VII - Le progrès est la loi universelle; en vertu de cette loi, l'Esprit progresse indéfiniment.
Ô Kardec vous êtes bien un homme du XIXe siècle! Comme Hugo et Michelet vous croyez religieusement au progrès. Moi ce qui me frappe, c'est la régression et le piétinement, le fait qu'on n'avance plus. Le XXe siècle est passé là.
VIII - Les Esprits sont au milieu de nous; ils nous entourent, nous voient, nous entendent et se mêlent, dans une certaine mesure, aux actions des hommes.
IX - Les Esprits n'étant autres que les âmes humaines, on trouve parmi eux tous les degrés de savoir et d'ignorance, de bonté et de perversité qui existent en ce monde.
Quant à nous, les Terrestres, nous attirons les esprits qui nous ressemblent.
X - Le ciel et l'enfer, selon la croyance vulgaire, sont des lieux précis de récompenses et de punitions. Les Esprits portent en eux-mêmes les éléments de leur félicité ou de leurs souffrances, ils sont heureux ou malheureux partout où ils se trouvent. Les mots ciel et enfer ne sont que des figures qui caractérisent un état de proximité ou d'éloignement de Dieu.
Le royaume des cieux est au-dedans de vous disait le Christ, Il aurait pu ajouter: l'enfer aussi.
Il y a pour ainsi dire, autant de degrés parmi les Esprits qu'il y a de nuances dans nos aptitudes intellectuelles et morales. Néanmoins, si l'on considère les caractères les plus tranchés, on peut les grouper en neuf classes ou catégories principales pouvant se subdiviser à l'infini, sans que cette classification ait rien d'absolu.
À mesure que les esprits avancent dans la perfection, ils habitent des mondes de plus en plus avancés physiquement et moralement
C'est sans doute ce qu'entendait Jésus par ces paroles: « Il y a de nombreuses demeures dans la Maison du Père ». Parole invoquée aussi par certains en faveur de la réincarnation et de la pluralité des mondes.
Xl - Les esprits peuvent se manifester aux hommes de diverses manières: par l'inspiration, la parole, la vision, l'écriture, etc.
C'est une erreur de croire que les esprits aient la science infuse; leur savoir, dans l'espace comme sur la Terre, est subordonné à leur degré d'avancement. Il en est qui, sur certaines choses, en savent moins que les hommes. Leurs communications sont en rapport avec leurs connaissances, et, par cela même, ne sauraient être infaillibles. La pensée de l'Esprit peut, en outre, être altérée par le milieu qu'elle traverse pour se manifester.
C'est ce que j'appelle le phénomène de coloration: coloration protestante chez Pierre Monnier, Swedenborg, Pauchard et les messagers anglo-saxons; coloration catholique chez Roland de Jouvenel, Paqui, Arnaud Gourvennec et la plupart des messagers français. Coloration scientifique chez un universitaire, Georges Morrannier (les messagers sont des humains morts qui communiquent avec des vivants depuis le Monde des Esprits ou Hadès- ndlr)
À ceux qui demandent à quoi servent les communications des Esprits, du moment qu'ils n'en savent pas plus que nous, je réponds qu'elles servent d'abord à prouver leur existence et l'immortalité de l'âme. Dans leurs messages, les Esprits nous apprennent où ils sont, ce qu'ils sont, ce qu'ils font. Ils nous expliquent à quelles conditions on est heureux ou malheureux dans la vie future. Les communications servent à détruire les préjugés vulgaires sur la nature et l'état des âmes après la mort.
S'il est un domaine où les préjugés pullulent, c'est bien celui-là. La plupart des gens n'ont dans leur mental que des clichés dès qu'il est question de l'Au-delà qui n'est autre que l'Alpha et Oméga de l'Apocalypse, et le Point Oméga de Teilhard.
XII - Les communications des Esprits sont des opinions personnelles qui ne doivent point être acceptées aveuglément. L'homme ne doit, en aucune circonstance, faire abnégation de son jugement et de son libre arbitre. Ce serait faire preuve d'ignorance et de légèreté d'accepter comme des vérités absolues tout ce qui vient des Esprits ; ils disent ce qu'ils savent ; c'est à nous de soumettre leurs enseignements au contrôle de la logique et de la raison.
XIII - Les manifestations étant la conséquence du contact incessant des Esprits et des hommes, il y en a eu dans tous les temps ; elles sont dans l'ordre des lois de la nature, et n'ont rien de miraculeux quelle que soit la forme sous laquelle elles se présentent. Ces manifestations mettant en rapport le monde matériel et le monde spirituel, tendent à l'élévation de l'homme, en lui prouvant que la terre n'est pour lui ni le commencement, ni la fin de toutes choses, et qu'il a d'autres destinées.
XIV - Les êtres désignés sous le nom d'anges ou de démons ne sont point des créations spéciales, distinctes de l'humanité ; les anges sont des Esprits sortis de l'humanité et qui sont arrivés à la perfection ; les démons sont des Esprits encore imparfaits, mais qui s'amélioreront.
Il serait contraire à la justice et à la bonté de Dieu, d'avoir créé des êtres perpétuellement voués au mal, incapables de revenir au bien, et d'autres, privilégiés, exempts de tout travail pour arriver à la perfection et au bonheur.
Selon le Spiritisme, Dieu n'a de faveurs ni de privilèges pour aucune de ses créatures ; tous les Esprits ont un même point de départ et la même route à parcourir pour arriver, par leur travail, à la perfection et au bonheur. Les uns sont arrivés : ce sont les anges ou purs Esprits ; les autres sont encore en arrière : ce sont les Esprits imparfaits. (Voir la Genèse, chapitres des Anges et des Démons.)
XV - Le Spiritisme n'admet pas les miracles dans le sens théologique du mot, attendu que, selon lui, rien ne s'accomplit en dehors des lois de la nature. Certains faits, en les supposant authentiques, n'ont été réputés miraculeux, que parce qu'on en ignorait les causes naturelles. Le caractère du miracle est d'être exceptionnel et insolite; lorsqu'un fait se reproduit spontanément ou facultativement, c'est qu'il est soumis à une loi, et dès lors ce n'est plus un miracle. Les phénomènes de double vue, d'apparitions, de prescience, de guérisons par l'imposition des mains, et tous les effets désignés sous le nom de manifestations physiques sont dans ce cas. (Voir, pour le développement complet de cette question, la deuxième partie de la Genèse, les Miracles et les prédictions selon le Spiritisme.)
XVI - Toutes les facultés intellectuelles et morales ont leur source dans le principe spirituel, et non dans le principe matériel.
XVII - L'Esprit de l'homme, en s'épurant, tend à se rapprocher de la divinité, principe et fin de toutes choses.
XVIII - L'âme humaine, émanation divine, porte en elle le germe ou principe du bien qui est son but final. À force de persévérance, elle doit triompher des imperfections inhérentes à son état d'infériorité sur la Terre.
XIX - Tout ce qui tend à élever l'homme, à dégager son âme des pesanteurs de la matière, que ce soit sous forme philosophique ou religieuse, est un élément de progrès qui le rapproche du bien, en l'aidant à triompher de ses mauvais instincts.
Toutes les religions conduisent à ce but, par des moyens plus ou moins efficaces et rationnels, selon le degré d'avancement des hommes à l'usage desquels elles ont été faites.
On remarquera que si des chrétiens condamnent le spiritisme, vous, Monsieur Kardec, vous ne condamnez pas le Christianisme! Votre doctrine se présente même comme une synthèse de ses éléments les meilleurs. « Hors de l'Église point de salut! » clamaient les catholiques de votre époque et les intégristes de la nôtre. Et vous, vous répondez: « Point de salut hors de la charité! » Charité, autre nom de l'amour. (Charité,charis, prononcé comme charisme)
Votre testament spirituel se termine ex abrupto sur cet article XIX.
Comme 19 est un chiffre incomplet, je suppose que, soudain submergé par la fatigue, vous n'avez pas eu le temps de composer l'article XX et qu'il était consacré à la réincarnation que condamne Hébreux, IX, 27 : «L'homme meurt une seule fois,(en grec apax) après quoi vient le jugement» Passage capital du Nouveau Testament qui est notre charte Mais ce processus ne vous concernait plus, vous aviez atteint ici-bas le maximum de connaissances spirituelles.
Je suppose même que l'article XXI aurait exposé l'espérance de la vie éternelle, la belle espérance dont parlait déjà Cicéron. Un programme spirituel en 21 points (3X7) me semble dans la ligne de votre pensée pythagoricienne.
Je crois donc être fidèle à votre esprit, dans les deux sens du terme, en ajoutant ces deux articles dus à votre plume classique: l'un est tiré de la Revue Spirite de 1866 et l'autre de la même Revue de 1865.
XX - En inscrivant au frontispice du Spiritisme la foi suprême du Christ, nous avons ouvert la voie du Spiritisme chrétien; nous sommes donc fondé à en développer les principes. Que d'autres puissent mieux faire que nous, nous n'allons pas à l'encontre, car nous n'avons jamais dit: « Hors de nous point de vérité». Nos instructions sont donc pour ceux qui les trouvent bonnes; elles sont acceptées librement; nous traçons une route, la suit qui veut. Nous donnons des conseils à ceux qui nous en demandent, et non à ceux qui croient pouvoir s'en passer. Quant à la suprématie, elle est toute morale, et dans l'adhésion de ceux qui partagent notre manière de voir, nous ne sommes investi d'aucun pouvoir officiel; nous ne nous sommes décerné aucun titre, et le seul que nous prenions avec les partisans de nos idées est celui de frère en croyance. S'ils nous considèrent comme leur chef, c'est par suite de la position que nous donnent nos travaux. Notre position est celle que chacun pouvait prendre avant nous; notre droit, celui qu'a tout le monde de travailler comme il l'entend et de courir la chance du jugement public.
«Nous sommes fondé, nous ne sommes investi (au singulier) d'aucun pouvoir ». Ce « nous » n'est pas de majesté, mais de cette modestie qui vous caractérise.
Par contre, le « nous » du passage suivant est celui de la communauté humaine.
XXI - Notre doctrine change entièrement la manière d'envisager l'avenir. La vie future n'est plus une hypothèse, mais une réalité. L'état des âmes après la mort n'est plus un système, mais un résultat d'observation. Le voile est levé, le monde invisible nous apparaît dans toute sa réalité pratique. Ce ne sont pas les hommes qui l'ont découvert par l'effort d'une conception ingénieuse, ce sont les habitants mêmes de ce monde qui viennent nous décrire leur situation, nous les y voyons dans toutes les phases du bonheur ou du malheur; nous assistons à toutes les péripéties de la vie d'outre?tombe. Là est pour les spirites, la cause du calme avec lequel ils envisagent la mort, de la sérénité de leurs derniers instants. Ce qui les soutient, ce n'est pas seulement l'espérance, c'est la certitude. Ils savent que la vie future n'est que la continuation de la vie présente dans de meilleures conditions, et ils attendent avec la même confiance qu'ils attendent le lever du soleil après une nuit d'orage. Les motifs de cette confiance sont dans les faits dont ils sont témoins, et dans l'accord de ces faits avec les aspirations intimes de l'homme et la logique, la justice et la bonté de Dieu.
Livres de Bernard Lefèvre disponibles à Parasciences-JMG éditions, 8 rue de la mare - 80290 AGNIÈRES, tél 03 22 90 17 28
Les éternelles questions depuis que la conscience d’exister, c'est-à-dire la pensée, s’est implantée chez les hommes beaucoup d’esprits se sont posé, se posent et continueront de se poser toujours les mêmes éternelles questions : D’où venons-nous ? Vers où allons-nous ? Pourquoi ce voyage entre la naissance et la mort sur notre planète? Comment l’accomplir au mieux et en fonction de quels critères de vie ? Quid après la mort terrestre ? Quel est notre degré de liberté ? Y-a-t-il prédestination tant au plan collectif qu'au plan personnel ? Pourquoi le mal existe-t-il ? Pourquoi les injustices flagrantes de la vie où, déjà, dès la naissance les uns ont en partage tout le bonheur possible et d'autres n'ont comme dons que le malheur, et cela sans l'avoir mérité? Y-a-t-il une loterie des destins à la naissance comme si une Fée, tantôt bonne tantôt méchante, penchée sur les berceaux, distribuait avec sa baguette des plans de vie au hasard de son humeur?
Les outils de recherche
Au cours des millénaires de nombreuses réponses divergentes ont été apportées, dont l’Histoire rend compte.
Les outils de recherche auxquels on s'est adressé sont de trois types : la raison pure, l'observation attentive de la nature des choses et la foi aveugle en des révélations prophétiques.
La Raison et les philosophes
En utilisant la raison pure, lovée sur elle-même, une longue théorie de philosophes ont bâti au fil des siècles, en dehors des contingences de toute réalité et sans tenir compte des prophéties, des systèmes de nature spiritualiste ou matérialiste. La liste est longue de toutes les élucubrations laborieusement construites in abstracto depuis la plus haute antiquité jusqu'à l'époque moderne récente. Des générations d'élèves faisant leurs humanités dans le secondaire ou d'étudiants dans le supérieur, savent combien il est pénible et ennuyeux de devoir suivre et comprendre les méandres d'une pensée verbeuse, bistournée et contournée, se développant et se déroulant à travers les siècles, portée par une "langue de bois" peu compréhensible ! Mais finalement pour faire court et en considérant les choses d'une manière elliptique on peut dire que les conclusions ultimes de tous ces penseurs se réduisent à peu de choses :
Les Philosophes matérialistes concluent que "l'Etre" (tout ce qui existe) est matière, depuis toute éternité, que la pensée, une sécrétion du cerveau, est donc issue de la matière, qu'après la mort l'individu se dissout et ses restes biologiques rejoignent le grand pool matériel.
Les autres, les Philosophes spiritualistes, affirment que "l'Etre" est pur esprit, également depuis toute éternité; toutes les âmes individuelles sont donc de nature divine. Mais comme la matière, apparemment, existe bel et bien, certains d'entre eux, monistes purs, prétendent que la matière n'est qu'illusion de l'esprit dont il faut se déprendre grâce à diverses méthodes d'ascèse (yogas); ainsi l'âme pourra-t-elle retourner chez les siens (bouddhisme). Certains autres, dualistes eux, admettent que la Matière existe réellement de toute éternité, en parallèle avec l'Esprit, sous forme d'un chaos organisé tant bien que mal par un "Démiurge", ou deuxième Dieu architecte de l'Univers. Des âmes ont été tentées par l'expérience matérielle pour leur plus grand malheur. Et le but de ces âmes déchues doit-être par l'ascèse de pouvoir réintégrer le Paradis spirituel perdu (platonisme et gnosticisme). Et tant que l'on n'a pas réussi ce retour à la maison de l'Esprit, le "karma" (en quelque sorte une vie ratée) vous oblige à revenir indéfiniment sur terre (éternel retour) jusqu'à ce que vous réussissiez enfin l'examen de passage.
L'observation des scientifiques
Par l’observation des phénomènes naturels, aidée de l’expérimentation, et l'utilisation des réflexions déductives et inductives, les scientifiques depuis l'antiquité, et en particulier dans les deux derniers siècles, ont proposé des modèles de nature matérialiste (la pensée comme sécrétion du cerveau). Les moins sectaires d'entre eux, ne voulant pas tomber dans le piège d'une matière qui serait sortie du néant (inconcevable) rejoignent les philosophes en affirmant que la matière existe de toute éternité et que le "Big Bang" n'est pas un commencement mais un recommencement ("Big Bangs" alternant indéfiniment avec des "Big Crunches"). Quelques uns, comme Yves Coppens, le paléoanthropologue, en arrivent même à reconnaître que le "hasard et la nécessité" ne tiennent vraiment pas la route et qu'il y a dans l'évolution un programme interne directeur qui organise, ordonne et complexifie la matière, sans peut-être se rendre compte que cela implique un panthéisme sous-jacent. Ou bien alors, certains autres, morfondus d'avoir à admettre le concept d'éternité, prétendent hypocritement ne pas vouloir s'intéresser à ce qui précède le Big Bang, qui ne serait pas objet de science. Il n'empêche que des physiciens en découvrant récemment des indices d'une relation entre l'esprit et la matière (la densification progressive de l'énergie et du rayonnement aboutissant à la matière) envisagent d'intégrer désormais dans la science les phénomènes spirituels ( Physique quantique, Gnose de Princeton)
Les Prophétes d'Israël et la scholastique médiévale
Pour leur part les spiritualistes ont tiré argument de la seule révélation divine transmise par le canal de prophètes, et ils ont construit des religions sans se demander comment on passe de l'esprit à la matière. La scolastique médiévale chrétienne (et celle des siècles ultérieurs) a bien essayé d'élaborer une synthèse entre la philosophie antique aristotélicienne et le christianisme sans toutefois parvenir à des résultats probants. Nombre de ces religieux se sont révélés, hélas, au cours de l'Histoire, intransigeants, sectaires et violents et ont voulu imposer leur vérité révélée, soi disant pour le seul bien de l'humanité, en utilisant la coercition et la violence. Par exemple, l'inquisition catholique de jadis ou l'intégrisme musulman d'aujourd'hui... et de toujours.
On pourrait apporter une réponse synthétique
Avec la raison discriminante ouverte des penseurs, les découvertes et conclusions des scientifiques et les témoignages des prophètes et des "messagers de l’invisible" ne serait-il pas possible d’apporter une réponse globale et simple à toutes les questions fondamentales que se posent les hommes angoissés de ne pas comprendre le sens de leur vie? Sous forme non pas d’un syncrétisme où tout s’additionne pour donner satisfaction à tout le monde mais sous celle d’une vision globale, à la recherche du dénominateur commun à toutes les grandes révélations authentiques.
Les révélations - Le christianisme, révélation principale
Je pense qu'il faut accomplir ce travail de recherche en partant des diverses "Révélations", telles qu'elles ont été faites à l'origine, à leur naissance; celles-ci soumises à la discrimination rationnelle et aux données scientifiques pourraient révéler peut-être ce commun dénominateur acceptable par tous.
Par contre, accomplir ce travail de comparaison à partir de l’état actuel très évolué de toutes les religions serait illusoire tellement des principes qui ont pu être simples à l’origine ont donné lieu avec les siècles à des dérives idéologiques de toutes sortes et à la multiplication de concepts de plus en plus en plus divergents. Surtout lorsqu’interfèrent pour compliquer les choses, les migrations, les cultures, les traditions, les guerres de conquête, les événements historiques.
A titre d’exemple le christianisme à son origine était d’une pureté et d’une limpidité à la portée de chacun, même des plus simples. Avec les siècles on a assisté à une évolution intellectualisante et à des pollutions successives par des discussions byzantines infinies, ponctuées de schismes, de violences et de morts, pour exploser in fine en un bouquet d’Églises, de sectes ennemies les unes des autres. Bref, on est bien obligé de constater qu'il y a pas mal de distance aujourd'hui entre la vision originale de Jésus et les constructions faites par la suite au nom et à propos de Jésus ! On peut en dire d’ailleurs autant de toutes les autres religions, qu’elles soient nées en Inde, en Iran, en Chine, en Egypte ou au Moyen Orient. Et pour donner un autre exemple : qu'y-a-t-il de commun entre le petit noyau doctrinal inspiré du Coran et ce qu'en ont fait par la suite Muhammad lui-même par ses propres commentaires et les terroristes sanguinaires d'Allah ?
Que peut dire la science ? En particulier les théories quantiques ?
Par ailleurs la science, en aboutissant à des conclusions de plus en plus intégrantes, pourrait déboucher sur une cohérence unificatrice entre matière et esprit à condition de ne pas se cantonner dans le seul domaine de la matière et de renouer des liens avec la métaphysique.
Vision globale sur le destin et la mission de l'Homme
Est-il possible de rassembler les philosophes, les scientifiques et les religieux pour expliquer en une vision
unique le destin et la mission de l’Homme? Je pense que c'est réalisable au seuil du troisième millénaire surtout si l’on arrive à considérer les choses avec objectivité d’un point de vue généraliste et global le plus élevé possible. En s’intéressant davantage aux concepts originaux qu’à la forme dénaturée qu’ils ont pu prendre en s’insérant dans la vie courante au fil du temps ?
En tant que chrétien, non pratiquant, et que Français rationaliste, cartésien, mais ouvert cependant au mysticisme et partisan convaincu du nécessaire mariage entre "la tradition et le progrès" je choisis de partir dans cette recherche en me plaçant tout là haut près de Sirius avec comme seul plan à développer et meubler, le "Notre Père" enseigné par Jésus.
Le Notre Père sera le canevas de notre recherche
Car cette prière qui, avec la résurrection de Jésus et l'eucharistie, a fondé le christianisme, offre une trame, un canevas à la réflexion et à la méditation en générant des réponses à toutes les questions que nous pouvons nous poser, chemin faisant. Tout y est dit ou suggéré. Il ne reste plus qu'à recueillir les fruits d'une méditation qui, plus ou moins vite, permet de capter des inspirations venues d'ailleurs. Appelons les : idées surgies de l'inconscient, intuitions, "voiceles voice" ou conseils du "daïmon" (ange gardien ou guide spirituel) comme disait Socrate qui écoutait beaucoup sa voix intérieure avant de parler. Peu importe. Je pense qu’il faut que l’expression écrite de cette réflexion et le discours qui l'accompagne soient simples, directs, brefs, sans développements savants, sans langue de bois scientifique, philosophique, ou religieuse afin qu’ils puissent être compris par tout le monde et surtout par les jeunes esprits et les gens simples...Comme l’a si bien suggéré Newton...
Références à la Bible et aux dires des Témoins de l'Invisible
Durant cette quête je me référerai, avec éventuellement des renvois en annexe, aux données scientifiques les plus modernes, à la Torah de l’Ancien Testament, aux Évangiles, en particulier celui de Jean, aux Actes des Apôtres, à l’Apocalypse, à quelques apocryphes comme l'Évangile de Thomas, aux diverses révélations d'Asie, d'Afrique et du Moyen Orient comme le Coran et.... aussi aux nombreux messages, ô combien précieux, venus de l’au-delà par le canal de "témoins de l'invisible" crédibles qui sont en quelque sorte les petits prophètes de l’époque moderne. Ce sont des humains religieux ou laïcs, passés de l'autre côté, qui ont eu vocation à faire connaître "la vie d'après" grâce au truchement de médiums et en particulier l'écriture automatique
Je m'appuierai beaucoup sur les thèses de Jean Prieur, "ce chercheur d'éternité" (Jean-Marie Grandsire), dont l'œuvre immense et vulgarisatrice, téléguidée sans nul doute depuis l'au-delà, a fait avancer à grands pas cette synthèse spirituelle à laquelle le monde aspire et dont le dit monde (qu'il n'est pas question de mépriser) a besoin pour ne pas disparaître sous les coups de boutoir des forces négatives.
Une recherche à la portée de compréhension de "Monsieur-tout-le-monde"
Il ne s'agit aucunement de réaliser un résumé de l'histoire des Religions, un aide-mémoire de métaphysique, une synthèse gnostique "new age", mais tout simplement de faire comprendre aux adolescents, aux étudiants et plus généralement "aux simples en esprit" (les humbles sans aucun orgueil intellectuel), qu'il n'est pas nécessaire d'être un grand érudit pour participer à une recherche spirituelle qui vous apporte avec des réponses raisonnables une Paix profonde.
Je désire m'adresser tout particulièrement aux personnes qui ont se sont éloignées des religions traditionnelles pour différentes raisons, dogmatiques, rituelles, scientifiques ou tout simplement à cause du matérialisme ambiant et de la déchristianisation de l'Occident. Beaucoup de ces personnes éprouvent un manque, un mal être et se sentent confusément orphelines d'un essentiel indéfinissable. Bien entendu il ne s'agit pas de dévoyer les heureux qui possèdent spontanément "la foi du charbonnier" et sont pleins de certitudes inébranlables, mais seulement d'apporter des éléments de réponse à des intellectuels à la fois angoissés et portés, comme Jean Prieur, sur la raison et la logique.
À notre époque une révolution intellectuelle s'est opérée et nombreux sont ceux pour qui une "foi de charbonnier" ne suffit plus. Maintenant "Monsieur-tout-le-monde" se refuse à tout accepter parce qu'une autorité ecclésiale l'a proclamé; aujourd'hui on veut essayer de comprendre.. La Foi et la Raison, la Religion et la Science ne sont pas nécessairement ennemies. Si le cœur et la foi comptent beaucoup pour certains, pour d'autres c'est la raison !
Cet essai ne prétend que répondre simplement à des questions que l'on évite habituellement de poser mais que des amis m'ont néanmoins posées. Il ouvre des pistes de réflexion avec des esquisses de réponse qui pourront être approfondies par la méditation et la prière.
Recension de Bernard Blandre
directeur de la Revue "Mouvements Religieux"
Le docteur Bernard Lefèvre se présente comme un croyant non pratiquant, un français rationaliste, un cartésien ouvert au mysticisme et un partisan du mariage entre la tradition et le progrès. La réflexion qu’il développe dans Sur le chemin de l’olivier s’appuie sur des sources divines : la Bible (notamment le « Notre Père »), des écrits anciens tels que la Didakhé de l’Eglise primitive ou L’évangile selon Thomas, mais aussi le Livre d’Urantia, une cosmologie publiée pour la première fois en 1955, et divers auteurs contemporains parmi lesquels Jean Prieur, dont B. Lefèvre a suivi les recherches depuis 40 ans.
La méthode Lefèvre
La méthode empruntée par Bernard Lefèvre a pour but de chercher des réponses globales aux questions fondamentales que se pose l’Humanité.
Pour cela, il propose de rechercher le dénominateur commun aux grandes révélations authentiques en partant des révélations telles qu’elles ont été données à l’origine et non de l’état actuel évolué des religions en raison de leurs dérives idéologiques et de leurs concepts de plus en plus divergents. Ces révélations, il les soumet à la discrimination rationnelle et aux données de la science moderne : la science pourrait déboucher sur une cohérence unificatrice entre la matière et l’esprit si elle ne se cantonne pas dans le seul domaine de la matière et si elle renoue des liens avec la métaphysique.
Tout cela, B. Lefèvre l’étudie avec l’appui des messages venus de l’au-delà par le canal des « témoins de l’invisible » (expression reprise d’un autre titre de Prieur), reçus par le truchement des médiums. Il dit bénéficier aussi des idées surgies de l’inconscient, les intuitions et les conseils de son daïmon personnel, en quelque sorte son ange gardien.
Le résultat de sa recherche aboutit à un credo minimum de base. Il est d’inspiration chrétienne parce que le christianisme est la dernière alliance indiscutable entre l’Homme et Dieu. Sur ce fondement, il sera possible de développer un œcuménisme qui pourra intégrer l’hindouisme, le bouddhisme et le judaïsme. Par contre, B. Lefèvre est beaucoup plus sceptique pour ce qui concerne l’islam.
Dans le livre et notamment une annexe, B. Lefèvre développe une critique implacable de l’islam dont il met en cause les traditions ajoutées, le comportement violent et vindicatif du prophète Mahomet qui a dénaturé la révélation initiale. A l’exception du soufisme, l’évolution de l’islam est téléguidée par les puissances lucifériennes. C’est l’islam lui-même, et non une dérive extrémiste, qui est violent et liberticide. Il utilise la violence contre les peuples considérés comme mécréants, les critiques et les apostats. Parce que considéré comme intangible, le Coran bloque toute possibilité d’évolution. La charia est inadaptée à notre époque. La femme, les autres croyants monothéistes sont traités comme des inférieurs. L’islam est actuellement incapable de se réformer : d’une part les versets sur lesquels les musulmans modérés s’appuient pour essayer de le faire évoluer sont abrogés par d’autres versets plus récents. D’autre part, il n’existe pas de grande structure hiérarchique musulmane qui pourrait diriger cette évolution ; au contraire le foisonnement anarchique d’imams auto proclamés, d’associations et d’écoles théologiques ou juridiques est un facteur de blocage. Parce qu’inadapté à notre siècle, l’islam a pour destin de dépérir. C’est quand il sera bien affaibli que les musulmans modérés pourront commencer à le transformer.
En quoi consiste la vision globale présentée par Bernard Lefèvre ?
Progression de la révélation
La révélation a été progressivement donnée par l’intermédiaire d’Abraham et des patriarches, puis du pharaon Akhenaton, de Zoroastre, de Moïse et des rédacteurs de la Torah. Les livres bibliques sont inspirés comme certains passages du Coran, mais ce dernier livre ne contient que quelques perles parmi un tissu de banalités et d’aberrations. Les livres inspirés sont adaptés au public des époques lors desquelles ils ont été rédigés et il ne faut donc pas en attendre des précisions scientifiques même si la Genèse est compatible avec l’évolution scientifique moderne ; la majeure partie des textes bibliques sont des chroniques tribales. Le Nouveau testament a une densité d’inspiration supérieure à celle de l’ancien, notamment les évangiles et l’Apocalypse. Mais les Actes des apôtres contiennent des manipulations hagiographiques.
Après Jésus sur lequel nous reviendrons, des voyants crédibles sont entrés en communication avec l’au-delà à partir du XIXème siècle, au moyen de l’écriture automatique notamment ; ils aident à comprendre et admettre les changements à apporter aux ajouts humains correspondant à des moments culturels devenus obsolètes, incompatibles avec les connaissances modernes et l’enseignement de Jésus.
Dieu
Dieu ne peut qu’avoir existé de toute éternité, sinon son existence aurait été précédée d’un néant dont rien ne peut sortir.
Il est le Je Suis, l’Etre, ou l’Etant, l’Etre suprême, l’Absolu, le Soi suprême, Brahma, Tao (Energie primordiale), et aussi le Père Eternel parce qu’il a voulu la création. Il est omnipotent, omniscient et omniprésent. Il est le Tout, donc il est impersonnel.
Dieu n’est pas le potentat oriental guerrier que présentent les prophètes juifs. Il ne s’intéresse pas qu’à Israël, mais à toute l’humanité. C’est un Dieu universel, Dieu d’amour, charitable, dont la pédagogie est mise en œuvre par l’intermédiaire des prophètes et les apparitions mariales, ou directement quand il s’adresse aux âmes mystiques.
Il est le Créateur.
La dualité d’entités divine
Au début de la création, Dieu a créé une dualité d’entités divine qui lui sont consubstantielles mais personnalisées. Chacune a une mission spécifique ; ils sont le Père lui-même dans l’exercice de leurs fonctions réciproques :
-Le Fils (qui n’est pas Jésus) : il est le Inn, l’Etre suprême dans ses contacts et relations avec les créations.
-Le Saint Esprit est le bras qui agit, le moteur énergétique de la création. Il lui revient le lancement des grandes évolutions et de l’illumination. Il est comparable au Iang (l’énergie).
Le processus de la création.
On ne sait pas pourquoi Dieu a jugé utile de créer des univers et des êtres pensants. La création ressemble à un logiciel qui organise l’évolution depuis l’énergie primordiale divine. Le Je Suis émet de la lumière créatrice sous forme d’un programme encore en cours de développement, et dans lequel l’homme scientifique moderne intervient de plus en plus.
L’énergie primordiale est une volonté et une pensée conscientes qui déroulent un plan évolutif cohérent de plus en plus ordonné, perfectionné et complexifié. Le Père éternel créé des entités spirituelles de rangs inférieurs hiérarchisées de plus en plus personnelles et de plus en plus limitées en potentialités. Sous l’autorité du Fils et du Saint Esprit, ces entités interviennent dans la création des univers.
Le Big Bang est la création matérielle de notre univers par la transformation de l’énergie psychique primordiale en matière.
Les entités de deuxième rang
Le Père, le Fils et le Saint Esprit, c’est-à-dire la trinité, ont créé des entités spirituelles de deuxième rang : les archanges (dont Gabriel, Mikhaël, Raphaël) et les anges. C’est avec eux, notamment Gabriel, que les hommes sont en contact quand ce n’est pas directement avec le Fils. S’y ajoutent les anges de chaque nation, l’ange gardien personnel de chaque humain (le daïmon), et aussi les anges de chaque espèce animale.
Le Livre d’Urantia révèle que le Père a aussi créé les ajusteurs ou moniteurs de pensée ; chacun cohabite avec une âme humaine dès le moment de la naissance ou peu après. Ce don de Dieu est la présence divine en chaque homme. L’ange gardien personnel est l’ajusteur de pensée, celui avec lequel il faudra que le corps psychique de l’homme fusionne pour pouvoir entrer au Ciel.
Les entités spirituelles maléfiques
Des entités spirituelles maléfiques sont encadrées par Lucifer. Elles ont eu la volonté d’être des dieux à la place de Dieu et ont créé la forme pensée du mal : Satan, le Diable, qui se nourrit des attentats commis contre les lois divines.
Le Père a émis un premier jugement contre Lucifer et sa suite par l’intermédiaire de l’archange Mikhaël. Ils sont désormais dans une sphère du Hadès (nous reviendrons sur cette notion) d’où ils ne peuvent plus nuire au développement de l’œuvre céleste mais d’où ils peuvent encore agir sur l’esprit des hommes. Leur destin dépendra d’eux : ils se repentiront, ou seront dissous.
Les hommes
Bernard Lefèvre donne une solution au problème suivant : les hommes n’étant pas de la même nature que Dieu, comment peut-il être leur père ?
Voilà l’explication : Dans le Cosmos, tout est vibrations. Les vibrations les plus rapides sont les spirituelles ; les plus lentes sont les matérielles. Il existe un continuum entre l’énergie divine originelle qui a lancé la création et l’univers matériel dont l’homme fait partie. Le Créateur procède par densification progressive de l’énergie. Les hommes sont donc d’une nature différente de celle du Créateur mais portent la marque énergétique de leur origine divine ; c’est la pensée qui rapproche l’homme du Père et le fait à son image.
L’homme possède trois corps :
L’esprit (pneuma, animus), où se situe la partie divine qui est en lui. C’est le soi personnel par le canal duquel se réalise l’entrée dans le Royaume de Dieu. Les voyants auteurs du Livre d’Urantia nomment ce don divin « moniteur de pensée » ou « ajusteur de pensée ». Il est destiné à fusionner avec l’âme-psyché (ou corps psychique) lors du deuxième jugement qui permettra de quitter le Hadès pour accéder au Ciel. Celui qui refuse de s’amender subira le retour de l’ajusteur de pensée dans le pool divin.
Le corps psychique, ou âme (psyché, anima) est le réceptacle cohésif de la personnalité et du vécu terrestre.
Le corps terrestre (soma, corpus) ne survit pas à la mort. Elément matériel de l’homme, il est abandonné comme un vieux vêtement. Il est inutile de lui rendre un culte au cimetière ; il ne ressuscitera pas.
La naissance de l’homo sapiens sapiens est symbolisée par celle du couple Adam-Eve. L’acquisition de la pensée, de la conscience d’exister et de la liberté de pouvoir choisir sa voie ne peut être considérée comme un péché originel ; cela découle au contraire de la volonté de Dieu. L’homme s’est libéré de l’automaticité d’une vie végétative animale dirigée par le Soi suprême pour atteindre la conscience d’avoir des efforts à fournir pour survivre. Le drame est l’oubli progressif du Soi suprême, la perte de contact avec Lui au bénéfice du seul Mental personnel ; l’homme croit alors qu’il est devenu un dieu. Il est pleinement responsable de son destin ; Dieu n’interfère plus directement dans son mécanisme évolutif et ne se limite plus qu’à des intervention ponctuelles en envoyant des anges, en aidant spirituellement les hommes de bonne volonté ou en octroyant des dons et charismes à ceux qui aident leurs prochains. Le mal est compensé par les forces spirituelles positives générées par les hiérarchies du Ciel, par les hommes justes vivant sur terre et par ceux déjà parvenus dans le Hadès. Les êtres positifs s’entraident par des échanges spirituels pour compenser et annuler leur équivalent du mal ; d’où l’importance de la prière.
Par leur comportement, les hommes risquent de détruire la planète.C’est l’effet de la surpopulation, de la surconsommation et de la surproduction. Il en résultée l’effet de serre, la pollution agricole chimique, la déforestation, la prolifération des OGM et la sur-pêche. Il faut comprendre que l’appel à se multiplier sur Terre tel qu’il est transcrit dans la Genèse n’est plus d’actualité ; il correspond à un moment où la Terre n’était pas encore habitée. Il faut désormais une autorégulation volontaire des naissances au moyen de la contraception, tout en évitant les dérives libertaires immorales qu’elle a pu entraîner. C’est la mauvaise gestion de la Terre par l’homme qui provoque les catastrophes. Dieu, qui n’est pas responsable des malheurs, intervient au coup par coup quand on le prie ; il suggère des compensations sociales par l’intermédiaire de ses médiateurs. Il suscite des apparitions mariales, des miracles qui guérissent le corps et l’esprit.
Le péché, c’est la transgression des dix commandements ; cela entraîne des réactions en chaîne, qui ne peuvent s’interrompre qu’avec un retour à leur observance.
La morale naturelle et divine ne s’adresse qu’à la nature humaine. Elle ne concerne pas les chaînes alimentaires qui associent le prédateur et sa proie ; des espèces inadaptées sont éliminées, les dominés sont à la merci des dominants. Les hommes se sont crus autorisés à copier ces lois de la nature, d’où la prédation, le servage, les dictatures, l’élimination des handicapés ou l’avortement. Les hommes ont péché trop longtemps ; ils ont trop longtemps maltraité leur prochain et les animaux.
Depuis la venue de Jésus puis les grandes découvertes scientifiques, on assiste à plus d’humanité dans les relations sociétales et dans le traitement des animaux. On comprendra que les animaux possesseurs d’une petite âme doivent être retirés de notre alimentation.
Jésus
Jésus est le Fils de l’Homme, et non pas le Fils de Dieu. C’était un homme, qui a eu une vie d’homme normale dans une famille normale. Sa mère, Marie, n’était pas la mère de Dieu. Il n’est pas venu sur Terre pour racheter une humanité pécheresse condamnée par un hypothétique péché originel.
Il a été le plus grand des prophètes, chargé d’annoncer la bonne nouvelle à toute l’humanité. Au moment de la transfiguration, il a fusionné son soi personnel avec son âme-psyché et il est en haut de la hiérarchie spirituelle. Il est bien ressuscité, dans un corps psychique. Il est le médiateur entre le Fils éternel et l’humanité, qu’il est chargé de ramener à Dieu.
La vie dans l’au-delà
Ce que l’on appelle la mort est en fait le départ vers le dernier voyage, qui n’est qu’une continuation de la vie dans de nouvelles conditions.
Un premier jugement de la vie écoulée situe l’âme au niveau d’évolution qu’elle mérite d’occuper. Le corps psychique (âme-psyché) devient le nouveau corps du défunt ; c’est une réplique de l’ancien mais constitué d’une matière plus subtile, ressemblant à l’ancien au moment où il était dans la plénitude de ses moyens. Ce corps nouveau passe dans le Hadès. Ce lieu est proche du globe terrestre par la facilité de communication avec lui. On continue d’y vivre dans un état de conscience où l’on a conservé ses qualités intellectuelles et morales et ses vilénies.
Dans le Hadès, le nouveau corps diffère de l’ancien : il n’a plus besoin de se nourrir, de se reproduire, de ressentir l’attraction sexuelle. L’attraction entre individus se fait désormais au niveau de la communauté d’intérêts spirituels, intellectuels, artistiques, scientifiques et techniques. Sinon les autres activités sont semblables à celles de la Terre : il y existe des groupements communautaires pour acquérir des connaissances dans les domaines de l’art, de la musique et de la science et des moyens de perfectionnement moral. Les handicaps intellectuels sont corrigés par des équipes spécialisées de psychothérapeutes. Certaines équipes ont vocation d’entrer en contact avec les médiums de la Terre pour faire savoir qu’il y a une vie après la vie. D’anciens scientifiques aident leurs confrères encore sur Terre à faire progresser leurs recherches ; il en va de même pour les artistes ou les médecins, le tout se faisant par transmission de pensée. Toute pensée se traduit par une action concrète, construire sa maison dans le Hadès par exemple.
Dans les niveaux inférieurs du Hadès, la vie sociale ressemble à celle de la Terre ; on est moins renseigné sur les niveaux supérieurs : rares sont les humains capables d’entrer en contact avec les âmes les plus évoluées, qui de leur coté ont du mal à se faire comprendre par ceux qui pourraient être en relation avec elles.
Il n’existe pas de limbes pour les enfants défunts. Ils sont pris en charge par des équipes d’éducateurs.
Depuis le Hadès, il est possible d’entrer en contact avec des habitants de nombreuses Terres et de nombreux Cosmos.
La vocation de toute âme est de parvenir dans le cercle de l’intimité de Dieu. On peut y accéder après un deuxième et dernier jugement.
Dans le Hadès, on peut être quelqu’un de bien dans un environnement culturel qui permet de côtoyer des âmes semblables. On pourra continuer à progresser pour atteindre de nouvelles étapes d’élévation spirituelle jusqu’au jour où le soi personnel fusionnera avec le corps psychique pour accéder au Ciel.
Dans le Hadès, les salauds se trouveront dans une ambiance sordide en compagnie d’autres salauds ; ils passeront leur temps à s’entre-déchirer et à essayer de nuire en agissant sur le mental des hommes encore sur terre. Mais ce n’est pas l’enfer éternel : ces salauds ont une possibilité de rachat grâce à l’aide de missionnaires (d’ex humains disposés à les aider à s’élever) ou d’anges, et grâce aussi aux prières terrestres émises par les gens de leurs familles, les cercles de prière et les monastères. Ceux qui s’obstineront s’enfonceront jusqu’à la dissolution finale de leur personnalité.
Les suicidés auront des traitement différents selon les circonstances : ceux qui se sont donné la mort pour fuir leurs problèmes les retrouveront dans le Hadès. Ceux qui auront donné leur vie pour autrui seront valorisés lors du premier jugement. Il n’y aura pas de pénalité si l’on abrège les souffrances de malades incurables ; par contre les kamikazes seront sévèrement punis dans l’au-delà.
La réincarnation n’est qu’un phénomène exceptionnel ; elle correspond à des missions spéciales à accomplir sur Terre ; elle concerne le plus souvent une âme qui a beaucoup à se faire pardonner et dont la purification sera facilitée par une nouvelle expérience, douloureuse, sur Terre. Cette réincarnation n’est pas automatique ; elle ne peut qu’être volontaire.
Les mammifères supérieurs dans le Hadès
Les mammifères supérieurs ont de petites âmes ; ils ont de ce fait leur place dans le monde des esprits auprès de leurs maîtres aimants. Ils vivent dans une sphère du Hadès qui leur est propre (contradiction avec ce qui précède ?) et ont perdu leur instinct de prédateur.
Un monde sans fin ?
Bernard Lefèvre estime que le système solaire pourrait disparaître dans quatre milliards d’années, sans trop qu’on sache comment : dilution dans le froid absolu ? Implosion finale ? Coupure de l’énergie émanant du Père ? Quoiqu’il en soit, cela ne sera pas la fin du Hadès, ni du royaume de Dieu.
La vie religieuse
Bernard Lefèvre propose un modèle de vie religieuse.
Il s’agit d’abord d’adhérer au credo minimum. Les croyances et la foi sont un moteur puissant. Mais ce n’est pas l’essentiel. Ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de croire ni reçu la foi pourront en bénéficier dans le Hadès. En tous cas, il est inutile de s’encombrer l’esprit de dogmes et de théologies complexes.
L’altruisme est important : il est nécessaire d’accompagner son cheminement spirituel personnel d’œuvres d’amour et de charité : être parfait dans le travail et les obligations de la vie quotidienne ; aider autrui.
Surtout peut-être, il propose une vie mystique personnelle. Il accorde une énorme importance à la prière, quelles qu’en soient les formes. Sanctifier Dieu, demander un soutien, prier pour les autres. On peut prier Dieu, Jésus, un saint comme par exemple le saint patron. On peut prier Marie autour de laquelle s’est cristallisé un agrégat de forces spirituelles positives et bienfaisantes déjà héritées de l’ancien culte de la déesse-mère.
Il est nécessaire de respecter un code de conduite, que ce soit les commandements de Moïse ou la morale naturelle. Il faut quotidiennement faire son examen de conscience pour faire le point sur ce que la journée a apporté en positif ou en négatif sur l’évolution personnelle.
Un cheminement spirituel en solitaire est difficile. Il est plus facile de progresser en groupe. Bernard Lefèvre suggère de s’agréger à une Eglise authentique, celle dans laquelle on a été élevé par exemple de façon à ne pas se laisser entraîner par une secte, un gourou, un faux prophète du new age ou un vendeur de recettes yogiques : tout ceci est manipulé par les bas fonds du Hadès. A défaut d’appartenance religieuse dès l’enfance, B. Lefèvre propose d’adhérer à l’Eglise catholique romaine : quels que soient les reproches qu’on peut lui adresser, elle a de nombreux avantages : elle est universelle, dirigée par une administration efficace capable de diriger son évolution. Elle est l’Eglise qui a créé le plus de monastères et de congrégations dont la vocation est le dialogue spirituel permanent avec le royaume de Dieu. Elle est la seule en mesure de réunifier les Eglises, le judaïsme et le bouddhisme autour de vérités simples et universelles.
Cela amène à participer à la célébration de l’eucharistie, qui ne doit pas être un culte rendu prioritairement à Jésus. La présence de Jésus durant l’eucharistie est un fait, mais pas systématique : elle est fonction des dons médiumniques de l’officiant et de l’intensité de la foi et des prières de l’assemblée.
On peut avoir besoin de supports pour une vie mystique. Si la représentation du Père est illogique, celle de Jésus, des saints et de Marie est utile de même que les chants et la musique qui favorisent la dévotion populaire pour autant que cela ne tourne pas au spectacle.
Remarques finales
Pour bien apprécier l’originalité de la pensée de Bernard Lefèvre synthétisée ci-dessus, il faudra étudier les ouvrages indiqués en référence dans les quatre pages de bibliographie à la fin de l’ouvrage. On distinguera mieux l’héritage culturel sur lequel il s’est appuyé de ce que lui a appris son daïmon personnel. La simple intervention de ce dernier suffit pour que l’on comprenne que l’ouvrage ici recensé va plus loin qu’un simple assemblage d’éléments puisés ici ou là.
Le livre contient un système de pensée très cohérent,si l’on excepte la petite contradiction apparente entre un passage selon lequel dans le Hadès les animaux seront avec leurs maîtres et un autre qui les place dans un lieu spécifique.
Bernard Lefèvre propose bel et bien un système de croyance dans "Sur le chemin de l’olivier". Mais il ne lui donne qu’une importance relative puisque même sans croyances on pourra progresser dans la vie spirituelle et qu’il ne prône pas la création d’une nouvelle structure religieuse ; au contraire, il invite à adhérer à une Eglise existante, à l’Eglise catholique de préférence.
Il restera à l’Eglise romaine à apprécier la proposition. Cette Eglise repose sur la tradition apostolique et sur la Bible ; or Bernard Lefèvre conseille de ne pas tenir compte de ce qui a été ajouté à la révélation originelle, et il présente nombre de passages bibliques comme obsolètes. Au contraire il ajoute à ses références des ouvrages vraiment non canoniques, tels que l’Evangile selon Thomas et le Livre d’Urantia. Les ouvrages des modernes, notamment ceux de Jean Prieur, ne sont pas d’une grande orthodoxie. Quant à ce qu’apprennent les médiums et le daïmon personnel de l’auteur…
Ce n’est pas le catholicisme qui distingue Jésus du Fils de Dieu, qui nie que Jésus ait sauvé l’humanité du péché originel, qui considère comme dépassée une partie de l’Ancien Testament, qui suggère que d’autres passages soient corrigés avec l’aide des médiums et qui rejette la tradition apostolique comme inutilement surajoutée au message des origines. Malgré le Vatican Bernard Lefèvre fait la promotion de la contraception, voire de l’euthanasie dans les circonstances les plus douloureuses pour les malades en fin de vie. Quant aux conditions pour que Jésus soit réellement présent durant l’eucharistie (et non systématiquement comme l’enseigne l’Eglise), elles ne sont pas sans rappeler celles de la réussite d’une séance de spiritisme.
En fait, plutôt que de catholicisme, il faut identifier l’ésotérisme : en témoignent la volonté de synthétiser plusieurs religions sur la base de l’ensemble des révélations originelles, c’est-à-dire la tradition primordiale, d’ y ajouter les données de la science moderne, et les références aux vibrations et à l’énergie. On remarquera aussi le caractère impersonnel de Dieu et une relativisation des croyances telle qu’il n’est pas jugé nécessaire de rompre avec sa religion d’origine. On verra aussi l’appui sur les médiums, ce qui évoque le spiritisme.
Finalement, ce que cherche surtout l’auteur dans l’Eglise catholique, c’est l’environnement spirituel favorable à une vie mystique. Et ces conditions là, l’Eglise est en mesure de la lui procurer.
On verra plus tard l’impact de cet ouvrage, quasiment auto-édité. Son influence dans le paysage religieux ne tiendra pas qu’à son originalité, mais aussi et peut-être surtout à sa diffusion dans le grand public.
Bernard Blandre
Commentaires de l'auteur
En tout premier lieu je remercie Bernard Blandre, directeur de la Revue Mouvements Religieux (n°346-347 de mars-avril 2009) d'avoir fait un commentaire extrêmement détaillé, objectif et précis de l'ouvrage, et surtout, d'avoir compris le sens de ma démarche. A un petit détail près qu'il accepte volontiers de modifier : il parle de mon livre comme si celui-ci développait une théorie regroupant çà et là dans divers domaines des faits cohérents dans le but de monter un modèle de type scientifique qu'il appelle "mon système". En réalité, l'On m'a demandé d'avoir une vision panoramique d'un monde regardé d'un peu plus haut que du ras des pâquerettes et surtout d'être simple, d'éviter de faire de la littérature avec connotations, rappels historiques, érudition etc. afin d'être accessible à tout le monde... Je me suis donc contenté de regarder globalement les choses et non pas d'aller à la pêche aux seuls faits utiles pour les embrigader dans la construction d'une théorie ainsi que le font les scientifiques.
Il y aurait peut-être un deuxième petit problème à éclaircir concernant la conclusion de Bernard Blandre sur ce livre : il pense que ma démarche se rattache peut-être plus au spiritisme qu'à la foi naturelle du fait que j'accorde beaucoup d'importance aux "Témoins". M'est-il permis de dire que la foi, celle couramment admise, est basée sur les dires des Prophètes qui sont des médiums, des voyants transmettant les messages des archanges qui sont Esprits, c'est-à-dire des entités spirituelles extrêmement élevées?
On est loin du spiritisme quand une âme, devenue Esprit par la mort vient d'arriver dans le Hadès et envoie un message à sa famille par l'intermédiaire d'un medium de grande intégrité morale. On en est encore plus loin lorsqu'un Témoin (en quelque sorte un "chargé de mission", un Esprit déjà très évolué, dicte, à la virgule près, un texte à un parent resté en pleine conscience avec lequel il a déjà des liens affectifs, comme ce dernier le faisait avec un instituteur en classe à l'heure de la dictée.
Dans ces circonstances cela n'a rien à voir avec le spiritisme populaire avec ses séances, ses médiums en transe dans des lieux sombres et tout son appareillage annexe, facilitant les supercheries : guéridon, tentures, oui-ja, magnétophone, téléphone, télé et j'en passe. Dans ces séances spirites mondaines se presse également trop souvent de l'autre côté, la lie des bas étages du Hadès, encore toute imprégnée de ses anciens comportements terrestres de nuisance et désireuse de se payer la tête des gogos en attendant de consentir à faire un jour quelque chose d'utile pour sa propre reconstruction et son salut. C'est à ce niveau que les ivrognes et les violeurs, entre autres, ne pouvant plus vivre leurs vices puisqu'ils n'ont plus de corps physique cherchent à jouir par personnes interposées grâce à la possession d'individus moralement faibles qui se sont laissé aller au jeu dangereux du people-spiritisme. Les Prophètes anciens tout comme les Témoins des temps modernes n'ont rien à voir avec le spiritisme, tel qu'on l'entend couramment, car ils se situent généralement à des niveaux élevés de l'évolution psychique d'où les contacts avec les humains deviennent difficiles et ne restent possibles que par le truchement de médiums de grande élévation spirituelle.
En ce qui me concerne je n'ai tenu compte que des messages de quelques rares Témoins français de notre temps : Pierre, Roland, Paqui, Arnaud.( voir les livres très éclairants de Jean Prieur sur ce sujet : "Cet au-delà qui nous attend" et "Les Témoins de l'Invisible").
Enfin, concernant les animaux qui ont une petite âme capable d'amour et de sacrifice, comme les chiens ou les chats par exemple, et qui vivent dans leur environnement animal spécifique du Hadès, il est tout naturel qu'ils puissent retrouver momentanément et brièvement, les maîtres qu'ils ont aimés et dont ils ont été aimés lorsque ceux-ci les évoquent et les appellent en arrivant à leur tour dans le Hadès. Car comme je l'ai déjà dit, bien que la ségrégation soit la règle, l'Amour pour le prochain entraîne beaucoup d'âmes à passer provisoirement et avec précautions les frontières inférieures, où œuvre Satan, pour porter secours à autrui, consoler, expliquer : c'est-à-dire à sa famille, à ses amis et à tous ceux qui demandent une aide... tout comme les frontières supérieures, afin de recevoir un enseignement spécifique. Mais dans ce dernier cas seulement pour des périodes brèves en raisons de différences d'ordre vibratoire incompatibles entre niveaux supérieurs et inférieurs.
Concernant mes propres références religieuses je dirai, pour que tout soit clair entre nous, que j'appartiens de loin à la mouvance catholique, par tradition familiale, et que je me compare volontiers, toutes choses étant égales, à un Samaritain par rapport à la religion juive d'antan. Éloignement certes, mais pas rupture.
Recension de Madame J.F.A. (Haute Garonne)
………... j'ai lu et relu votre beau livre, et je vais vous dire en toute simplicité ce que j'ai ressenti, en espérant que je vous ai bien compris.
D'abord j'ai admiré la clarté avec laquelle vous exposez votre pensée.
Vous dites tout de suite que vous êtes chrétien non pratiquant et vous ne gardez que la substantifique moelle de notre christianisme.
J'adhère comme vous au Mystère de l'éternité de Dieu, au Mystère de la Création, ainsi qu'à l'évolution de l'esprit humain tout au long des siècles, évolution que vous décrivez si bien.
Vos chapitres 2 et 3 sont très riches et je les ai lu avec beaucoup d'attention. Quel meilleur guide, d'ailleurs que le Notre Père que nous disons si souvent sans avoir jamais fini de l'explorer.
Puis dans votre conclusion vous nous montrer clairement le choix qui nous est proposé puisque Dieu nous a fait libres et responsables de nos actes : nous devons décider si nous sommes capables de cheminer seuls ou s'il est préférable de cheminer en groupe.
Vous avez choisi la première voie et vous êtes assez fort pour ce choix, mais moi j'ai choisi de rester dans le giron de l'Eglise romaine.
Pour moi l'Eglise est pure et sainte : tout ce qu'on lui reproche est le fait des hommes d'église auxquels Dieu l'a confiée et qui ont failli à leur mission.
Vous devez me trouver naïve et vous allez le penser encore plus quand je vous dirai que j'aime aller à la Messe, j'aime prier ensemble, j'aime communier, j'aime faire partie d'un groupe d'étude de la Bible, je n'aime pas me confesser et je ne l'ai pas fait souvent... je l'ai fait dernièrement à Lourdes et j'en ai été très heureuse.
Donc je n'ai aucun problème pour croire que Jésus est à la fois Dieu et Homme, que la Vierge Marie est la Mère de Dieu.
Je crois que la mort est une nouvelle naissance et je me sens tout à fait en communication avec ceux que j'aime et qui sont partis.Mais je me refuse à imaginer ce que sera cette vie future : trop insaisissable pour mon petit cerveau. D'ailleurs en fin de compte, je crois que le Seigneur jugera les hommes à leur poids d'humanité et non à leur poids de religion.
J'ai lu avec admiration et respect votre testament spirituel, j'espère que vous ne m'en voudrez pas de vous dire ou j'en suis à la fin de ma vie..
Merci encore pour votre livre
P.S. votre résumé de l'Islam est superbe. Me permettez vous de le diffusez.?
Commentaires de l'auteur
Nos différences de vision concernant le statut personnel de Jésus, et de la Vierge dans la hiérarchie céleste n'affectent en rien le rôle fondamental et unique que l'un et l'autre pensons qu'ils jouent. Vous êtes davantage axée sur la foi et les certitudes ecclésiales et moi sur la raison...C'est-dire que tout est finalement plus simple pour vous qui n'avez qu'à vous laisser porter par le quiétisme que pour moi qui suis prêt à tout accepter mais à condition que cela reste rationnel. Ce qui engendre des interrogations souvent angoissantes...Vous faites une différence entre l'Eglise (romaine) que vous jugez parfaite et les hommes d'église qui ont pu la dénaturer. Fort bien. Mais l'Eglise romaine actuelle n'est-elle pas le résultat final de toutes les dénaturations successives (dogmatiques, culturelles et cultuelles) provoquées par les hommes d'Eglise au cours des siècles ? Alors ne vaut-il pas mieux se référer à l'Eglise primitive pour l'essentiel, tout en fréquentant l'Eglise actuelle pour participer aux œuvres collectives qui sont bonnes ?
Recension de Monsieur J.F.H. (Algérie)
.......... j'ai pris connaissance de Sur le Chemin de l'Olivier, texte principal et annexes, préface, avant-propos, annexes, ultima verba, bibliographie.
J'aime beaucoup votre propos, votre démarche et me retrouve complètement dans cette sagesse occidentale classique mais modernisée que vous proposez à votre lecteur.
Je trouve dans votre réflexion un bel esprit de synthèse et une belle présentation de vos idées. La fugue sur "tout est vibration" est remarquable pour le littéraire mais scientifique complexé que je suis. "O polemos panta" avais-je appris en grec. Je me sens bien en phase avec vos propos également dans le difficile exposé sur la création évolutive et la liberté de l'homme et je retrouve des accents de François Varillon qui a accompagné la foi de mon adolescence.
Très appréciable également la part que vous faites au monde intermédiaire que j'ai découvert avec curiosité tellement nous avons été mis en garde dans les années 70 contre anges et archanges, même dans les collèges bien catholiques; on n'a jamais osé nous en parler ou jamais su nous laisser envisager la possibilité de ce Hadès qui, même à l'Immaculée Conception de Pau où j'ai fait l'intégralité de ma scolarité de 6 à 17 ans, n'était rien d'autre qu'un concept on ne plus grec et païen désignant le royaume des morts, là où voguait me semble- t-il le nocher Charon. En toute sincérité et en conséquence de ce qui précède le mot Hadès m'a gêné tout au long de votre exposé et j'aimerais lui trouver un remplaçant plus lumineux et attirant pour désigner ce monde intermédiaire sur l'existence duquel vous m'avez ouvert et très fortement intéressé. De même la désignation de Lucifer est gênante pour moi pour les mêmes raisons, définitivement surannée même si je peux accepter l'idée d'une force du mal autonome dans le cadre de la liberté concédée par Dieu. Il me semble que là aussi une nouvelle dénomination, quitte à user d'une périphrase, serait plus moderne. Mais peut être suis je trop marqué par les préventions en vogue pendant mon adolescence et que le jeune d'aujourd'hui que vous prétendez atteindre, pétri d'ambiances médiévales et de fictions en tout genre est plus réceptif que moi, enfant des 30 glorieuses, au Hadès et à Lucifer. Mais encore une fois ce sont essentiellement pour moi des obstacles de terminologie et pas du tout de concept, bien au contraire.
Sur l'analyse et la présentation de l'Islam, complètement en phase avec vous et sans réserve y compris dans les précautions que vous prenez pour ne pas le rejeter en bloc et la peine pour envisager des pistes de réforme.
En conclusion, s'il ne tenait qu'à moi, une fois Hadès et Lucifer rebaptisés, je dirais que ce texte est une contribution lumineuse, rationnelle, accessible et surtout efficace à beaucoup de personnes un minimum cultivées à la recherche de sens.
En ce qui concerne la préface de Jean Prieur elle me semble un peu ésotériquepour introduire votre récit franc et direct et peut dissuader d'avancer dans la lecture du "Chemin de l'Olivier", selon moi, de jeunes et moins jeunes lecteurs. Cependant je tiens à souligner que l'article de Jean Prieur à propos de l'existentialisme croyant m'a beaucoup intéressé.
Je vais entamer une deuxième lecture du Chemin de l'Olivier et me délecter de la place que vous offrez aux animaux dits supérieurs, ce qui a été pour moi un grand réconfort ces jours-ci alors que ma bonne chienne Malina vient de me quitter mercredi dernier après 19 ans d'existence terrestre et 10 ans d'une merveilleuse compagnie près de moi.
Commentaires de l'auteur
Je crois que vous vous trompez à propos de Jean Prieur. Cet écrivain aujourd'hui nonagénaire a été depuis 40 ans une sorte de guide pour moi. C'est le grand défricheur moderne du Hadès. Comme il le reconnaît volontiers, si chez lui le fond est toujours clair et précis, la forme est souvent littéraire (peut-on le reprocher à un professeur de lettres classiques ?); tandis que chez moi, qui suis pragmatique, vulgarisateur et homme de terrain de par ma profession, la forme est plutôt sèche, sans fioritures, car je m'attache davantage à la clarté et à la vérité d'un rapport qu'à l'art littéraire. Mais la clarté et la limpidité, n'est-ce pas aussi une forme d'art? Jean Prieur, du fait des circonstances a été conduit à s’adresser à la société parisienne littéraire de l’entre- deux guerres et moi, en médecin, aux jeunes esprits tourneboulés après mai 1968..., dégoûtés par les bondieuseries d'une Eglise inadaptée et portés aux plus graves dérives. Mais lui, et moi plus modestement, militons pour participer à la taille du diamant de la foi universelle débarrassée de toutes ses gangues culturelles et cultuelles.
En ce qui concerne le Hadès, ou encore Monde des Esprits n’oublions pas que le Nouveau testament en fait souvent mention. C'est la transcription française usuelle du mot grec haïdês, qui signifie "le lieu invisible". Le mot Hadès figure dix fois dans les manuscrits les plus anciens des Écritures grecques chrétiennes (Mt 11,23; 16,18; Lc 10,15; 16,23; Ac 2,27,31 ; Rév 1,18; 6,8; 20,13,14). Un mot approchant: le Purgatoire rappellerait trop la littérature ecclésiastique et celle issue des couvents anciens...Par ailleurs le concept Hadès est plus complet. Il évoque tout à fait le «Royaume» spirituel vivant et évolutif dont parle Jésus et qui se situe entre le Paradis (Plérôme divin du Nouveau Testament) et les Enfers (anéantissement). Nous, les vivants, nous en faisons déjà parti par notre «corps spirituel». Mais nous ne le savons pas. Et ceux qui le savent trouvent le moyen parfois d'y faire quelques petites incursions (voir les Livres des médecins que sont Moody, Kübler-Ross et Charbonier). C'est cela que Jésus évoquait quand il parlait du Royaume et que ses contemporains nourris de Torah arrivaient difficilement à conceptualiser.
L’Apocalypse de Saint Jean décrit parfaitement bien en termes symboliques ce Royaume de luttes spirituelles qui sera le lieu de la dernière grande bataille entre le Bien et le Mal, entre les phalanges de Saint Michel et Marie et les Légions de Satan (personnage qui existe bel et bien) !
En ce qui concerne l’Islam, je pense que c’est en France que pourrait naître un Islam purifié débarrassé de la «charia» et des «hadiths». Du moins je l'espère de tout cœur. Sinon, sans remise à jour importante il est appelé à disparaître.
Recension de Madame et Monsieur G. et A. G... (Bigorre)
…. nous avons lu "Sur le Chemin de l'Olivier" avec beaucoup d'intérêt. Nous avons apprécié la précision, la clarté et la simplicité des réponses que vous donnez aux grandes questions qui devraient se poser à l'homme. Nous avons partagé vos vues sur bien des points:
- la déchristianisation de l'occident et ses conséquences
- les liens qui peuvent exister entre foi et raison, religion et science
- la cohérence entre matière et esprit
- la notion de création évolutive correspondant au plan divin
- Les thèses de Jean Charron
Nous avons la même opinion que vous du "péché originel". Il est vrai que le drame pour l'homme c'est d'avoir oublié qu'il était un enfant de Dieu. Devenu libre et responsable, il doit être digne du don de Dieu. Il est vrai que pour se réaliser, il a des aides, et en particulier son ange personnel, jumeau céleste et compagnon pour l'éternité.
Nous pourrions citer encore bon nombre de passages essentiels : le problème du Mal au cœur de la création, ce que nous savons de l'Après vie, l'importance des monastères, de la prière, de la vie mystique, la nécessaire communion des âmes, l'insuffisance des dogmes et des rites, la loi d'amour et de compassion etc…
Malgré son caractère succinct, votre livre constitue une source de réflexions et de recherches personnelles approfondies en même temps qu'un précieux livre de chevet.
Commentaires de l'auteur
Vous avez parfaitement compris mes intentions et je suis heureux de votre approbation, après avoir ressenti chez quelques uns de mes lecteurs, les plus âgés, une hautaine désapprobation, certainement par incompréhension
Le chapelet est un objet de dévotion constitué de grains ou perles permettant de compter des prières récitées d’une manière répétitive.
Le Rosaire classique est très discursif, il nécessite une grande pratique et une certaine culture religieuse; il n'est pas à la portée de tout le monde. Alors pourquoi ne pas utiliser un chapelet plus court, plus simple et populaire faisant davantage appel au cœur, au colloque et à l'interpellation directe plutôt qu'à des discours d’un autre âge ? Pourquoi ne pas en faire un résumé récapitulatif de ce qu’il est essentiel de savoir pour un Chrétien? C’est à cela que répond le Chapelet du Pèlerin solitaire à la recherche d’un Chemin
Ce chapelet convient à ceux qui se posent des questions sur le sens de leur existence et sur leur devenir après la mort terrestre ou bien encore à ceux qui ont déjà des certitudes mais ont pris pour toutes sortes de raisons, tels des Samaritains, leurs distances avec leur Eglise originelle sans toutefois l’abandonner.
Cependant les athées et agnostiques angoissés devraient essayer sa pratique...Ils seraient étonnés de sa puissance rééquilibrante et de la sérénité qu’il fait naître !
Si l’on peut certes réciter verbalement ce chapelet en communauté ecclésiale ou en groupe de prière on peut plus utilement l’utiliser sous forme de récitation mentale en solitaire tout au long de l’exercice de ses activités quotidiennes, tels le Pèlerin Russe dans son cheminement à travers la steppe ou le Père du Désert dans son ermitage. Il est conseillé au minimum de le réciter dans sa chambre le soir en se couchant et le matin dans le calme si propice à la méditation de cette « aurore aux doigts de rose » que nous a décrite Homère.
La plus grande difficulté à laquelle on est confronté et qu’il faut surmonter au début, c’est que, la prière devenant vite machinale et automatique, l’on risque de s’endormir chemin faisant ou au contraire, l’esprit se déconnectant du sujet principal, on peut avoir tendance à s’évader en allant de réflexion banale en réflexion banale, comme le singe dans la forêt saute sans arrêt de branche en branche.
Pour combattre cette tendance il faut apprendre à fixer son esprit sur le texte que l’on prononce verbalement ou mentalement en mettant derrière les mots tous les développements rationnels et cohérents possibles. C’est pour cela que l’on peut conseiller des thèmes de méditation, correspondant bien entendu au texte, à développer tout au long de l’oraison.Il suffit d’en utiliser quelques uns à tour de rôle.
Ce chapelet est à la portée de tous, car il ne se réfère qu’au seul message originel de Jésus-Christ, lequel est très simple, et il fait abstraction de tout développement dogmatique postérieur ou de tout discours d’un autre âge, peu compréhensible à notre époque.
Voir le livre « Sur le Chemin de l’Olivier » de Bernard Lefèvre - Tome 1 (disponible à Parasciences-JMG éditions, 8 rue de la mare 80290 AGNIÈRES, tél 03 22 90 17 28
jmgeditions@wanadoo.fr - www.parasciences.net
Les Grains du Chapelet
Premier Grain : Le Notre Père de Jésus
Notre Père qui êtes aux Cieux(1), que votre nom soit sanctifié(2), que votre règne vienne, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel(3). Donnez-nous aujourd’hui le pain qui nous est nécessaire.(4),Pardonnez-nous nos offenses comme nous devons nous-mêmes pardonner à ceux qui nous ont offensés(5). Ne nous laissez pas succomber à la tentation(6) mais délivrez-nous du malin(7)
Deuxième grain : Prière au Saint Esprit (8)
O Esprit-Saint, inspirez-moi toujours, ce que je dois penser, ce que je dois dire, comment je dois le dire, ce que je dois taire, ce que je dois écrire, comment je dois agir, ce que je dois faire, pour procurer Votre Gloire, le bien des âmes, et ma propre Sanctification.
Troisième grain : Prière à Jésus à la manière du Pèlerin Russe (9)
Seigneur Jésus-Christ, oint de Dieu
Secourez-moi qui suis pécheur
Quatrième grain : Prière à Marie (10)
Sainte Marie, mère de Jésus
Priez pour nous pauvres pécheurs
Maintenant
Et à l’heure de notre mort
Cinquième grain : Prière à l’Ange Gardien (11)
Merci mon Ange Gardien
Pour tous les bons conseils
Que vous m’avez donnés
Tout au long de ma vie
En m'indiquant la Voie
Sixième grain : Prière aux âmes de l’Au-Delà (12)
O Âmes passées dans l’Au-delà, qui appartenez à mon environnement spirituel familier, je vous remercie pour toute l’attention dont vous m’entourez en me protégeant et en me guidant dans mon évolution terrestre. Pour ma part j’espère participer par mes prières à votre propre cheminement vers la Cité de Dieu
Amen
Thèmes à développer
1- «Notre Père qui êtes aux cieux,»
- Le Ciel ! C’est une image pour comprendre que Dieu et sa création première (les Juges ou Elohim, les Archanges et les Anges etc.) sont d’une autre nature que celle de notre matérialité terrestre : une nature énergétique subtile, comparable, toutes proportions gardées, à un état de conscience.
- Le Ciel c’est également le "Royaume" dont a parlé Jésus! Autrement dit le Hadès (traditionnellement le Purgatoire) ou arrivent les défunts de tous les Mondes habités pour y parachever leur évolution spirituelle soit vers le Haut (le Paradis de Dieu) soit vers le Bas ( les Enfers , antichambre de l’anéantissement final) Dans ce Royaume, chaque humain peut, en la demandant avec foi, compter sur l’aide des âmes qui s’y trouvent (et ne sont pas adeptes de Satan) ainsi que sur celle de Jésus et de Marie, sa Mère, qui en sont les Maîtres...
- Pourquoi Jésus désigne-t-il Dieu sous le vocable de Père, aussi bien pour ce qui le concerne lui-même que pour toutes les créatures ? Parce que Dieu, omniprésent, omnipotent et omniscient est le créateur de tout «ce qui est». C’est ainsi que nous avons en nous une parcelle de l’énergie divine originelle. Notre matérialité n’est qu’une forme dégradée de cette source divine. Dieu et toute la création, même la plus matérielle, ne sont qu’une seule et même réalité dont tous les constituants sont plus ou moins proches de la Source Divine et communiquent entre eux. Dieu est en nous, mais nous ne le savons pas....
- Dieu ne peut qu’exister de toute éternité, car si on niait ce fait cela signifierait que l’on croît qu’avant lui il y avait le néant. Mais du néant comment quelque chose aurait-il pu sortir ? C’est là un mystère inexplicable qu’il faut bien admettre si l’on veut rester cohérent d’un bout à l’autre. Il est trop facile de dire comme beaucoup de scientifiques, en faisant une pirouette : je ne peux m’intéresser qu’à ce qui se passe après le Big-Bang, car tout ce qui est avant est pure fiction et n’est pas objet de science !
2- «Que votre nom soit sanctifié,»
- Trop longtemps Dieu a inspiré la crainte au point que l’on n’osait pas prononcer son nom, Yahweh, et que l’on préférait l’évoquer sous des pseudos, comme El (Aloah, Allah), Adonaï jusqu’à ce que le Christ le révèle au grand jour comme un Dieu d’Amour et de Miséricorde en l’appelant Abba, c’est-à-dire Papa.
- Dieu étant le Tout, à la fois créateur et création, il est impersonnel et il doit en quelque sorte se spécialiser pour devenir fonctionnel. Ainsi agit-il sous la forme du Saint Esprit (l’action, la création) et celle du Fils (la relation avec la création et son organisation). C’est la Sainte Trinité des trois fonctions d’un Dieu unique : le Père qui planifie tout dans l’Eternité, le Saint Esprit qui crée et le Fils qui coordonne et gère... C’est pourquoi le Prophète Jésus, Fils de l'Homme, selon le nom qu'il se donne lui-même, missionnaire du Père pour conduire l'Humanité, a pu être rattaché au Fils Eternel de la Sainte Trinité....
3- «Que votre règne vienne, que votre volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel»
Si le règne et la volonté de Dieu tout puissant ne sont pas encore des réalités, c’est qu’il a voulu que sa création ne soit pas une création de robots mais celle d’Êtres libres, conscients et responsables. Et il faut beaucoup de temps et une très longue évolution à une humanité d’origine animale pour acquérir le sens de la responsabilité et de la conduite juste...
4- «Donnez-nous aujourd’hui le pain qui nous est nécessaire»
Cela ne veut pas dire qu’il faut que le Père continue de nous donner gratuitement tout, la subsistance en plus de l’existence, sous le prétexte qu’il nous a créés. En tant qu’êtres responsables et libres nous devons faire effort nous-mêmes, à la fois pour assumer notre propre existence et aussi pour co-participer au perfectionnement de la création divine en perpétuelle évolution....(«je serai qui je serai» selon la traduction biblique d’André Chouraqui). Mais nous devons surtout faire fructifier la loi d’amour qu’il nous propose par l’intermédiaire de Jésus : «aimez-vous les uns les autres», c’est-à-dire: pensez à autrui, pensez à l’intérêt général avant de penser à votre intérêt personnel. En langage moderne populaire : «jouez collectif, plutôt que perso».
Ce que nous sommes en droit d’espérer de la miséricorde de Dieu, à condition que nous suivions sa loi, ce sont les conditions d’un développement normal équitable et, en cas d’empêchement accidentel matériel du fait des mécanismes automatiques de la vie et de l’évolution avec ses injustices subséquentes, un secours dans l’immédiat et également une aide et une compensation pour récupération dans le Pays d’Après
5- Pardonnez-nous nos offenses comme nous devons pardonner à ceux qui nous ont offensés
Si nous demandons au Père de nous pardonner pour toutes les entorses que nous faisons à sa loi, comment, nous-mêmes, pourrions-nous nous dispenser de pardonner à nos semblables tous leurs manquements à notre égard ?
6- Ne nous laissez pas succomber à la tentation
Le «ne nous induisez pas en tentation» traditionnel apparaît comme totalement inadapté, voire sacrilège ? On conçoit mal, en effet, un Père miséricordieux s’ingéniant à faire trébucher sa créature dans la transgression et le péché ! Car cela est précisément un rôle que s'est arrogé Satan. Et le Père est naturellement là pour nous aider à y résister...dès que nous lui demandons du secours.
7- Mais délivrez-nous du Malin
Satan, selon les Ecritures, est au propre et au figuré cette étoile tombée comme une pierre depuis le Paradis jusque dans les zones infernales où il s’efforce d’attirer et entraîner les créatures de Dieu. Quand les humains en constant progrès spirituel, que ce soit sur Terre ou dans le bas du Hadès, auront cessé de l’écouter et de le suivre, le règne de Satan sur notre Monde sera terminé et l’humanité pourra connaître alors la Cité de Dieu
8 - Prière au Saint-Esprit
Tirée d’un texte du Cardinal Verdier
9 - Appels à Jésus
Ces appels à la manière du Pèlerin Russe ou du Père du Désert sont devenus traditionnels. Quand ils sont récités avec foi, indépendamment de l’ensemble du chapelet, ils s’avèrent très puissants pour résoudre difficultés et doutes. Ils apportent, prononcés mentalement tout au long de l’activité journalière, beaucoup de force et de réconfort.
10 - Appel à Marie
Depuis toujours Marie, par ses interventions fréquentes au cours des siècles, a montré qu’elle était la voie essentielle avec Jésus, sur notre Terre et dans le Pays d’Après, pour rappeler sans cesse la bonne direction du Chemin à ceux qui l’avaient perdu...
11 - Appel à l’Ange Gardien
Ce compagnon angélique, conscience divine permanente du Bien et du Mal, que Dieu accorde à chacun de nous au moment de la naissance pour nous accompagner notre vie durant et avec lequel nous devrons fusionner en entrant dans le Paradis du Père
12- Appel aux âmes du Hadès ( parents, amis, Saints Protecteurs, etc.) dans le cadre de la Communion des Saints.
Une vie très active continue de se manifester dans le Pays d’Après. Les âmes des êtres chers disparus, pour peu que l’on pense à eux, s’intéressent à notre vie et peuvent nous soutenir de leurs conseils en tant qu’Anges Gardiens Auxiliaires. Elles peuvent même entrer en contact avec nous, soit directement et intuitivement, soit par le truchement de l’écriture automatique quand elles trouvent des personnes réceptives à ce genre de communication. Par réciprocité nos pensées dirigées vers elles ainsi que nos prières à leur intention peuvent grandement les aider à progresser vers la Cité du Père.
Cette entr’aide entre le Ciel et la Terre est une source vive inépuisable d’optimisme et d’espérance...